jeudi 18 août 2016

Fermeture du camp de DRANCY 18 août 1944



Entrée DRANCY

 
Le 18 août 1944, à quelques jours de la Libération de Paris, le camp de Drancy est fermé, libérant les derniers prisonniers je ne dirais pas juifs mais de toutes sortes. Des milliers d’hommes, femmes et enfants qui  sont passés par cette  antichambre des camps d’extermination pendant 4 ans, le 17 août veille de cette fermeture, un certain Aloïs Brunner et d'autres S.S ont fui dans le dernier convoi, emmenant avec eux 51 otages.

Drancy de son vrai nom : la cité de la Muette. Pour l'histoire, elle portera le nom de la commune où le camp de sinistre mémoire fut implanté : Drancy.

Pour ne pas oublier la majorité des 76 000 juifs de France déportés sont passés par cette antre de la mort mais ils n’étaient pas les seuls pourtant un musée de la Shoa va ouvrir ses portes et lorsque les communautés israélites clament qu’il était temps que l’histoire s’y intéresse c’est dans la normale des choses. Mais pourquoi l’histoire ne s’intéresse pas au sort des tziganes, des handicapés, des résistants, des maquisards, des communistes, des homosexuels etc… à croire qu’il n’y a que les communautés de confession israélite qui auraient été génocides. Pourtant le génocide de ces populations, si énorme soit-il, proportionnellement parlant, n’a aucune mesure avec le samudaripen (génocide tziganes) qui représente, avec près de 800 000 sur les 1 million 750 000 des nôtres recensés à l’époque qui ont péri dans  les camps soit un pourcentage de près de 48%.

Pourtant le Président Sarkozy, en octobre 2007, nous avait assuré par lettre de tout son soutien. En 2015 le Président Hollande nous avait écrit que dans sa déclaration de 2012 il avait publiquement cité la communauté tzigane ce qui équivalait à la reconnaissance du génocide tzigane.
Nous avons fait déposer en 2007 une proposition de loi portant reconnaissance du génocide tzigane par le député de l’époque Monsieur Frédéric Dutoit, en 2008 la même proposition de loi au sénat par le sénateur de l’époque Monsieur Robert Bret et depuis à chaque mandature la même proposition de loi qui régulièrement reste lettre morte.

Il est vrai que l’ex ministre de la justice Monsieur Badinter clame, à qui veut l’entendre, qu’une loi mémorielle ne peut être conçue par des politiques mais uniquement par des historiens. Alors Monsieur Badinter pourquoi la Shoa a-t-elle vue le jour (et ce n’est que justice) sous la pression des politiques et pourquoi cette façon de procéder ne serait pas valable en ce qui concerne le génocide des tziganes ?
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