jeudi 21 février 2013

Le CARGT écrit à Monsieur HOLLANDE



Le 14 JANVIER 2013 le C A R G T  a interpellé Monsieur le Président HOLLANDE concernant la reconnaissance du génocide tzigane.

Vous trouverez ci-dessous le courrier qui lui a été envoyé signé par tous le bureau du C A R G T.







A ce jour nous n’avons reçu aucune réponse.

mercredi 20 février 2013

Que vous soyez puissants ou misérables .....



.... les jugements de cour vous rendrons blancs ou noirs (Jean de La Fontaine  -les animaux malades de la peste-)

S’il est inadmissible de voir des personnes de confessions israélites et en tant que tel se voient insultées, molestées voire plus comme nous l’avons vus concernant monsieur Paul TUBIANA, celui-ci a porté plainte et le quidam insultant s’est vu infligé 4 mois de prisons ferme.

Ce que les médias ont omis de dire c’est à quoi auraient dû être condamné Messieurs Hortefeux, Guéant et Valls, eux qui stigmatisent une ethnie tout simplement. Parce que cette ethnie a eu le tort de naître rom. Nous pensons qu’il faut en tout un peu de mesure et surtout que si  hommes, femmes et enfants juifs ont fait l’objet d’un génocide ignoble, ils n’ont pas été les seuls !

Donc dans le cadre d’une justice digne de ce nom il faudrait juger en son âme et conscience  car si le cœur de la communauté israélite saigne,  le nôtre se trouve dans la même situation  après l’inadmissible geste  de Mérah  entre autre,  le meurtre par un gendarme de joseph Guerdner  à Draguignan,  le jeune Luigi Duquenet à Saint Aignan abattu par un gendarme et combien d’autres… Pour ces cas précités aucune  condamnation ni seulement un blâme.  

La justice à deux vitesses les Rrom connaissent bien.

samedi 9 février 2013

Les Saintes Maries de la Mer et je me ressource





Il fait froid, mistral et tramontane soufflent très fort. Malgré la température basse la Camargue est belle.

Mais quelle tristesse aux Saintes, juste trois boutiques d’ouvertes et tout le reste est fermé. Il nous faut même chercher pour boire un café : où sont nos Saintes Maries d’avant. La municipalité a réussi son tour de force. Nous croisons quelques connaissances qui sont comme nous, dépités de cette situation.






Encore une chance Sara est là, majestueuse dans sa crypte mais elle aussi elle a froid car vu le peu de monde les bougies sont parsemées.

Pour repartir nous passons par Pioch Badet où les flamants se sont réfugiés. 







Avec les travaux dans l’appartement, les rendez-vous les uns derrière les autres et la grippe comme cela fait du bien de respirer l’air de la Camargue.


De retour nous sommes passés aux Gimaux à Arles pour voir nos amis gitans mais nous ne sommes pas restés car ce soir ils jouaient. Bien sûr ils voulaient nous garder mais notre emploi du temps ne nous le permettait pas, une prochaine fois.

dimanche 3 février 2013

Une rue d’ALMERIA porte son nom



 

Moraito de Almeria est issu d’une famille d’artistes gitans d’Andalousie.

Très jeune il a commencé sa vie artistique en accompagnant des grandes célébrités du Flamenco : Antonio MAIRENA, Tia Añica la Piriñica, Manuel Agujetas, etc.

Sa finesse, son amour pour la musique et son envie de liberté l’emmenèrent à découvrir des territoires nouveaux comme la poésie, le théâtre, des projets multiculturels et surtout d’autres styles de musique. Il a été directeur artistique de la DROMA KUMPANIA.

 Ce qui lui a permis de diriger beaucoup de stages de Flamenco un peu partout en Europe.

 Sa voix très « flamenca », profonde et personnelle prend de plus en plus d'efficacité.

Il nous a quittés trop tôt emporté par une mauvaise maladie.

Une rue d’ALMERIA porte son nom et c’est une reconnaissance bien mérité


dimanche 27 janvier 2013

Devoir de mémoire à transmettre aux générations à venir



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Beaucoup de membres de la population des gens du voyage ont péri dans les camps de la mort lors de la seconde guerre mondiale.

Ils sont morts sans trop savoir pourquoi, de ce fait certains sont persuadés d’avoir réussi la conspiration de l’oubli. Pourtant des hommes, femmes, enfants ne demandaient rien si ce n’était que de vivre avec leur us et coutumes.

Ils sont été mutilés, massacrés, les yeux exorbités par la peur mais pensant qu’un jour leurs enfants pourraient continuer à vivre.

Aujourd’hui toutes nos musiques (jazz-manouche, flamenco, musique tzigane) et notre histoire survolée par ceux qui tentent de faire croire à leur savoir et qui pensent ainsi peser encore un peu plus sur cette chape de plomb instaurée sur cette ignominie afin de nous faire admettre que la bête immonde n’avait jamais existé.  Ils voudraient nous persuader que cette monstruosité (le racisme) n’avait jamais vécu et n’avait pas engendrée des monstres tel qu’Hitler et s’imaginent effacer tout cela recouvert par un vent de sable venu du désert. Mais ils sont tombés par dizaines et centaines de milliers : pour mémoire sur les 1 million 750 Rrom qui vivaient en Europe à cette époque, entre 500 000 et 750 000 ont péri dans ces camps de la mort.

Peut-on également oublier que nos fillettes et garçonnets, entre l’âge de 6 et 8 ans étaient stérilisés au même titre que les adultes. Ces stérilisations de masse sont de fait un crime empêchant de « naître gitans ». Ces pratiques tendaient l’extinction de notre race de façon à nous faire rentrer dans la nuit éternelle. La mort les a frappés sans demander leur âge à Ravensbrück, à Auschwitz, Majdanek, Mauthausen,  Chelmno, etc .., ces camps où nos bourreaux nous surnommaient Unten Munchen  (sous hommes).

Nous sommes de ce peuple qui vit sans sépulture  et qui ne se plaint pas, mais qui ne baisse pas la tête sous l’injure et clamons très fort notre volonté de voir reconnu les massacres de nos populations organisés sous le gouvernement du maréchal Pétain en accord avec l’Allemagne hitlérienne.

En 1946 étaient libérés 10 000 derniers tziganes détenus dans des camps. Pourquoi ? Alors que l’armistice avait été signée en 1945, soit un an auparavant.

Nos grands-parents, nos parents nous ont légué une obligation de mémoire et nous le respectons. Que vaudrait ce respect si nous n’inculquions pas ce devoir de mémoire à nos enfants, petits-enfants etc…. Quand nos yeux se fermeront définitivement à eux de continuer à perpétrer ce terrible souvenir non par fierté mais pour veiller à ce que cela ne se reproduise plus jamais car tout homme, même seul, assassiné pour des idées est un génocide.

Il faut que nos jeunes générations puissent vivre en bonne intelligence avec tout le monde, respectant et respectés mais nous leurs disons « Ouvrez bien les yeux les enfants car la bataille n’est pas gagnée ».

Effectivement même dans les milieux politiques il y aura toujours des femmes ou des hommes de droite ou de gauche qui n’ont aucun respect pour leur prochain dès l’instant qu’ils ne seront pas dans leur critère.

Pourtant chers enfants lorsque nous nous coupons, de quelque origine soit-on, notre sang est de la même couleur : Rouge.

A tous nos descendants chéris, nos anciens du fond de leur charnier crient Justice.

Nous avons commencé le travail de reconnaissance c’est à vous nos jeunes de continuer. Il serait inadmissible que nous français depuis 1452 que le gouvernement français ne reconnaisse pas le génocide (Samudaripen) de ses propres enfants.

Cette forme de testament est celui que nous léguons à nos futures générations et ainsi de suite jusqu’à l’aboutissement de cette légitimité par tous moyens légaux.

L’association NOTRE ROUTE qui a eu l’initiative de ces écrits n’en est pas pour autant propriétaire exclusif. Nous ne sommes en aucun cas le berceau unique de la culture gitane. Effectivement il serait souhaitable que l’ensemble des associations Rrom reprenne et diffuse en masse ces écrits.



La Présidente de l’association NOTRE ROUTE
Mme Véronique LABBE dite Abuelita