samedi 13 mars 2010

Je ne suis pas parfaite, malheureusement je suis comme je suis

Cela fait plus de quinze ans que je me consacre à notre association.


Au départ cela a commencé par la mise en régularité de bons nombres de familles qui n’avaient ni couverture sociale ou le bénéfice des allocations familiales.

Et quand on sait qu’une famille compte environ cinq enfants nés dans différents pays le travail a été ardu. Au fil des jours nous avons même découverts des personnes (jeunes et anciens) qui n’existaient pas aux yeux de l’état-civil. Là il s’agit d’importantes démarches : docteurs, témoins, procureur de l’état-civil, etc. pour la constitution d’un acte de naissance.

D’autre part, dès le début de nos activités nous avons donné des cours de français : parlé, lu et écrit.

Quand beaucoup de familles ont été en règle avec la loi, jusqu’à l’inscription sur les listes électorales nous nous sommes efforcés pour que les enfants aillent à l’école régulièrement. Nous sommes arrivés qu’aujourd’hui ils commencent à les mettre à la maternelle et que les plus grands restent à la cantine. De ce fait l’échange culturel s’en est amélioré.

Les petits dossiers n’étaient plus qu’à suivre donc nous avons décidé d’aborder des dossiers nationaux : les aires de stationnement. Notre association, à plusieurs reprises s’est rendue auprès de Messieurs BESSON, d’OUTRELIGNE etc. Avec d’autres associations pour l’élaboration de la dite loi : LOI BESSON. Loi qui à ce jour n’est pratiquement pas appliquée par les communes concernées.

Mon père, très discret sur ses périodes de déportation, lorsqu’il est tombé malade m’a interpellé sur ces années si tristes. Je décidais alors d’entreprendre un dossier de grande importance : la reconnaissance du génocide des gens du voyage lors de la seconde guerre mondiale.

Recherches, démarches de toutes sortes et demandes auprès d’hommes politiques pour le dépôt d’une proposition de loi. Cela a été fait et à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Ensuite j’ai fait le forcing pour obtenir un rendez-vous à l’Elysée concernant ce dossier si sensible. Tout cela a aboutit.

Maintenant en ce qui concerne les dossiers courants c’est une routine quoique dans certaines administrations à l’arrivée des personnes de notre communauté ils sont négatifs. Alors pour un simple renouvellement de carte vitale nous nous devons d’être présents pour pallier au méandre des papiers administratifs qui pour certains sont encore rébarbatifs.

Notre travail n’est pas toujours des plus simples. Les administrations exigeantes et le « gitan » négligeant. Certaines portes qui restent inexorablement fermées quand il s’agit des gens du voyage, même sédentarisés.

Alors l’exaspération de dossiers ambigus, la mauvaise foi de certaines personnes et mon caractère explosif font que je dis tout haut ce que d’autres pensent tout bas sur certains sujets.

Je suis directe et ma « spontanéité » me porte tort.

Pour ceux qui me connaissent ils savent que je n’ai pas d’arrière pensé, que pour moi le soleil se lève tous les jours pour tout le monde et ils me prennent comme je suis.

Il ne faut pas oublier que nous sommes disponibles sans interruption car le bureau est à mon domicile. Malgré les soucis personnels de toutes natures je me dois d’être disponible puisque nous avons opté sur l’économie en ne prenant pas un bureau externe. Nous travaillons sans aucune subvention ou indemnité de quelque nature soit-elle. Les cotisations par personne et par an sont de 25 € mais ne sont pas réglées par tout le monde.

Nous n'avons jamais remis et ne remettrons jamais en cause la reconnaissance de la Shoah mais nous nous offusquons sur les délais si longs pour la reconnaissance du Samudaripen.

Le fait de ne pas reconnaître des évènements historiques qui ont eu lieu s'appelle du "négationisme".

En ce qui nous concerne nous n'avons jamais nié ni la Shoah, ni le génodice arménien ni les autres tel le Rwanda etc. mais souhaitons l'égalité pour tous. Si pour certains cela s'apparente à du négationisme alors oui nous pouvons être jugé en tant que tel, mais ce n'est absolument pas notre cas.
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