dimanche 27 avril 2014

Cérémonie Commémoration de la Journée Nationale des Victimes et des Héros de la Déportation



Ce matin nous sommes allés à Marseille au Monument de la Déportation, Place du 23 janvier 1943 (ancienne Place Daviel) dans le 2ème.

Il y avait toutes les autorités, de nombreux dépôts de gerbes dont celui de la communauté des homosexuels à qui nous avions apporté tout notre soutien pour qu'il puisse honorer leurs déportés.
Il a été lu le Message des Déportés ci-dessous : 

"

MESSAGE DES DẺPORTẺS

Pour la Journée nationale du Souvenir de la Déportation

Dimanche 27 avril 2014


En ce jour de recueillement et de souvenir qui marque le 69e anniversaire de la libération des camps de concentration et d'extermination, c'est d'abord à celles et ceux d'entre nous qui ne sont pas rentrés de la terrible épreuve de la déportation que nous voulons penser. Persécutés, pourchassés, arrêtés ou raflés dont des millions d'enfants, tous ont connu les conditions inhumaines des camps, la dégradation de l'être humain et la mort.


Si l'année 1944 fut, en France, celle de la libération du territoire, elle fut aussi celle d'un renforcement et d'une aggravation de la répression et de la déportation marquée par la poursuite des activités meurtrières dans les camps.


L'espoir suscité par le Débarquement de Normandie puis de la Libération de Paris fut estompé par le durcissement et la radicalisation du régime nazi qui ne renonçait à aucun de ses objectifs criminels.
La condition de vie des détenus s'aggrava en 1944 et les chances de survie diminuèrent.


Dans nos sociétés où réapparaissent des actes et propos xénophobes, racistes, antisémites et discriminatoires, les rescapés des camps de la mort rappellent toute l'importance des valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance, qu'ils n'ont eu de cesse de promouvoir et défendre depuis leur retour.


Il appartient aux générations suivantes de préserver ces valeurs qui sont celles de la République.


 Ce message a été rédigé conjointement par :

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (F.M.D)
La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.)
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (F.N.D.I.R P.)
L'Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N A.D.I F.)"
















MA PREMIERE GRANDE JOIE DE MA VIE



C’était un samedi, j’habitais dans le Cher et ce soir-là j’avais mes parents et des amis qui venaient dîner.

Dès le matin je fais mon ménage, je vais faire mes courses pour le repas et aux alentours de 10h00 du matin j’ai des douleurs, mais qu’importe j’ai à faire et pas le temps à penser à moi.

La journée se passe, le repas est prêt (je ne me souviens pas de ce que j’avais préparé) et les invités arrivent : apéritif, repas et moi je souffre de plus en plus  mais je ne m’inquiète pas plus que ça.

La soirée se passe bien (pas trop pour moi qui a mal) et il est maintenant 23 h 15 je range ma cuisine et mon père vient vers moi et me dit : « je n’irais pas me coucher  tant que tu ne seras pas passée par la maternité pour voir si tout va bien ». Et moi de lui répondre : « je dois accoucher vers le 15 mai .. »

Têtu il était et me conduit à la maternité où je vois le docteur qui dit me garder car bébé arrive !

Eh oui à 00h45 le 27 Avril 1975 Christophe, Michael, mon FILS pousse son premier cri et depuis 39 ans ce n’est que du bonheur.

Bon anniversaire l’amour de ma vie.

samedi 26 avril 2014

27 Avril : Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation



  
Les chiffres ont été longtemps discutés. Les travaux français concernant les déportés juifs donnent des chiffres vérifiés. Pour la déportation non juive, en 1960, lors de la question des réparations franco-allemandes, la délégation française avait avancé le chiffre de 83 000 déportés français, alors que l’Allemagne avançait, sur la base de ses archives, 95 000 déportés dont 30% auraient été résistants.

Les travaux de l’Institut d’histoire du Temps Présent et du Ministère des Anciens combattants retiennent un chiffre de 141 000 déportés.

-  75 000 environ pour des raisons raciales (2 500 survivants), Il convient d’ajouter 4 000 victimes mortes ou exécutées pendant leur internement en France.
-  66 000 environ pour des raisons diverses dont 42 000 pour faits de résistance (23 000 survivants)

En effet, généralement, on nomme déportés politiques, (en raison de la politique nazie) les déportés qui l’ont été pour raisons non raciales et qui ont ainsi obtenu après-guerre une carte et une indemnisation à ce titre. Parmi eux se trouvent des déportés pour faits de résistance et appartenance à des mouvements qui n’étaient pas forcément "politiques", mais aussi des homosexuels, des raflés, des otages, etc. La carte de déporté politique est donnée aux personnes qui ont subi un internement dans un camp de concentration hors de France pour un motif politique entre 1939 et 1945.

Ahlrich Meyer retient le chiffre de 85 000 déportés (90 000 pour la documentation allemande), mais ajoute qu’aucune enquête précise ne permet de le vérifier actuellement.

Dans une conférence de novembre 2002, Jean Quellien estime le nombre des déportés non raciaux à 85 000 - 90 000, en raison des prisonniers envoyés en prison en Allemagne avant la déportation, des déportés qui étaient déjà en Allemagne au moment de leur déportation (PG, STO). Il s’est appuyé sur l’exploitation récente des dossiers d’archives du Secrétariat aux Anciens Combattants déposées à Caen.

Après plus de cinq années de recherches, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation arrive au nombre de 85 000 déportés partis de France en raison des mesures de répression prises par l’occupant nazi et le régime de Vichy. "86 827 déportés recensés au total, dont 10% de femmes, répartis en :

-  86.048 arrêtés par mesure de répression et envoyés dans le système concentrationnaire nazi,
-  779 déportés arrêtés par mesure de persécution.

Ce recensement inclut des déportés qui ne figurent pas encore dans aucun mémorial français (« demi-juifs » et conjoints d’aryens déportés à Aurigny, Juifs déportés depuis la zone rattachée au Commandement militaire allemand de Bruxelles, Tziganes). C’est pourquoi le titre de l’ouvrage mentionne « et dans certains cas de déportation de persécution ».


Demain matin nous serons à Marseille pour cette cérémonie

jeudi 17 avril 2014

Affaire BOURDOULEIX : courriel de notre avocat



Bonsoir Madame Labbé,

J’ai représenté Notre Route à l’audience de la Cour d’appel d’Angers mardi dernier.

Gilles Bourdouleix était cette fois présent, mais avec moins de public et de journalistes que lors du premier procès. Le maire de Cholet a adopté un profil bas, mais n’a exprimé aucun regret sur ce qu’il a dit.

L’avocat général n’a demandé qu’une amende presque symbolique estimant qu’il ne s’agissait que d’un dérapage. C’est évidemment très décevant. Je ne sais pas ce que décidera la Cour.

J’ai une nouvelle fois plaidé la nécessité que les élus soient exemplaires face à la libération du discours raciste et xénophobe auquel nous assistons.

Comme vous le verrez, le journal Ouest France nous a fait l’honneur de nous citer : http://www.ouest-france.fr/propos-sur-hitler-les-parties-civiles-denoncent-la-gravite-des-propos-2179959.

La décision de la Cour sera rendue le 20 mai prochain. Je vous tiendrai bien naturellement informée.

Bien cordialement.

Benoît Louvet

Justice rendue pour l'affaire Joseph GUERDNER




Il est mort sous le feu d'un gendarme qui n'avait pas été condamné.

Aujourd'hui La Cour Européenne des Droits de l'Homme vient de donner raison à la famille Guerdner en condamnant la France pour ce crime horrible : un semblant de réhabilitation.

http://www.lepoint.fr/societe/la-france-condamnee-a-dedommager-la-famille-d-un-gitan-tue-par-un-gendarme-17-04-2014-1813943_23.php

Il est évident que cela ne ramènera pas Joseph auprès de sa famille mais cela démontre que les gitans ne se laissent plus faire.

Vous remarquerez que les médias télévisés n'en font pas état.

Dans notre blog vous pouvez en faisant une recherche retrouvez tout ce qui concerne cette triste affaire.

Nous tenons également à remercier tous nos amis qui ont apporté un soutien pour la famille afin que la justice leur soit rendue.

jeudi 10 avril 2014

Mengele Ange de la mort à Auschwitz

                                            Pour que JAMAIS PLUS ne cela se reproduise pour personne

mardi 8 avril 2014

vendredi 4 avril 2014

C'était le 4 avril ... 1968 ...





L'intégralité du discours en français

"Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.

Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.

Il est évident aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple Noir un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre pays. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures. C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie. C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale. C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité. C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu. Il serait fatal pour la nation de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

1963 n’est pas une fin, c’est un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de se défouler et qu’il se montrera désormais satisfait, auront un rude réveil, si la nation retourne à son train-train habituel.

Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.

Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ” Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d’indicibles horreurs de la brutalité policière. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes.

Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux Blancs ”. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New-York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduis ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière. Vous avez été les héros de la souffrance créatrice. Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.

Retournez dans le Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Caroline du Sud, retournez en Georgie, retournez en Louisiane, retournez dans les taudis et les ghettos des villes du Nord, sachant que de quelque manière que ce soit cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.

Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.

Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado !
Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !

Mais cela ne suffit pas.

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee !
Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté !

Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”."