samedi 26 avril 2014

27 Avril : Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation



  
Les chiffres ont été longtemps discutés. Les travaux français concernant les déportés juifs donnent des chiffres vérifiés. Pour la déportation non juive, en 1960, lors de la question des réparations franco-allemandes, la délégation française avait avancé le chiffre de 83 000 déportés français, alors que l’Allemagne avançait, sur la base de ses archives, 95 000 déportés dont 30% auraient été résistants.

Les travaux de l’Institut d’histoire du Temps Présent et du Ministère des Anciens combattants retiennent un chiffre de 141 000 déportés.

-  75 000 environ pour des raisons raciales (2 500 survivants), Il convient d’ajouter 4 000 victimes mortes ou exécutées pendant leur internement en France.
-  66 000 environ pour des raisons diverses dont 42 000 pour faits de résistance (23 000 survivants)

En effet, généralement, on nomme déportés politiques, (en raison de la politique nazie) les déportés qui l’ont été pour raisons non raciales et qui ont ainsi obtenu après-guerre une carte et une indemnisation à ce titre. Parmi eux se trouvent des déportés pour faits de résistance et appartenance à des mouvements qui n’étaient pas forcément "politiques", mais aussi des homosexuels, des raflés, des otages, etc. La carte de déporté politique est donnée aux personnes qui ont subi un internement dans un camp de concentration hors de France pour un motif politique entre 1939 et 1945.

Ahlrich Meyer retient le chiffre de 85 000 déportés (90 000 pour la documentation allemande), mais ajoute qu’aucune enquête précise ne permet de le vérifier actuellement.

Dans une conférence de novembre 2002, Jean Quellien estime le nombre des déportés non raciaux à 85 000 - 90 000, en raison des prisonniers envoyés en prison en Allemagne avant la déportation, des déportés qui étaient déjà en Allemagne au moment de leur déportation (PG, STO). Il s’est appuyé sur l’exploitation récente des dossiers d’archives du Secrétariat aux Anciens Combattants déposées à Caen.

Après plus de cinq années de recherches, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation arrive au nombre de 85 000 déportés partis de France en raison des mesures de répression prises par l’occupant nazi et le régime de Vichy. "86 827 déportés recensés au total, dont 10% de femmes, répartis en :

-  86.048 arrêtés par mesure de répression et envoyés dans le système concentrationnaire nazi,
-  779 déportés arrêtés par mesure de persécution.

Ce recensement inclut des déportés qui ne figurent pas encore dans aucun mémorial français (« demi-juifs » et conjoints d’aryens déportés à Aurigny, Juifs déportés depuis la zone rattachée au Commandement militaire allemand de Bruxelles, Tziganes). C’est pourquoi le titre de l’ouvrage mentionne « et dans certains cas de déportation de persécution ».


Demain matin nous serons à Marseille pour cette cérémonie

jeudi 17 avril 2014

Affaire BOURDOULEIX : courriel de notre avocat



Bonsoir Madame Labbé,

J’ai représenté Notre Route à l’audience de la Cour d’appel d’Angers mardi dernier.

Gilles Bourdouleix était cette fois présent, mais avec moins de public et de journalistes que lors du premier procès. Le maire de Cholet a adopté un profil bas, mais n’a exprimé aucun regret sur ce qu’il a dit.

L’avocat général n’a demandé qu’une amende presque symbolique estimant qu’il ne s’agissait que d’un dérapage. C’est évidemment très décevant. Je ne sais pas ce que décidera la Cour.

J’ai une nouvelle fois plaidé la nécessité que les élus soient exemplaires face à la libération du discours raciste et xénophobe auquel nous assistons.

Comme vous le verrez, le journal Ouest France nous a fait l’honneur de nous citer : http://www.ouest-france.fr/propos-sur-hitler-les-parties-civiles-denoncent-la-gravite-des-propos-2179959.

La décision de la Cour sera rendue le 20 mai prochain. Je vous tiendrai bien naturellement informée.

Bien cordialement.

Benoît Louvet

Justice rendue pour l'affaire Joseph GUERDNER




Il est mort sous le feu d'un gendarme qui n'avait pas été condamné.

Aujourd'hui La Cour Européenne des Droits de l'Homme vient de donner raison à la famille Guerdner en condamnant la France pour ce crime horrible : un semblant de réhabilitation.

http://www.lepoint.fr/societe/la-france-condamnee-a-dedommager-la-famille-d-un-gitan-tue-par-un-gendarme-17-04-2014-1813943_23.php

Il est évident que cela ne ramènera pas Joseph auprès de sa famille mais cela démontre que les gitans ne se laissent plus faire.

Vous remarquerez que les médias télévisés n'en font pas état.

Dans notre blog vous pouvez en faisant une recherche retrouvez tout ce qui concerne cette triste affaire.

Nous tenons également à remercier tous nos amis qui ont apporté un soutien pour la famille afin que la justice leur soit rendue.

jeudi 10 avril 2014

Mengele Ange de la mort à Auschwitz

                                            Pour que JAMAIS PLUS ne cela se reproduise pour personne

mardi 8 avril 2014

vendredi 4 avril 2014

C'était le 4 avril ... 1968 ...





L'intégralité du discours en français

"Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.

Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.

Il est évident aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple Noir un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre pays. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures. C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie. C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale. C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité. C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu. Il serait fatal pour la nation de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

1963 n’est pas une fin, c’est un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de se défouler et qu’il se montrera désormais satisfait, auront un rude réveil, si la nation retourne à son train-train habituel.

Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.

Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ” Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d’indicibles horreurs de la brutalité policière. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes.

Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux Blancs ”. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New-York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduis ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière. Vous avez été les héros de la souffrance créatrice. Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.

Retournez dans le Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Caroline du Sud, retournez en Georgie, retournez en Louisiane, retournez dans les taudis et les ghettos des villes du Nord, sachant que de quelque manière que ce soit cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.

Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.

Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado !
Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !

Mais cela ne suffit pas.

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee !
Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté !

Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”."

dimanche 23 mars 2014

Le deuil frappe encore une fois la grande famille gitane



Oui comme le dit une de mes amies dans son blog : grande famille = grande joie mais aussi grande peine.

Cette nuit un drame s'est produit aux abords de Tarascon (13) lire l'article de LA PROVENCE ci-dessous en cliquant sur le lien

  http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/2803143/.html



C'est l'horreur car cette famille depuis quelques années accumule les pertes parmi sa jeunesse.

Nous leur envoyons nos sincères condoléances et pensons fortement à eux.

Notre accident du mois de septembre nous empêche actuellement de pouvoir nous rendre auprès des familles et le regrettons mais nous savons qui le comprendrons.


mardi 18 mars 2014

Un ancien infirmier présumé du camp d’extermination d’Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale, âgé de 93 ans, a été arrêté dans le nord de l’Allemagne, a indiqué mardi le parquet de Schwerin (nord).



  • Source : http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2014/03/18/allemagne-arrestation-d-un-infirmier-presume-d-auschwitz
Le domicile du retraité, situé près de la ville de Neubrandenburg (nord), a été perquisitionné. Après une visite médicale, le vieillard a été présenté à un juge, puis placé en détention provisoire.
Membre des SS de 1940 à 1944, il est soupçonné d’avoir participé à l’extermination massive des prisonniers, alors qu’il travaillait à Auschwitz en septembre 1944. Le justice s’intéresse à huit transports de détenus arrivés dans le camp en septembre 1944 en provenance de Cadcy (Slovénie), Vienne, Westerbork (Pays-Bas), Lyon, Trieste, Berlin, Stutthof (Alsace) et Kaunas (Lituanie).
Au total, 1 721 personnes furent directement envoyées à leur arrivée dans des chambres à gaz, après avoir été considérées comme inaptes au travail. Le cas de cet ancien infirmier présumé d’Auschwitz avait été transmis au parquet de Schwerin par l’Office central d’enquêtes sur les crimes du national-socialisme de Ludwigsbourg (sud-ouest).
Ce dernier avait annoncé en septembre 2013 avoir bouclé des investigations sur 49 personnes et transférer 30 dossiers aux parquets régionaux allemands. Plus de 6 000 personnes ont travaillé à Auschwitz, où quelque 1,1 million de Juifs, Tziganes, homosexuels ou opposants politiques ont péri dans des chambres à gaz, d’épuisement ou de maladie.
Pendant plus de 60 ans, les tribunaux allemands n’ont jugé que des accusés pour lesquels ils disposaient de preuves directes ou de témoignages. Mais la condamnation de l’apatride d’origine ukrainienne John Demjanjuk à Munich en mai 2011 a fait jurisprudence. Demjanjuk avait été condamné à 5 ans de prison pour participation aux meurtres de 28 000 Juifs, le tribunal ayant établi qu’il était garde au camp de Sobibor, même sans prouver son implication directe dans les crimes.

Cet article est très important et nous avons fait un couper/coller pour plus de facilités.

samedi 15 mars 2014

QUE DIRE OU PENSER




 Le verdict concernant la reconnaissance du génocide RWANDAIS vient de tomber par la condamnation à 25 ans de réclusion d’un ressortissant du RWANDA jugé responsable de 800 000 morts. Que doivent penser les familles des 750 000 victimes tziganes qui ont péri dans les camps de la mort avec la participation effective du gouvernement Français de l’époque.

Sans vouloir passer sous silence ce génocide RWANDAIS, force nous est de constater qu’il parait plus facile de condamner des génocidaires ayant opéré dans des pays ou apparemment la France n’a rien à voir que de reconnaitre sa propre implication dans le génocide des populations tziganes  et attribuer un jour de commémoration propre au devoir de mémoire pour nos populations.

Nous continuons à penser que nos droits au regard des génocides de quelques population que ce soit ne doivent en aucun cas être différent et cela ne peut être qu’en faisant voter une loi portant reconnaissance du génocide tzigane  n’en déplaise notamment à monsieur  BADINTER qui se plait à dire à qui veut l’entendre qu’un génocide ne peut se régler par une loi.  Pourquoi n’a-t-il  pas eu le même langage en ce qui concerne  la Shoa à laquelle certains voudraient nous intégrer  et chose avec quoi nous ne sommes pas d’accord car le génocide qu’ont subi nos populations ne peut plus être passé sous silence c’est le message qu’ont émis les membres du Comité d’Action pour la Reconnaissance du Génocide Tzigane (C.A.R.G.). 

Comité auquel participe toutes les tendances politiques traditionnelles qui se sont engagées dans la bataille pour cette reconnaissance avec à leur tête l’association Notre Route (Amaro Drom) et le parrain de l’association le chanteur Gitan Gérard FERRER pour l’aboutissement de cette reconnaissance. Il reste encore de la place pour ceux qui voudraient nous rejoindre.

mercredi 5 mars 2014

Les triangles dans les camps de la mort



Surveiller de près un aussi immense complexe comprenant des milliers de « Häfltlinge » est impossibles pour les seuls SS; aussi inventent-ils un système diabolique qui leur évite les longs contrôles, les surveillances, les interventions à l’intérieur du camp pour faire respecter l’ordre : il s’agit de diviser pour régner, de dresser les prisonniers les uns contre les autres, donc de les identifier et de les « catégoriser » clairement en créant une hiérarchie de détenus et en confiant la gestion interne du camp et des baraques aux plus vils d’entre eux, avec droit de vie et de mort sur leurs compagnons de misère…

A Auschwitz, outre les tatouages, on distingue les diverses catégories de prisonniers à la couleur du triangle qu'ils portent sur leur « rayé ». Au début, ces triangles sont cousus à part, mais par la suite ils sont peints à côté du numéro sur un morceau de toile rectangulaire. Sur le triangle de couleur variable est inscrite l’initiale du pays d’origine du détenu : « P » pour Pologne, « F » pour France… (Les Allemands ne sont pas concernés).
Les marques des détenus du camp de concentration

      Le « triangle vert » désigne les détenus « criminels professionnels » de droit commun (« Berufsverbrecher » - BV), groupe relativement restreint de prisonniers presque exclusivement de nationalité allemande, qui fournissent l’encadrement direct des prisonniers aux ordres des SS et leurs collaborateurs le plus souvent très zélés : ce sont les fameux «Kapos». Les « verts » deviennent rapidement la terreur des autres prisonniers, profitant un maximum de la fonction que les SS leur confient pour s'installer commodément au camp. Quelques-uns entretiennent des relations assez intimes avec les SS qui occupent des postes importants dans l'appareil de direction du camp (par exemple le SS-Raportführer Gerhard Palitzsch). C'était surtout le cas du groupe des 30 prisonniers allemands de droit commun, emmenés du KL Sachsenhausen le 20 mai 1940 et du groupe suivant de 100 détenus venus du même camp le 29 août 1940. Ces prisonniers accomplissent avec zèle les tâches qu'on leur confie, devenant ainsi l'instrument de l'activité criminelle des SS.

    Le « triangle rouge » désigne les prisonniers politiques victimes de « l'arrestation préventive » (Schutzhäftling). Jusqu'en 1944, c’est la catégorie la plus nombreuse de prisonniers, catégorie dans laquelle dominent les Polonais : résistants, personnes arrêtées sans motif valable, paysans et enfants des environs de Zamosc (fin 1942), habitants de Varsovie amenés après l’insurrection de la ville… lesRusse sont aussi nombreux dans cette catégorie (femmes et enfants de la région de Minsk et Vitebsk en 1943…)

    Rouge est aussi la couleur du clergé catholique, en majorité des prêtres et des religieux polonais. Une grande partie d’entre eux sera transférée dans le « Bolck des prêtres » du camp de Dachau dont peu reviendront.

    Le « triangle noir » désigne une catégorie spéciale, les détenus «asociaux» (« Asoziale » - Aso). La notion « d'asocial » est imprécise et les autorités hitlériennes lui donnent une acception assez large, comme par exemple les prostituées (pour la plupart de nationalité allemande), les Tziganes, les romanichels, les mendiants ou vagabonds, les jeunes en fugue…

    Les Témoins de Jéhovah (« Internationale Bibelforscher Vereinigung » - IBV) sont marqués du « triangle violet ».

    Les « triangles roses » sont les homosexuels. Ils sont relativement peu nombreux mais particulièrement maltraités, car rejetés autant par les SS que par la majorité des autres détenus.... L’homosexualité est d’ailleurs un phénomène assez fréquent parmi les détenus enfermés depuis de longues années, surtout parmi les « droits communs » allemands (BV) qui obligent par la force ou par des promesses les prisonniers qui leur sont subordonnés à leur céder.

    Les prisonniers arrêtés à titre préventif après avoir purgé la peine prononcée par jugement et qui sont envoyés au camp de concentration (« Sicherungsverwahrte » - SV, PSV) portent le « triangle vert » placé sur la base.

    « les prisonniers à rééduquer » (« Erziehungshäftling ») ne sont pas désignés par un triangle, mais uniquement par l'initiale « E » précédant leur numéro d'immatriculation. En principe, leur place n’est pas dans le camp, mais dans un camp spécial « Arbeitserziehungslager – AEL ». Cette instruction ne sera naturellement pas respectée. Ils sont appelés « coqs » à cause de la raie de cheveux qu’on leur laisse sur le haut du crâne pour les identifier immédiatement. Leur sort est particulièrement tragique, et ils sont systématiquement maltraités, de sorte que la majorité d’entre eux meurt avant la fin de leur peine de principe de 56 jours et leur libération. A partir de janvier 1943 ils sont regroupés dans 4 blocks spéciaux à Buna-Monowitz, les femmes étant envoyées à Birkenau dans le camp des femmes.

    Les prisonniers de guerre soviétiques (« Russische Kriegsgefangene » - RKG) sont comptés dans une catégorie à part. Ils sont au départ internés dans 9 blocks du Stammlager, formant un camp à part (« Russisches Kriegsgefangenen Arbeitslager ») ; mais ils dépendent des mêmes autorités et ne bénéficient pas des clauses internationales protégeant les prisonniers de guerre. Ils sont marqués du signe « SU » (« Sowjet Union »), et en fait sont à Auschwitz pour y être « spécialement traités » (Sonderbehandelt »), c’est-à-dire rapidement exécutés. Le 3 septembre 1941, 600 d’entre eux servent de cobayes et sont gazés d’un coup dans la chambre à gaz du « K I »… Et en mars 42 ceux qui sont encore vivants sont transférés à Birkenau.

    Les Juifs constituent à partir de 1943 le groupe le plus nombreux. Ceux qui ne sont pas immédiatement envoyés dans les chambres à gaz dès leur arrivé, c’est-à-dire les rescapés des sélections, « Juifs du travail » sont marqués d'une étoile à six branches faite de la liaison de deux triangles de couleurs différentes : l'un, jaune qui désigne le déporté juif, l'autre de la couleur qui correspond à l'une des catégories citées plus haut. Mi 1944, le « triangle jaune » est remplacé par un « rectangle jaune » placé au-dessus du premier triangle.

    A partir de 1944, une autre catégorie arrive au KZ : celle dite des « travailleurs civils » (« Zivilarbeiter » - ZA), Russes et Polonais qui ne se prêtent pas à la germanisation (« Russen und nichteindeutschungsfähige Polen »). Cette catégorie reste cependant très minoritaire.

    A dater du 12 février 1943, on garde au KL Auschwitz les prisonniers dits « de police » (« Polizeihäftlinge »-PH) car il n'y a plus de place dans la maison d'arrêt de Myslowice d’Oswiecim. Installés tout d'abord à l'étage du Block 2, puis au rez-de-chaussée du Block 11, ils n'ont pas de droit de quitter les locaux qui leur sont assignés. Une fois terminées l'instruction de leur procès et l'audience (qui durent à peine quelques minutes) du Tribunal d'Exception de la Police (Polizei-Standgericht), les sentences de mort sont exécutées sur le champ, et ceux qui sont condamnés à des peines de prison rejoignent l’effectif « normal » du KZ.

    Il existe aussi au KZ Auschwitz quelques détenus dits « privilégiés » (« Bevorzugte Häftlinge ») bénéficiant d’un régime « adouci ». Ainsi Bruno Brodniewicz, criminel allemand de droit commun qui fut pendant des années « chef de camp » ou « Lagerältester ».

    fin 43 les nazis constituent au KZ, parmi les quelques dizaines de prisonniers de nationalité allemande « une garde du camp » (« Lageraufsicht »). Ces prisonniers ont droit à un local séparé et portent un brassard spécial de couleur jaune avec l'inscription « Lageraufsicht ». Ils ont pour tâche de surveiller les brigades de travail des détenus (kommandos). En pratique ils ne jouent pas le rôle prévu car, facilement reconnaissables, dès qu'ils s'approchent, les prisonniers font semblant de travailler à plein rendement.

    Les détenus envoyés en « compagnie disciplinaire » (« Strafkompanie » - SK) portent un signe distinctif supplémentaire : un petit cercle de toile noire porté sur la veste. Parmi eux, ceux qui sont jugés dangereux ou que l'on soupçonne de vouloir s'évader, sont marqués d'un cercle rouge auquel on ajoute les initiales « IL » (« Im Lager » - « au camp ») : ils n’ont pas le droit de quitter l'enceinte du camp. et il faut faire particulièrement attention à eux. La « Strafkompagnie » est l’une des pires, et peu de ceux qui en font partie en réchappent.