mardi 23 mars 2010

Il meurt brûlé : un enfant gitan de treize ans

Quand l'intolérance tue, ceux qui ont consacré leur vie aux Droits Humains n'éprouvent pas seulement la douleur, mais aussi un sentiment de défaite. Quand la victime de la haine ethnique est un enfant, le sentiment de frustration s'approche de ce qui est insupportable. Les vies sauvées, les tragédies évitées, ne suffisent pas pour éteindre les pleurs. La douleur de quelques-uns croît tellement,qúelle dépasse énormément  la haine de la majorité. "Nous affronterons la violence avec un esprit de paix, l'injustice avec le droit, la cruauté avec la solidarité et ne pas faiblir dans notre persistance. Nous donnerons jusqúà notre dernier soupir pour la vie et pour un monde d'égaux ".


La nuit du  13 mars, un garçon de treize ans est mort brûlé vif dans le règlement de la Voie Novara, un lieu qui est un un exemple clair des persécutions institutionnelles des minorités en Italie. Le programme que les institutions milanaises s'enorgueillissent de mener à bien pour combattre l'indigence et la la marginalisation des rromà de la Voie Novara, se solde, comme toujours, sur un terme impitoyable : "je déloge".

(Alfred Breitman ; EveryOne Group)

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