samedi 1 février 2014

Dépôt de fleurs : commémoration



Ce matin samedi 01 02 2014 à 11 h 00 nous avons pu commémorer "La mémoire de l'holocauste et la prévention des crimes contre l'humanité".

Nous remercions encore la municipalité de Gardanne qui nous a autorisé à faire cette cérémonie et toute les personnes présentes :

Les personnalités :
Monsieur Roger MEI, maire de Gardanne, Madame Yveline PRIMO 1er adjointe, Messieurs Bernard BASTIDE et Joseph MENFI adjoints au maire de Gardanne;
Madame Sylvie BOSSY suppléant de Monsieur Claude JORDA conseiller général
Madame Marie-Françoise PALLOIX élue marseillaise et membre du C.A.R.G.T.
Madame Chantal BUSCA et Monsieur Daniel BUSCA : amicale des déportés et internés
Monsieur MARTIN Président des anciens combattants
Messieurs les porte-drapeau
etc....


Ci-dessous notre discours inspiré de "Memorom" et quelques photos





La commémoration d’aujourd’hui a lieu dans un cadre bien précis, à savoir :

-           Décembre 2002 : le Conseil de l’Europe proclame le 27 janvier « Journée européenne de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité ».

-           Novembre 2005 : l’Assemblée générale de l’ONU proclame le 27 Janvier « Journée internationale de la commémoration en mémoire des victimes de l’holocauste ».

Cette commémoration s’étale sur une semaine et nous remercions la municipalité de Gardanne et son Maire, Monsieur Roger MEI de nous avoir permis d’honorer nos morts et tous ceux qui ont péri dans les camps de la mort.

Les Tziganes ont une histoire faite de persécutions. Ils ont été opprimés et discriminés pendant des siècles pour la simple raison que la société ne les accepte pas comme ils sont. Cette persécution a été poussée à son paroxysme pendant le régime Nazi qui a tué des millions de Tziganes,  et autres minorités. Pendant cette période, les Tziganes ont été soumis à un génocide et ont été totalement privés de leurs droits civils. La discrimination qu'ils subissent et la violation de leurs droits sont de nos jours toujours répandue en Europe. Ces communautés restent les plus détestées et discriminées à travers le continent. Leurs droits de base sont fréquemment violés et les sentiments anti-Tziganes augmentent de façon alarmante à travers l'Europe. Les sentiments xénophobes sont renforcés par la présence de plus en plus visible  d'extrémisme de droite à travers le continent, cette tendance a empiré avec la crise économique actuelle. Dans ce contexte, il est évident qu'il est urgent d'éviter ces dérives dangereuses en mobilisant tous nos efforts afin d'obtenir la reconnaissance de l'Holocauste Rrom et sensibiliser les citoyens sur une des périodes les plus sombres de l'Europe afin d'éviter sa répétition. Néanmoins, on ne peut pas voir les Tziganes uniquement à travers le prisme de la misère et sous une perspective de victimisation. Leur contribution à la culture et à l'histoire est indéniable. Malheureusement, le rôle joué par les Tziganes dans l'histoire nationale et européenne est trop peu reconnu. Ces communautés étaient un des groupes ethniques les plus discriminés pendant la Seconde Guerre mondiale et leur participation dans les mouvements de résistances paneuropéennes est peu connu et est passé sous silence.
La terminologie est toujours une question sensible. Pour respecter et reconnaître toutes les sensibilités différentes qu'une telle question pourrait engendrer, nous voudrions contextualiser notre choix d'utiliser le terme « Holocauste ».
Certains considèrent « Holocauste » comme étant un terme trop chargé historiquement et faisant références aux Juifs. Alternatives comme « Porajmos » ou « Samudaripen », ne sont pas non plus sans connotations. Par exemple, « Porajmos » (dévorer) n'est pas bien accueilli par beaucoup de communautés Tziganes et, parce que c'est aussi un terme offensif synonyme de « viol ». « Samudaripen » (« meurtre en masse ») n'est pas non plus un terme accepté d'un point de vue linguistique. Loin de nier n'importe quelle nuance culturelle, nous croyons que le terme « Holocauste » correspond plus au but de ce projet qui est de sensibiliser le grand public à ce massacre épouvantable. Nous pensons que « Holocauste » est un terme plus reconnaissable par la majorité de la population, qui pour la plupart n'a jamais entendu parler de « Porajmos » ou « Samudaripen ». Pour conclure, notre choix a été fait dans le seul but d'atteindre une audience plus large et d'en faire bénéficier les communautés  Tziganes.



















 





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