dimanche 4 mars 2012


L’Etoile Européenne du dévouement Civil et militaire le 03 mars 2012 a brillé à Marseille

Ce samedi 03/03/2012 a eu lieu une remise de décorations à l’échelle européenne   ce sont les étoiles européennes du dévouement civil et militaire) c’est Madame Anh Dao Traxel fille adoptive de l’ancien Président de la république Française –Jacques CHIRAC- qui a été chargée d’honorer les heureux récipiendaires qui se sont réunis au château RICARD au cours duquel la société a offert le pot de l’amitié.

- Pompiers sans frontières :  un de ses membres a reçu l’étoile d’or, il s’agit de de  Monsieur Hervé BOVO Lieutenant des pompiers professionnels à ARLES, Monsieur Patrick CODEC.  


- Médaille de bronze à Monsieur TAIRET Christophe pour son action auprès des pompiers où il est entré à 17 ans et  son action au Samu Social.


-Monsieur Gérard FERRER le gitan Marseillais, auteur compositeur interprète à reçu l’Etoile d’Argent, qui outre le fait d’être Parrain officiel de Notre Route œuvre activement  pour la paix sur tous les points du globe.


- Les gendarmes de la bac ont reçu un chèque de 1 000€ pour la famille dont le père a été tué lors d’une intervention très récemment.


- Madame LABBE Véronique  Présidente de l’association Notre Route Etoile d’or, Monsieur ALIAS Joël président Délégué de Notre Route étoile d’argent.


Madame Labbe tient à préciser que cette distinction rejaillit inévitablement sur l’ensemble de son association  mais également sur toute la population Rrom que l’on a voulu intégrer dans le concert européen sans les faire bénéficier dans les pays respectifs des quelques avantages dont ils auraient du bénéficier mais subissent depuis 2010 les vicissitudes de la directive de la circulaire de Grenoble en juillet 2010 et ce message fort ne peut aller sans une pensée pour tous ceux que nous avons laissé dans les camps de la mort et pour lesquels cette distinction servira peut être à ouvrir un peu plus la porte sur la reconnaissance du génocide tzigane ou Samudaripen (meurtre collectif total) effet qui marquerait à jamais les consciences dans le monde.

 Merci Madame Anh Dao Traxel pour sa gentillesse, sa simplicité.


Félicitations à tous les récipiendaires.

jeudi 1 mars 2012

Deux Etoiles pour les Rrom




Le samedi 3 Mars 2012 l’Etoile Européenne du dévouement civil et militaire sera décernée à :

-          L’association Notre Route
-          Gérard FERRER
-          Pompiers sans frontières
-          Gendarmes de la BAC
-          Etc.

L’étoile remise à l’association NOTRE ROUTE est un honneur qui ne concerne pas que notre association mais l’ensemble de la communauté Rrom.

Madame Anh Dao Traxel (fille adoptive de Monsieur Jacques CHIRAC) ne vient pas que pour remettre les étoiles mais fera certaines visites :
-          LA MAISON à Gardanne – centre de soins palliatifs-
-          LA LICORNE –savonnerie à Marseille-
-          Le musée de la Légion Etrangère à Puyloubier

Sa visite est un grand moment pour tous les récipiendaires et nous sommes honorés de recevoir Madame Anh Dao Traxel.

lundi 27 février 2012

Un pas de velours de plus pour la reconnaissance du génocide tzigane

http://www.med-in-marseille.info/spip.php?article1780

Quel courage !


Certaines personnes derrière le clavier d’ordinateur ou le téléphone à la main se croient fortes.

Depuis maintenant plus d’une semaine je reçois sur mon portable des menaces à l’encontre de ma personne « pour ce que je fais ».

Serait-ce le travail de l’association qui dérange certaines personnes. Mais à plusieurs reprises nous avons appelé d’autres associations à nous rejoindre, mais en vain. Il faut reconnaître que la jalousie est très mauvaise conseillère.

Quoi qu’il en soit je me suis vue contrainte de me rendre à la gendarmerie et déposé plainte. Les numéros de téléphone qui se sont affichés sur mon portable ont été relevés lors de mon dépôt de plainte et ont été localisés.

Nous souhaitons que les personnes concernées soient vite obligées de cesser ce harcèlement cela assainira peut-être le climat. Il on laissait se développer de tels agissements à terme beaucoup de personnes pourraient se trouver confronter aux problèmes dans lesquels je suis moi-même aujourd’hui.

mercredi 15 février 2012

Lettre ouverte à Monsieur François HOLLANDE qui propose d'ouvrir des camps pour les Roms



Candidat à la Présidence de la République : certains de vos propos viennent d’être rapporté par le Journal « Libération », propos qui nous choquent particulièrement.

Nous voudrions savoir à quoi correspondrait cette politique de bonnet blanc et blanc bonnet qui ferait qu’après les démantèlements par le gouvernement actuel de ce qu’ils ont appelé « CAMPS ILLICITES », ce qui aurait pu sous-entendre qu’ils pouvaient en exister des licites. Ce qui est faux.

Monsieur HOLLANDE vous enfoncez le clou parlant de solutions en créant des camps pour tous les Roms ou de trouver une solution pour les faire rester en Roumanie. Sachant que ce que vous appelez Roms sont des Roumains, des Bulgares, des habitants de l’ancienne Yougoslavie et des ressortissantes d’autres pays de l’ancien bloc de l’Est.

Nous vous avions posé une question par écrit sur ce que vous comptiez faire pour la reconnaissance du génocide tzigane (si vous étiez élu) à ce jour nous n’avons reçu aucune réponse de votre part et maintenant nous pensons comprendre pourquoi.

Monsieur HOLLANDE, lorsque l’on brigue une fonction comme celle de Président de la République, il faut en permanence avoir à l’esprit que d’autres avant vous ont parlé de solutions et de camps et cela a conduit nos populations dans une impasse voir pire.

L’Europe que vous soutenez a fait entrer certains pays dans le concert européen sans les faire bénéficier des lois y afférentes, ils n’en sont pas fautifs. Nous espérons que vos propos ont dépassé votre pensée ou alors ceux qui voteront pour vous seront très vite déçus.

En ce qui concerne les Rrom ce n’est pas de camps ni de solutions, comme beaucoup l’entendent, mais tout simplement de logements, de travail, d’éducation et d’une politique d’intégration leur permettant un cadre de vie décent dans le pays d’Europe où ils ont choisi de s’installer. Puisque être européen sous-entend bénficier de  libre circulation des biens et des personnes, comme le prévoit la législation en vigueur. 

Hollande prône des «camps» pour les Roms, l'UMP choquée
A lire sur : http://www.liberation.fr/politiques/01012390163-hollande-prone-des-camps-pour-les-roms-l-ump-choquee

dimanche 12 février 2012

La Camargue a froid


Il faisait très froid aujourd’hui aux Saintes-Maries-de-la-Mer et les salicornes nous ont quand même salué comme le disait Alphonse DAUDET, elles nous saluent à chaque passage.

Le thermomètre dans la voiture affichait -3° et aux abords de l’église des Saintes le vent était glacial. Dans la crypte, auprès de SARA très peu de bougies et encore une fois on ne pouvait se réchauffer.

Les roubines, certaines étendues d’eau étaient gelées. Nous n’avons vu qu’un seul flamand qui semblait frigorifié. Les chevaux se sont regroupés par trois, quatre derrière les arbres pour se protéger, tant bien que mal du vent glacial qui soufflait cet après-midi sur la Camargue. Un ragondin qui craint également le froid essayait d’avoir un peu de chaleur vers les chevaux.

Malgré la froidure, la Camargue est belle avec sa nuée d’oiseaux cherchant quelque nourriture. En toute saison cette région me fait rêver et j’aime m’y ressourcer.

lundi 6 février 2012

L’hébergement des plus démunis ne doit pas afficher de couleur politique



Cela fait deux ans que nous réclamons une table ronde concernant le problème des Roms à Marseille.

Nous avons interpellé plusieurs élus, Monsieur le Préfet des B.d.R., Monsieur le Maire de Marseille, etc. en vain.

Certaines familles ont eu la chance d’être logées (une cinquantaine environ) et pour les autres la chasse aux squats est ouverte et on y va bon train.

Le grand froid est arrivé et alors démarre alors on se sert de ces pauvres gens à des fins bassement politiciennes, et c’est grave.

Ils peuvent dire tout et son contraire car les Roms ont d’autres soucis que de démentir si oui ou non ils sont accueillis dans un centre d’hébergement qui ne leur est pas adapté. Les Roms essaient, tant bien que mal, de rester en famille et d’apporter un semblant de vie à leurs enfants.

L’extrême froidure est là et les autorités sont dépassées mais il fallait y penser avant. D’autre part certains Roms ne souhaitent pas quitter les lieux qu’ils se sont aménagés, même s’il fait très froid, car ils craignent le vol de leur peu d’effets ou pire qu’un feu d’origine inconnu ne réduise en cendres leurs « biens » comme cela vient de se passer à Lyon.

Le problème d’hébergement des Roms n’a pas de couleur politique mais c’est la protection de l’HUMAIN qui prédomine et peu importe qui il est, sinon la France ne doit plus s’afficher comme terre d’asile.

jeudi 2 février 2012

Gardanne sous la neige : pas pour moi

















Ce n'est pas moi qui est pris ces photos mais Joël. De mon côté je suis gelée et ne tiens pas debout je ne sais pas marcher dès qu'il y a un peu de neige. Je suis une fille du vent et du soleil mais il faut reconnaître que les paysages neigeux sont très beaux.

mardi 24 janvier 2012

ENORME : nous attendons depuis 1946, (sans triomphalisme)



Le travail de l’association NOTRE ROUTE conjointement avec le C.A.R.G.T. est en train de porter ses fruits, à vous de juger.

lundi 23 janvier 2012

Un juriste de grande notoriété s'interroge sur la qualification d'un génocide

François Terré, de l’Académie des sciences morales et politiques : la question du génocide
Le juriste s’interroge sur la résurgence du délit d’opinion...

L’émission « Point de vue » permet à un académicien de donner son analyse personnelle sur un fait d’actualité. Le juriste François Terré, de l’Académie des Sciences morales et politiques, réagit à la proposition de loi votée le 22 décembre 2011 interdisant toute négation publique d’un génocide, dont celui des Arméniens en 1915. Il rappelle la définition d’un génocide, s’inquiète des lois dites mémorielles et s’interroge sur les liens entre le Droit et l’Histoire.


François Terré, juriste, professeur émérite de l'université de droit Paris II Panthéon-Assas, préside l'Association française de philosophie du droit depuis 1983 et dirige les Archives de philosophie du droit depuis cette même année.

« Tout d'abord, précise François Terré, le terme « génocide » est souvent employé à tort et à travers. On l'utilise d'ailleurs seulement depuis les années 30. Or, selon le dictionnaire de l'Académie française, qui précise que le mot vient de "genos" (la naissance, la race) et de "caedere" (tuer), le mot « génocide » signifie la destruction d'une population pour des raisons tenant à la race. Ce fut le cas pour les Juifs et les Tziganes à l'époque nazie.

Les lois mémorielles entendent réécrire l'Histoire en en donnant une ré-interprétation alors que cela relève de la compétence des historiens.
S'agissant du passé, est-il opportun que le législateur vienne donner son avis et le sanctionner pénalement ?

Cette proposition de loi votée le 22 décembre 2011 ne tend pas simplement à combattre le négationnisme de certains génocides, mais elle va au-delà et prévoit des sanctions pénales (un an de prison et 45.000 euros d'amende possibles) contre ceux qui auront pu minimiser -et non pas seulement nier- le « génocide arménien ».

Toutes ces persécutions -génocides ou massacres- commises dans le passé sont horribles, c'est évident. Comprenons-nous bien, ces tueries sont odieuses.
Mais de là à demander au Droit et à l'Histoire de venir appuyer des dispositions consistant à sanctionner pénalement la liberté d'opinion, de pensée, d'expression, c'est insupportable !
C'est la négation de la Révolution de 1789 qui avait justement combattu la censure et proclamé la liberté d'opinion et même celle de la presse.
C'est, aussi, la négation de la liberté de la recherche historique. Qu'on laisse tranquilles les historiens ! Je crois que, tous bords politiques confondus, les historiens et les juristes sont totalement en accord avec ce que je dis en tant que juriste en difficulté »

Le Sénat français réexaminera cette proposition de loi le 23 janvier 2012.


Note de la rédaction : Les propos de François Terré n’engagent que lui-même, et non pas l’académie à laquelle il appartient ni(...)









Lien qui nous a été envoyé

http://www.canalacademie.com/ida8338-Francois-Terre-de-l-Academie-des-sciences-morales-et-politiques-la-question-du-genocide.html

Mail envoyé à M. Jean-Jacques CANDELIER



Monsieur le député

 Nous sommes, par l’intermédiaire de monsieur Frédéric DUTOIT ancien député, partie prenante du dépôt de la proposition de loi que vous avez déposé à l'Assemblée concernant la reconnaissance du génocide tzigane (samudaripen en langue romanes littéralement « meurtre collectif total »).

A ce jour alors que la première proposition de loi a été déposée en février 2007 toujours pas d'avancée significative apparemment.

Par contre une proposition de loi avance en ce qui concerne la négation des génocides reconnus, notamment le génocide arménien ce qui est à notre avis une excellente chose!

Mais comment est reconnu un génocide? Est-ce le fait, comme le considère monsieur BADINTER, d'une reconnaissance historique alors nous sommes en plein dedans puisque le samudaripen fait aujourd'hui l'objet d'une quasi unanimité des historiens et alors nous devrions être couvert par ce projet de loi et, avoir une journée de commémoration ou  l'état français nous considère toujours comme des Unten Munchen (sous hommes)   et alors il faut le dire ouvertement et l'état français refuse de reconnaitre ses erreurs de l’époque ce qui serait une véritable négation.

 Vous souhaitant bonne réception recevez monsieur le député notre fraternelle amitié.

Véronique Labbe Présidente de  Notre Route

vendredi 20 janvier 2012

Le rejet même dans la mort



Il est une chose qui pose un problème de fond, à savoir, qu’aujourd’hui tous les historiens s’accordent à reconnaître que les tziganes ont subi, de la part de l’Allemagne nazie et du gouvernement français de l’époque, un génocide sans précédent.

Ce Samudaripen représente près de 48% de la population tzigane recensée officiellement en Europe, à l’époque. Cela dans la perspective de la solution finale qu’avait ordonnée Hitler visant à l’extermination totale de ces « unten munchen » (sous hommes)  lesquels, disait-il, risquaient de contaminer le sang de la paysannerie allemande. Pour preuve les seuls à avoir été libérées, un an après la fin de la guerre, soit en 1946, trois mois avant le procès de NUREMBERG, ont été les tziganes.

D’ailleurs le nom ROM (romani) donné à cette ignominie est : SAMUDARIPEN (meurtre collectif total).

Nous nous battons  depuis des décennies pour le vote d’une loi portant reconnaissance de ce génocide, ce à quoi l’ancien ministre, ancien président du conseil constitutionnel, ancien avocat, Maître Robert BADINTER semble ne pas être d’accord. Car d’après lui un fait historique ne doit pas être reconnu par une loi mais être le fait des historiens. Idée qui aujourd’hui est en concordance avec cette vision puisque pratiquement tous les historiens paraissent avoir sur ce point la même vision : celui de l’existence réelle du génocide tzigane.

Des questions se posent :
-    Pourquoi, alors que ce fait historique existe, ne rentre-t-il pas dans le cadre de la nouvelle loi sur la négation des génocides ?
-    Pourquoi va-t-on punir d’amendes et de prisons ceux qui vont nier la Shoah ou le génocide Arménien, entre autres et permettre que l’on nie le génocide tzigane, celui des communautés « gay », etc ?
-    Sommes-nous toujours, aux yeux du gouvernement français des « unten munchen » (sous hommes) ?

Nous pouvons le penser  ou alors il est impératif que le génocide tzigane soit inclus, avec une date de commémoration propre, dans ce processus.

Que l’on nous accepte ou pas, nos anciens l’ont subi et quelque part s’il était possible de le refaire aujourd’hui, ceux qui crient haut et fort que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire, n’auraient aucune pudeur à le refaire.
Voilà ce que nous avons reçu ce jour, 20/01/2012 émanant du SÉNAT








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Type : Dossiers Législatifs
Expression associée : génocide tzigane



Dossiers législatifs


         Proposition de loi visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi 
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Copies d'extraits nous concernant :


"Cette difficulté pourrait également valoir pour d'autres génocides que le législateur souhaiterait qualifier comme tels par la loi. Lors des débats à l'Assemblée nationale, a notamment été déposé un amendement tendant à la reconnaissance officielle, par la République française, du génocide vendéen de 1793-179417(*). Plusieurs propositions de loi ont par ailleurs été déposées au cours des années récentes au Sénat ou à l'Assemblée nationale tendant à reconnaître, par la loi, l'existence du génocide tzigane pendant la seconde guerre mondiale18(*) ou encore celle du génocide ukrainien de 1932-193319(*). "

"MERCREDI 18 JANVIER 2012
M. Jean-Pierre Sueur, rapporteur. - Nous sommes invités à nous prononcer sur la proposition de loi de Mme Valérie Boyer visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi, adoptée par l'Assemblée nationale le 22 décembre 2011. Ce texte tend à punir d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende les personnes qui contestent ou minimisent de façon outrancière, publiquement, l'existence d'un ou plusieurs crimes de génocide, reconnus comme tels par la loi française.
En l'état du droit, le dispositif s'appliquerait aux personnes qui contestent ou minimisent l'existence du génocide arménien, seul reconnu comme tel par la loi du 29 janvier 2001. Mais il pourrait, à l'avenir, s'appliquer à la contestation d'autres génocides puisque des propositions de loi ou des amendements ont été déposés pour reconnaître officiellement le génocide tzigane pendant la Seconde Guerre mondiale, le génocide ukrainien de 1933-1934 ou encore le « génocide » entre guillemets vendéen de 1793-1794.
La proposition de loi pose la question des moyens dont dispose le pouvoir politique pour reconnaître solennellement les souffrances endurées par les victimes. En outre, quelles limitations à la liberté d'expression une société démocratique est-elle prête à accepter au nom de la protection de la mémoire et de la dignité des disparus ? L'intervention du législateur dans le champ de l'Histoire est-elle légitime ?"

Ci-dessous le lien pour lire l'intégralité sur le site du SENAT

http://www.senat.fr/rap/l11-269/l11-2690.html

vendredi 13 janvier 2012

Madame, Monsieur : candidat à l’élection présidentielle 2012

Courriel que nous avons envoyé ce jour par mail à tous les candidats connus






L’association Notre Route -Amaro Drom-  (défense des communautés Rrom) depuis vingt (20) ans et ayant participé activement à l’élaboration de la loi sur la création des aires de stationnement et de grands passage sous la houlette de monsieur Louis BESSON , à l’origine de deux dépôts de proposition de loi concernant la reconnaissance du génocide tzigane pendant la seconde guerre mondiale s’adresse a vous sur cinq (5)  points précis :

1)    Si vous êtes élu(e)s, est-ce que vous arrêterez la chasse  des Rrom  et roms citoyens européens ?
2)    Est- ce que vous ferez voter la loi portant reconnaissance du Samudaripen (génocide tzigane) perpétré par l’Allemagne nazie avec une forte participation des gouvernements de l’époque ?
3)    Est-ce que vous ferez voter une loi  sur l’abolition de l’abominable carnet de circulation lequel ne permet pas aux titulaires de vivre une véritable vie démocratique dans tous les sens du terme ?
4)    Il ya des candidats qui ont proposés l’attribution de jours fériés pour la communauté israélite  le jour du Yom kippour, pour les musulmans le jour de l’ait el kebir ce qui se comprend  aisément, mais est-ce que si cela se faisait vous tiendriez compte que les communautés Rrom fêtent Sara la noire le 25 mai de chaque année et qu’il serait normal qu’un jour férié nous soit également attribué ?
5)    Et enfin est-ce que,  si vous êtes élu(e)s vous ferez en sorte que les communautés Rrom  aient les mêmes droits (sachant que nous avons des devoirs) que tout un chacun en France ?
Souhaitant avoir attiré votre attention et souhaitant que vous puissiez répondre de façon précise à nos attentes ;

Nous vous prions de croire Madame, Monsieur à notre plus profond respect.

Pour l’association Notre Route Amaro Drom
La présidente

Véronique LABBE

mardi 10 janvier 2012

La France un Eldorado pour les Roms ? Ils y croient encore !



Depuis les déclarations de Grenoble en 2010, tous les jours, de partout en France, nous lisons sur nos quotidiens le REJET des Roms.

« Destruction des camps dits illicites » : les mots ont été dits et depuis c’est la valse aux expulsions manu militari des campements où essaient de survivre des familles venues de Roumanie.

On veut parler d’intégration mais cela nous fait sourire car pour la plupart les enfants sont scolarisés mais peu importe il faut, par tous moyens, détruire ces camps dits illicites.

Et de surcroit quand les autorités ne sont pas informés des gens « bien sous tous rapports » prennent le téléphone et dénoncent ces pauvres familles qui pensaient pouvoir se poser un moment.

Que peut-on faire pour arrêter cette violence gratuite contre ces démunis qui ne savent plus où se poser.

N’oublions pas qu’ils sont européens et devraient avoir le droit de travailler et se loger. Oui certains diront que ce n’est déjà pas facile mais est-ce que pour autant il faut jouer la carte de la barbarie. Nous pensons que NON.

Sur la région de Marseille tous les jours les forces de l’ordre délogent par la force femmes, enfants et personnes âgées qui voudraient tout simplement vivre, mais apparemment ils n’ont pas le droit.

Rappelons également que bons nombres de ces camps sont partis en fumée mais nous ne savons pas pourquoi. Mais il est vrai que c’est une façon radicale pour évacuer biens et personnes. Malheureusement ces feux ont détruit leurs maigres biens, mais qu’importe ce ne sont que des Roms.

Dans leur pays ils n’ont rien et le peu qu’ils ont en France est pour eux c’est  l’Eldorado.

Un peu d’humanité, messieurs les politiques pour trouver une solution à ces familles dans la détresse et cessons cette chasse aux Roms.

samedi 7 janvier 2012

Marche des rois

De bon matin, j'ai rencontré le train
De trois grands Rois qui allaient en voyage
De bon matin, j'ai rencontré le train
De trois grands Rois dessus le grand chemin.
Venaient d'abord Des gardes du corps, Des gens armés avec trente petits pages, Venaient d'abord
Des gardes du corps,
Des gens armés dessus leurs justaucorps.
Puis sur un char doré de toutes parts,
On voit trois Rois modestes comme des anges,
Puis sur un char doré de toutes parts,
Trois Rois debout parmi les étendards
L'étoile luit Et les Rois conduit
Par longs chemins devant une pauvre étable,
L'étoile luit Et les Rois conduit
Par longs chemins devant l'humble réduit.
Au Fils de Dieu qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs hommages,
Au Fils de Dieu qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs doux vœux.
De beaux présents, or, myrrhe et encens,
Ils vont offrir au maître tant aimable,
De beaux présents, or, myrrhe et encens,
Ils vont offrir au bienheureux enfant.

mardi 3 janvier 2012

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (14) Fin

- 14 - La patte du hérisson
L’histoire a établi les Roma en tant que musiciens, mais la légende dit aussi un peu magiciens, et ils ont souvent été la cible de préjugés religieux, car on les accusait volontiers de sorcellerie. En réalité, ils sont plutôt herboristes ou naturopathes, et s’ils ont un temps recommandé de sucer la patte arrière d’un hérisson pour calmer les maux de dents, ils recourent plus généralement à des formules où interviennent les plantes. Ainsi, tout un chacun se doit de connaître la recette du tonique de l’âme, qui lutte si bien contre la peur, la mélancolie, la dépression, ou les chagrins, y compris ceux d’amour, et que l’on confectionne avec des feuilles et bourgeons de millepertuis cueillis dans les trois jours séparant le solstice d’été de la Saint Jean. Les Roma ont un profond et impérieux respect pour la création, pour la Terre mère et pour la vie sous toutes ses formes, aussi utilisent-ils toujours que la quantité de fleurs et feuilles, de racines ou de fruits réellement nécessaires. Si l’ensemble de la plante doit être cueilli, il faut en laisser une partie dans le sol, pour qu’elle pousse à nouveau. Et toujours, il faut la remercier pour le cadeau qu’elle apporte à l’homme et pour ses efforts à maintenir vivante la planète. Comme la cueillette de la vie, l’harmonie des funérailles fait elle aussi l’objet de rites précisément codifiés, où certains voyageurs viennent d’extrêmement loin pour partager les moments de deuil. Sans prendre de nourriture, la communauté veille le défunt pendant trois jours et trois nuits tandis que lamentations et pleurs ponctuent les histoires flatteuses que l’on s’ingénie à raconter à son propos, car on sait que son âme observe le comportement de chacun. Après les funérailles, la caravane du disparu est soit brûlée, soit vendue à un gadjjo, l’argent ainsi recueilli servant à payer la plus belle pierre tombale possible, les proches ne gardant en souvenir que de petits objets sans valeur. Ainsi l’histoire se vit-elle uniquement au quotidien pour ce peuple sans terre dont la connaissance du passé ne va pas au-delà des souvenirs du Rrom le plus âgé d’une communauté. Pour ces Tsiganes qui ne savent rien de leurs origines, chants et musiques, ignorant les époques révolues, expriment plaisirs et chagrins actuels, les égrenant au fur et à mesure pour les laisser s’envoler et se poser on ne sait où. Car à leur don inné pour la virtuosité se conjugue la contradiction qui coule dans leurs veines, celle d’une longue route dont ne résulte aucun livre d’histoire, d’une odyssée dans le temps où la musique s’inscrit en patrimoine génétique mais ne se libère que selon l’humeur du moment, et où s’impose l’évidence de sentiments que la logique voudrait inconciliables : une joie triste, une gaité mélancolique, une détresse joyeuse.

dimanche 1 janvier 2012

La fête est bien finie et les violons pleurent

Les médias nous annoncent les étrennes du début d’année : AUGMENTATIONS - 13% sur l’alcool - De 10 à 40% sur les sodas - Plus de 4% sur le gaz - N’oublions pas les mutuelles - Les sandwichs passent à la TVA 7% - Etc. Oh quand même le RSA sera augmenté de un peu plus de 1%, l’APL voit une hausse de 1% et pour ceux qui ont le bonheur d’avoir un travail le SMIG aura un coup de pouce d’un peu plus de 1%.
Quand nous entendons à tout instant que nos jeunes qui sortent se tuent en voiture après abus d’alcool rien n’est étonnant vue que les sodas, déjà aujourd’hui sont plus onéreux que toutes boissons alcoolisées. N’oublions pas que dans quelques mois nous serons obligés de nous munir d’éthylotest (encore de l’argent indirect pris dans nos porte monnaie). Pour faire passer la pilule on nous envoie quelques miettes sur les APL, RSA et SMIG mais rien pour les handicapés ni pour les retraités. Où allons-nous ? Que nous réserve 2012 ? Un nouveau plan d’austérité ? Surtout que les promesses présidentielles on les connaît : le blanc devient noir. Bon courage à tous, peut-être pouvons-nous vous donner un conseil, notre symbole étant le hérisson il serait peut-être utile que nous en mettions un dans la poche pour éviter un maximum de dépense.

2012 Bienvenue

L’association NOTRE ROUTE –Amaro Drom-, vous présente leurs meilleurs vœux pour une belle année 2012 : PAIX, JOIE, BONHEUR dans votre cœur à vous et pour tous ceux qui vous sont chers et surtout une TRES BONNE SANTE.

vendredi 30 décembre 2011

L’année 2011 s’achève …..




En ce qui concerne notre association, une grosse activité a été développée notamment :

- Nous avons fait redéposer la proposition de loi concernant la reconnaissance du génocide tzigane à l’Assemblée Nationale par Monsieur le Député CANDELIER et son groupe ;
- Au mois de février nous avons créé le Comité d’Action pour la Reconnaissance du Génocide Tzigane –C.A.R.G.T.- ;
- Et à partir de là nous sommes intervenus par courriers, courriels, physiquement et autres sur tous les sujets concernant la situation faite dans tous les domaines à nos populations ;
- Le 07 novembre, première réunion d’importance comprenant, outre notre association, les membres issus de la création du C.A.R.G.T., la Jeunesse Arménienne de France et toutes les composantes politiques représentées en France (sauf le F.N) qui se sont engagés officiellement à participer au C.A.R.G.T. afin que soit reconnu cet ignominie.

Nous nous sommes aussi officiellement réjouis du vote de la loi sur la négation des génocides (notamment arménien) officiellement reconnu mais cette restriction (officiellement reconnu) est gênante car cela peut aussi cacher le fait que partant de cette considération, plus aucun génocide ne sera reconnu afin que la justice n’est pas à statuer sur une éventuelle négation d’un génocide, sauf s’il n’est pas reconnu, ce qui pourrait permettre de continuer à nier le Samudaripen (meurtre collectif total) en tout impunité.

Il faut donc, à notre avis, continuer le combat, bien écouter les déclarations et surtout, nous le réitérons, il est nécessaire, pour essayer de gagner ce combat plus que légitime, l’union de toutes les associations Rrom. Cela est indispensable au-delà de nos différences et sans clivage politique pour faire plier l’Etat.

2011 a été certainement une des années la plus néfaste pour la France.

Qui ne se souvient des rodomontades du candidat Sarkozy, les promesses balayées depuis 5 ans d’un simple revers de main, pour en arriver après le dernier semestre 2010 où le discours de Grenoble a permis une expulsion massive des Rrom des camps dits illicites.

La nomination de Monsieur Guéant en tant que Ministre de l’Intérieur a renforcé ces expulsions précarisant encore plus ces populations stigmatisées, on ne peut plus.

Alors qu’étant admises dans le concert européen elles auraient dus bénéficier de la libre circulation des biens et des personnes permises à tous les membres de la CEE.

La délinquance qui connaît une recrudescence de la prolifération et l’utilisation d’armes de guerre plongeant tous les jours des familles dans la détresse car ce sont, dans la plupart des cas, des jeunes de moins de 20 ans qui paient un lourd tribu à cette « guerre des gangs » et ce parce que la justice n’a pas été dotée de moyens nécessaires pour juguler cette montée inexorable de la violence.

La cerise sur le gâteau, ce sont les augmentations concernant toutes les denrées alimentaires de première nécessité et surtout ce que consomme nos têtes blondes tels que les sodas. Quand un Etat s’attaque à nos enfants, c’est une preuve de plus de son incapacité à apporter des solutions adaptées à ces situations.

Il est bien certain que les gesticulations de notre Président avec Mme Merckel au sujet du triple « A » lui semble plus intéressant que ce qui se passe dans le pays et lui permet de masquer un court laps de temps les réalités objectives de tous les jours, mais la dure réalité revient très vite sur le devant de la scène. Cela me rappelle une image satirique où l’on voyait notre Président disant à Monsieur Papandreou « tu nous emmerdes avec ton référendum, regarde moi je me suis assis sur le non français au traité de Lisbonne et tout le monde s’en fout ».

Voilà ce que nous pouvions dire et nous en passons et des meilleures au-delà nous vous souhaitons de passer de bonnes fêtes de fin d’année.

mardi 27 décembre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (13)




-13- Romano Kheliben

Dans l’Europe de l’Est d’aujourd’hui, le lyrisme de l’âme tsigane ne s’est pas éteint, et s’est peut-être même amplifié, notamment grâce à des musiciens qui ont pris le parti d’enseigner enfin une tradition musicale romani, créant parfois des écoles pour cela.

Dans cette tradition, il reste difficile, ce que Liszt remarquait déjà, de séparer la danse de la musique et du chant. Romano kheliben est l’expression qui énonce cette osmose, et qu’on traduit le plus souvent par danse romani. Elle représente le peuple Roma, sa culture et son histoire, mais c’est également une manifestation individuelle, où le pouvoir émotionnel provient de l’intérieur du danseur tandis qu’il s’abandonne à son art.

Comme ans la musique, c’est un instrument à travers lequel peut s’écouler le principe même de l’existence, et c’est sans doute avant tout la liberté. Celle de s’extérioriser individuellement et collectivement, la seule possible pour un peuple sans patrie.

Parce que le Rrom a été si largement ostracisé et opprimé, il peut à travers romano kheliben partager avec le reste du monde la vibration artistique singulière que fait monter sans cesse la mélancolie d’un passé chargé de mystère, la nostalgie qui depuis toujours constitue l’essence de son chant d’éternel déraciné.

Partout où se trouvent des Roma se retrouve cette passion. En Andalousie, elle se nourrit d’un feu intérieur qui, se refusant à éclater sinon par brèves lueurs, a donné au flamenco son austère et captivante grandeur. Car ce sont bien les tribus Gitanes qui ont mené à la forme définitive du cante jondo, unissant aux éléments autochtones ceux qu’elles apportaient et provoquant la création de chants qui ouvrent la foie par où s’écoulent les douleurs d’une race.

Ainsi se perpétue le paradoxe du flamenco, blues de l’Andalousie tsigane, musique et danse qui sait se faire à la fois rayonnante et sombre, et qui malgré son âge vénérable laisse encore entrevoir, hors des clichés touristiques, d’éblouissants renouvellements.

Là, comme dans la libération débridée des orchestres d’Europe de l’Est, apparaît soudain le charme, l’envoûtement dans lequel nulle émotion véritable n’est possible, ce démon furieux et dévorant qui se plaît à jouer avec tous les risques de la vie, jusqu’à celui de la mort.

samedi 24 décembre 2011

Nous souhaitons, à tous nos ami(e)s de bonnes fêtes de Noël.





Les fêtes de Noël font se rassembler les familles, en général, mais combien seront seul(e)s, combien seront au chaud ce soir ?

Les enfants sont excités car ce soir après qu’ils soient partis dormir, sur son traineau le Père Noël passera déposer les cadeaux commandés (pas tous car les temps son durs).

Le premier cadeau est d’être ensemble et de s’aimer.

Bonnes fêtes à tous.

jeudi 22 décembre 2011

Mail que nous venons d'envoyer à M. SARKOZY

Monsieur le Président de la République,

Aujourd'hui un grand pas a été fait en faveur de tous les génocides reconnus par la loi et surtout concernant le génocide arménien.

Mais Monsieur le Président de la République lors de notre entrevue à l'Elysée le 27/10/2007, Monsieur GUEANT, aujourd'hui Ministre de l'Intérieur, nous avait écrit que les faits que nous avions développé étaient incontestables.

Et pourtant nous sommes fin 2011 et aucune loi n'a été votée concernant la reconnaissance du génocide tzigane alors qu'une proposition de loi a été déposée à l'Assemblée Nationale le 13/04/2011 sous le n°3346.

Il serait souhaitable, Monsieur le Président de la République, que dans le cadre de la loi sur la négation des génocides, la communauté Tzigane soit intégrée cela serait un premier pas vers une légalisation.

Souhaitant que dans le cadre de cette loi notre génocide ne soit plus orphelin, cela ne serait que justice au regard du gouvernement de l'époque qui a participé activement à la déportation vers les camps de la mort.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à notre plus profond respect.

Mme LABBE Véronique
Présidente association NOTRE ROUTE -Amaro Drom-

Loi mémorielle ou négation de l'histoire humaine?


Article paru sur le blog de Monsieur Frédéric DUTOIT







Aujourd’hui même, est examinée à l’Assemblée Nationale la proposition de loi de Valérie Boyer, député UMP, visant à réprimer la contestation de l'existence de génocides reconnus par la loi. Je veux dire tout de suite mon total accord avec ce texte qui vise à pénaliser le négationnisme de tout génocide.

Mais certains parlementaires, intellectuels ou simples observateurs politiques veulent imprimer à notre société le refus de légiférer sur la mémoire. Ils refusent ce qu’ils appellent « les lois mémorielles ».

Alors soyons précis.

Tout d’abord, le texte présenté aujourd’hui à l’Assemblée Nationale n’est pas un texte qui reconnait l’existence ou pas d’un génocide. Il vise le négationnisme. La nuance est d’importance.

En effet, une chose est de déclarer officiellement qu’un génocide a été perpétré, comme la Shoa par exemple, autre chose est de nier son existence !

Comment pourrions-nous être contre la répression du négationnisme ?

La communauté internationale, la communauté Européenne, l’Allemagne et la France ont reconnu légalement le génocide Juif pendant la deuxième Guerre Mondiale. C’est un progrès certain de l’humanisation de l’espèce humaine. Nul aujourd’hui ne songe, excepté ceux qui considèrent les camps de la mort nazi comme un détail de l’histoire, dire ou écrire qu’il n’y a pas eu volonté délibérer d’exterminer les juifs de la surface de la terre par Hitler. Cette reconnaissance a même été l’origine de la création de l’état d’Israël.

Et personne ne peut envisager, du moins je l'espère, que la collectivité humaine puisse circonscrire la reconnaissance de ces atrocités au seul peuple juif. Les Arméniens, les Rwandais, les Tsiganes, les cambodgiens et bien d’autres encore, sont fondés dans le droit international à voir reconnu les génocides dont ils ont été victimes.

Enfin, chacun mesure à quel point la négation publique de ces atrocités de l’histoire sont des points d’appuis politiques pour ceux qui veulent instaurer la sauvagerie comme règle de fonctionnement des sociétés. Le combat pour l’émancipation humaine ne souffre d’aucune concession de ce point de vu. La volonté d’exterminer l’autre doit être combattu avec la plus grande fermeté.

Nier un génocide, qui plus est, est reconnu par la loi, ce n’est pas simplement exprimer une opinion comme une autre. C’est assassiner une deuxième fois les victimes, c’est refuser aux descendants l’exercice du deuil, c’est poursuivre le meurtre sur le plan moral et intellectuel, c’est préparer la civilisation à la barbarie.

A jamais construisons l’humanité !

mercredi 21 décembre 2011

CAPRICORNE : signe de terre




21 décembre au 19 janvier

Appliqué et efficace, docile et discipliné, il n’aime pas trop le travail en groupe, mais accepte de bon cœur les responsabilités.

Le Capricorne est un être sérieux, réfléchi, qui n’agit pas à la légère. Il étudie et médite loin du bruit et de l’agitation…. Ambitieux, il n’abandonne jamais. C’est un constructeur qui s’engage durablement.

Parmi les Capricornes célèbres :
Utrillo, Antoine Pinay, Federico Fellini, Elvis Presley, Michel Nostradamus, Mohammed Ali (Cassius Clay) Ava Gardner ……..

dimanche 18 décembre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (12)



-12- Bohémiennes au regard de feu

Le plus passionné a été Franz Liszt, à qui les airs du célèbre Jànos Bihari ont inspiré plusieurs rapsodies. En 1859, à la suite de voyages très documentés, il publie un livre, Des Bohémiens et de leur Musique, où il décrit les émotions violentes ressenties face à la virtuosité des instrumentistes et à l’ardente sensualité des danseuses, femmes au regard de eu dans lequel se perdent les cœurs : « Qui peut avoir été à Moscou sans se souvenir de ses prestigieuses Bohémiennes ? Elles s’y font une place dans les archives des premières familles de l’empire, place marquée en rouge et en noir, en plaisirs sans pareils et en perte irréparables. Elles sont devenues la terreur des mères et des tuteurs, et si l’on écoute parler ceux-ci, on les entendra conter, avec effroi et horreur, l’histoire de plus d’un prince qui aura dévoré avec elles, en fêtes et en festins, danses et punchs, joies et délices, tout son patrimoine de millions au bout de quelques étés ».

Accompagnant les danses fiévreuses et les grisants parfums qu’elles exhalent, « les chœurs prennent des intonations plus hautes et gagnent en vibration dans un crescendo qui surprend l’oreille par ses interruptions, ses reprises, ses vigueurs, ses ralentissements et ses explosions inattendues et inaccoutumées dans nos habitudes musicales ». Alors, les danseuses « décrivent des tourbillons, des tournoiements, des rotations, des cercles plus rapides, plus vertigineux les uns que les autres ».

Pour Franz Liszt, nul doute n’est permis quant à leur pouvoir d’envoûtement : « Elles parlent non seulement aux sens mais à l’imagination, loin d’elles, on peut rêver d’elles, car elles se livrent, elles ne se donnent pas ; elles n’ont point abdiqué cette supériorité de mépris et d’indifférence absolue propre à leur race, que l’on peut apparier au désintéressement, et qui stimule l’esprit et enflamme les soupirs de leurs adorateurs ».

vendredi 16 décembre 2011

Toutes les âmes de la Provence : Crèches, Santons et les treize desserts






Des « petits saints », les « santouns », sont les plus célèbres ambassadeurs de la Provence, ses costumes, ses galéjades et autres fariboles.

On retrouve l’enfant Jésus avec Marie et Joseph, sans oublier l’âne, le bœuf, les rois mages. N’oublions pas les moutons et le berger, le meunier, l’ange et les santons représentant les petits métiers, au gré de chacun. L’on ajoute de la mousse que nous sommes allés ramasser dans la forêt.






La tradition dit que les treize desserts doivent être sur la table de Noël et chacun doit consommer un morceau de ces treize desserts.

Les treize desserts sont les suivants : raisins, figues sèches, amandes et noix, prunes, poires et pommes, cédrats confits, nougat blanc, nougat noir, fougasses, pompes. Bien sûr on peut modifier cette liste soit modifier ou rajouter tel que les calissons d’Aix.


mardi 13 décembre 2011

Gérard FERRER et « Il était une fois la PROVENCE »





La PROVENCE, une histoire sans fin à découvrir dans un superbe coffret : CD, DVD et livre où vous découvrirez le superbe clip de Gérard FERRER sur « Un Flamenco pour SARA »

Un extrait de ce qu'est écrit sur Gérard dans le livre :
"Certainement l'un des plus talentueux flambeau de la musique gitane. Nombre de tubes des années 80 résonnent encore en moi. L'homme de coeur au charisme ténébreux peut se vanter d'avoir fait danser Sara la Noire"


Les paroles de cette sublime chanson :



Un flamenco pour SARA

On l’appelle Sara la Noire,
En Egypte elle a vu le jour,
Elle revit dans chaque guitare
Des gitans qui chantent l’amour.

Elles ont des racines égyptiennes,
Les mélodies du flamenco
Qui chantent les joies et les peines
De tous ces errants sans drapeau.

Un flamenco pour Sara,
Comme une prière gitane
Qui chante avec la tramontane
Comme un suprême acte de foi.

Un flamenco pour Sara,
Au milieu de leurs caravanes,
Chantez guitares sévillanes !
Un flamenco pour Sara ……

A la fois chrétienne et gitane,
Elle est dans le siècle nouveau
Sara, Sainte des caravanes
Que vénère un peuple dévot.

Et pour rappeler son voyage,
Arrivant de tous pays,
Les gitans en pèlerinage
Se retrouvent aux Saintes-Maries.

Outre cette légende, vous retrouvez Alphonse DAUDET, NOSTRADAMUS, Mistral, Marseille etc. et tout cela à travers des clips géniaux.

Pour vous procurer ce beau coffret qui serait un cadeau de qualité pour Noël, rapprochez-vous de Radio Star : RB-Organisation, Téléphone 06 09 53 54 36 - mail : rbaldaccini@sfr.fr

dimanche 11 décembre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (11)



-11- La musique, alliage unique

Dans tous les époques et tous les régions traversées, les Tsiganes ont été connus comme des gens du spectacle, acrobates réputées, montreurs d’ours ou dresseurs de chevaux, ce dont on retrouve déjà des traces en 692 : cette année là, Canon LXI de Trulho menace de six ans d’excommunication tout Chrétien, « y compris Athinganoi », qui donnera en représentation des ours et autres animaux dans le but d’amuser les gens ou de leur dire la bonne aventure.

Poursuivie au fil des siècles malgré de nombreux interdits, cette tradition est maintenue jusqu’à l’époque actuelle par quelques familles du cirque. Musiciens, chanteurs et danseurs gratifiés de dons hors du commun, les Roma ont fait le bonheur des foules anonymes qui leur ont adressé de simples remerciements et de monarques qui les ont largement récompensés.

Depuis les origines, la musique, moyen essentiel d’exprimer émotions et états d’âmes, est peut-être le seul vrai procédé de communication pour ce peuple dont aucun autre ne comprend la langue. Alliage façonné au cours de siècles de migrations apportant dans chaque pays ce qui a été recueilli en chemin, amalgame parfois fantasque d’innombrables influences culturelles, elle se caractérise par une diversité dûe à l’une des rares intégrations qu’aient pratiquée les Tsiganes : se conformer à un moment donné aux arts populaires de l’endroit où ils se trouvent.

Mais, diaboliques instrumentistes, formidables vocalistes dont la différence est dûe tant à une façon de pousser les notes qu’à des sonorités des voix troublantes, déconcertantes et captivantes, ils y ajoutent la personnalité. Leur musique n’est pas simplement belle : elle touche au sublime parce qu’elle parle au cœur. Exprimant la séduction du chaos tsigane, elle fait entrer dans l’intimité d’un peuple misérable mais orgueilleux qui sait en un éclair passer des larmes au rire. Lorsque joue et chante le Tsigane, la vie éclate et bouillonne, libérant toute la disparité et l’ambivalence de son peuple : la caractéristique première de la musique tsigane, c’est l’humeur, heureuse ou triste.

Digérant des genres accumulés au cours de leur continuel périple, les Roma y ont ajouté leurs styles, exceptionnels. Ils ont en partie façonnés les musiques du Proche Orient, celles de l’Europe de l’Este, la musique klezmer juive et bien sûr le flamenco, tout comme leur influence s’est étendue au jazz, lui apportant un toucher et une rythmique de guitare que personne encore n’a égalés.

Dans la musique classique, nombreux sont les grands compositeurs qui ont reconnu, voire revendiqué, une influence tsigane sur leur œuvre, parmi lesquels Bizet, Brahms, Dvorak, Verdi, Rachmaninov, ou Bartok, dont la Rhapsodie Hongroise n°1 s’est nourrie es danses de Transylvaie.

vendredi 9 décembre 2011

Le poinsettia et le miracle de la transformation





Au Mexique, le POINSETTIA est lié à un très beau compte religieux.

L’histoire raconte qu’une jeune fille, du nom de Pépita, marchait tristement vers l’église avec sa petite sœur en cette veille de Noël.

Voyant tous les jeunes qui accouraient vers l’église avec des cadeaux pour l’enfant Jésus, Pépita fondit en larmes sur les marches du perron de l’église.

Elle ressentait cruellement sa pauvreté et se sentit incapable de pénétrer dans la sainte demeure sans honorer la naissance du Christ avec son propre cadeau.

Un sage tenta de la consoler en lui disant : « Pépita je suis sûr que même le cadeau le plus humble donné avec amour sera grandement apprécié ».

Alors Pépita et sa sœur se levèrent, et allèrent cueillir un bouquet de feuilles d’un arbuste commun et peu attrayant qui croissait le long de la route. Elles entrèrent dans l’église et se dirigèrent tout de suite vers la crèche où venait d’être déposé l’enfant Jésus.

En déposant son bouquet, un miracle se produisit, au grand étonnement de tous les participants.

Les feuilles d’un vert ordinaire se transformèrent en bractées d’un rouge intense ; depuis cet évènement, tous les poinsettias sauvages se parent de couleurs flamboyantes durant le temps de Noël.

Peu importe la légende pour les Mexicains, les poinsettias demeurent flores de la noche buena ou les « fleurs de la nuit sainte ».

La plante et ses bractées étaient connues depuis fort longtemps par la population locale.

dimanche 4 décembre 2011

La fin de l’établi : le livre est fermé






Mon père, né dans une caravane, dans laquelle il vécut ses premières années, vivait à sa façon.

Nous avons déménagé plus de cinquante fois dans toute la France. Non, nous ne vivions pas en caravane mon père achetait les maisons avec les meubles avec.

Il aimait bouger alors tous les cinq ans maximum, il vendait le tout et nous repartions. Nous ne gardions que quelques affaires et nos effets personnels. Mais quelque chose que mon père a toujours gardé c’est son établi de menuisier qui était très vétuste.








La première des choses quand nous visitions une maison, mon père se souciait s’il y aurait la place pour installer son établi. Il aimait avoir son endroit où il bricolait. Il savait faire les clefs, refaisait nos talons de chaussures, mais il avait un talent particulier pour travailler le bois. Il passait des heures à faire de merveilleux objets avec quelques morceaux de bois récupérés.

Après son décès, il y a maintenant quatorze ans, mon fils a souhaité conserver l’établi et les outils. Comme il habite en appartement il a demandé à son beau père de lui garder. Jusqu’à aujourd’hui ses outils et son établi était là. Les beaux-parents de mon fils déménagent et où ils vont il n’y a pas de place. Mon petit fils, Mikaël a décidé de brûler le dit établi.

Ce soir j’ai l’impression que tout est vraiment fini et que papa est parti définitivement. Cette antiquité était pour lui précieuse. Il est vrai que nos anciens brûlaient la caravane de ceux qui mouraient.

Cet établi qui est parti en fumée aujourd’hui c’est comme si nous avions réduit en cendres cette chose que mon père a traîné avec lui dans tous ses déménagements : une page est tournée avec le mot FIN.

LE BLÉ DE L'ESPÉRANCE le jour de la Sainte BARBE





Aujourd’hui en Provence la tradition veut que nous semions du blé et des lentilles (voir les autres articles ici : http://vlabbe.blogspot.com/2009/11/le-ble-de-lesperance-tradition.html, http://vlabbe.blogspot.com/2010/12/ble-de-lesperance-sainte-barbe-0412.html

L’on parle de BLÉ DE L'ESPÉRANCE car lorsque l’on achète ces petits sachets de blé, les gains vont pour les enfants malades.






Et il porte bien son nom le BLÉ DE L'ESPÉRANCE : avec le blé, céréale indispensable pour faire la farine, le pain, la paille, du chaume, etc.



La Sainte Barbe est la patronne des mineurs et des pompiers. Les mines ont pratiquement disparus chez nous mais les pompiers nous sont indispensables : BONNE FÊTE A TOUS NOS SOLDATS DU FEU





Tous les jours ils risquent leur vie sur tous les fronts : accidents de la route, accidents domestique, feu, inondation et j’en passe.

samedi 3 décembre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (10)



-10- Des traditions immuables

Malgré ces grands mouvements, la vie des Roma n’a pas connu de bouleversement majeur, et leurs coutumes n’ont que peu changé, ce qui ne surprend pas véritablement dans leur monde conservateur où presque chaque tribu a ses croyances et ses usages particuliers, influencés par le pays où elle habite. Ce qui est vérité pour les uns peut n’avoir aucune importance ailleurs, et il n’y a donc pas de culture universelle, sinon quelques éléments collectifs créant le lien communautaire : la loyauté envers la famille, au sens le plus large, la croyance en Del (Dieu) et Beng (le Diable, et la conviction d’une prédestination.

La communauté est la base de tout, les individus n’existant véritablement que par leur appartenance à des groupes, et les comportements individuels doivent toujours viser à préserver ou améliorer le bien-être de la famille, et avant tout son honneur.
Comme ailleurs, la création de la famille romani se situe dans le mariage, qui a lieu très tôt : 18 ans pour les garçons, et 16 ans, ou même 14, pour les filles. Il est négocié par les parents, mais le père du marié a souvent pris auparavant l’avis de son fils, et dès lors les fiancés ne peuvent sortir ensemble, car au jour du mariage la jeune fille devra prouver sa virginité.

Après que la famille du fiancé eut payé un prix de mariée se déroulent les festivités : la pliash-ka, cérémonie où son beau-père remet à la mariée un collier de pièces d’or, puis le banquet, où pendant plusieurs jours éclatent musique, chants et danses. Désormais, la jeune femme porte le diklo, foulard attestant de son état d’épouse, et il lui est interdit de trouver seule dans une pièce avec un autre homme.
Si elle apparaît souvent aux gadjé en femme sensuelle, libre et provocante, à l’image de la Carmen de Bizet, la Tsigane obéit en réalité rigoureusement aux lois de marime (honte).

Ainsi, a jupe doit descendre au moins au milieu du mollet, et elle doit croiser les jambes devant les hommes. De plus, ses enfants doivent être nombreux, et au sein du clan, c’est la naissance du premier –douze à dix-huit mois après le mariage sous peine de grands malheurs- qui authentifie la création d’une famille.
La Tsigane travaille également à l’extérieur, bien souvent à dire la bonne aventure, tradition séculaire puisqu'au Moyen-âge elle lisait les lignes de la main pour prédire l’avenir à des villageois impressionnés.

De façon générale, les activités professionnelles des Tsiganes sont un peu hors normes, car elles visent toujours à maintenir une essentielle indépendance. Ils exercent donc plus volontiers les métiers du divertissement, de la vente ambulante ou de l’artisanat, et souvent de façon saisonnière. Au grès des circonstances, ils en changent sans difficulté à condition de pouvoir garder leur liberté, car ils ne s’intéressent pas fondamentalement à l’accumulation de biens ou de richesse, exception faite de quelques bijoux.