jeudi 20 janvier 2011

Nous sommes têtus et le dossier de Rosario a abouti






Cette jeune mère de 20 ans, est arrivée avec sa maman en France à l’âge de trois ans et a conservé sa nationalité espagnole.

Elle s’est mariée et maintenant a deux enfants mais son compagnon a fait une bêtise et est incarcéré. Seule elle reste auprès de sa belle-mère comme le veut nos coutumes oui mais pour elle, avec « cette personne » se n’est pas du tout un bien.

D’autre part il faut noter que toute la famille vit sur un terrain non aménagé, dans des conditions non acceptables mais c’est la volonté de la belle-mère. Rosario survit sous le joug de cette marâtre et, sans savoir pourquoi, perd ses droits aux allocations. Cela arrange quelque part sa belle-mère car elle dépend totalement d’elle, elle est en sorte « prisonnière » de cette situation.

A deux reprises des assistantes sociales ont essayé de rendre visite à Rosario à sa caravane mais les forces de l’ordre ont dû intervenir car encore et toujours la belle-mère est intervenue et les a chassées.

Début Janvier, après décision de justice, les enfants ont été retirés à Rosario et là, pour elle tout s’est effondré. Elle s’échappe du joug de sa belle-mère et trouve refuge dans un foyer car elle est menacé par ses beaux-frères. Sa belle famille essaie, lors du passage devant le juge, de récupérer les enfants au détriment de la mère, mais la justice ne s’en laisse pas conter et c’est tant mieux.

N’étant plus contrainte d’écouter sa belle-mère, pouvant circuler, Rosario vient nous voir pour retrouver ses droits aux allocations familiales. Première visite à une permanence CAF où nous souhaitons déposer le dossier avec actes de naissance des enfants, tous deux nés en France et carte d’identité espagnole de Rosario et une adresse sur le sol français. Une employée bornée rétorque inlassablement « carte de séjour » et ne veut rien entendre. Il n’est absolument pas utile, aux européens vivant sur le sol français de posséder une carte de séjour pour prétendre à leurs droits sociaux.

Vu qu’elle est hébergée sur Marseille ce matin nous sommes allés sur Marseille pour faire son dossier CAF : VICTOIRE Rosario retrouve ses droits.

L’association ne baisse pas les bras et connaît assez bien les droits de tout un chacun et c’est tant mieux.

mardi 18 janvier 2011

Marseille et ses bidonvilles


Photo Journal LA PROVENCE

"Le retour des bidonvilles : 100 lieux indignes
Publié le mardi 18 janvier 2011 à 07H59 Journal LA PROVENCE
On les croyait disparus mais les bidonvilles se reforment sans que l'on ne s'en aperçoive vraiment. Mais cet habitat d'un autre âge effectue bien son retour à Marseille huit ans après la disparition du dernier, Campagne Fenouil, à l'entrée de l'Estaque. Où sont-ils situés ? En 2010, la Ville a recensé une centaine de taudis. La majeure partie sont des squats qui ont la forme d'un entrepôt désaffecté, un logement en immeuble, une maison de village ou une... villa cossue et délaissée du bord de mer.
La plupart sont installés à l'entrée des quartiers nord. Sur le Chemin du Littoral (15e), ils ont poussé les unes après les autres. Et la population des bidonvilles, une bonne dizaine à Marseille, est composée à une majorité écrasante de Roms qui viennent essentiellement de Roumanie.
aujourd'hui dans La Provence
On les croyait disparus mais ils se reforment sans que l’on ne s’en aperçoive vraiment. Allez trouver un bidonville sous une passerelle d ’ a u t o r o u t e .
Aujourd’hui, c’est vrai, le bidonville n’a rien à avoir avec celui de l’après-guerre. Il est plus discret, plus petit avec un maximum de 50 personnes contre un... millier pour un seul bidonville jadis. Mais cet habitat d’un autre âge effectue bien son retour
à Marseille huit ans après la disparition du dernier, Campagne Fenouil, à l’entrée de l’Estaque.
Où sont-ils situés ?
En 2010, la Ville a recensé une centaine de taudis. La plupart sont des squats qui ont la forme d’un entrepôt désaffecté, un logement en immeuble, une maison de village ou une... villa cossue et délaissée du bord de mer. Les squatteurs ont les yeux partout. Et hormis cet habitat "fermé", il y a les bidonvilles, des enfilades de cabanes montées de toutes pièces. La plupart sont installées à l’entrée des quartiers nord. Sur le Chemin du Littoral (15e), elles ont poussé les unes après les autres : "C’est moi qui ai construit la première il y a trois mois, explique Vladimir. Puis des membres de ma famille sont venus et ont construit à côté. Ici, on est trente de la même famille mais si un compatriote arrive, il pourra construire la sienne. Il sera le bienvenu." Un compatriote ? Un Rom évidemment. Car la population des bidonvilles, une bonne dizaine à Marseille, est composée à une majorité écrasante de Roms qui viennent essentiellement de Roumanie.
Départ en car de Bucarest.
Arrivé au centre-ville de Marseille qui en abriterait autour de 2 000. "Il y a un car par semaine. Il arrive à la Porte d’Aix. Bucarest-Marseille c’est 80 ¤." Et certains candidats à l’exil viennent s’entasser dans le bidonville du Chemin du Littoral.Ou celui de Felix-Pyat (3e)
collé au stade de football, qui forme une longue chenille de planches enchevêtrées. À un kilomètre, c’est le bidonville des Arnavants (14e) qui a surgi de terre au milieu des entreprises.
C’est le plus pauvre. Si tant est qu’il en existe des riches. "Personne ne vient nous voir ici, se lamente Carmela. Il n’y a pas d’assistante sociale, pas de docteur. Ma mère est malade et mon bébé souffre des yeux. Regardez, ils sont mouillés. On dirait qu’il pleure tout le temps. Il n’y a personne pour nous aider, on doit se débrouiller seul." Se débrouiller pour la santé, pour la nourriture, pour l’eau aussi, pour l’eau surtout. Avec toutes les conséquences que cela comporte. Une borne laissée malencontreusement ouverte a fait couler des torrents pendant plusieurs jours. "Il y en a eu pour 400000 ¤, explique un employé municipal. Et qui doit payer dans ces cas-là ?" Pas les Roms évidemment qui ramènent environ 15¤ par jour dans leur logement de misère. Fruit de la vente de ferraille ou de vêtements exhumés des poubelles. Reste à savoir quelle attitude les pouvoirs publics doivent adopter. On se souvient du dernier épisode de l’été. À Marseille, si on souhaite enrayer le phénomène, on se montre tolérant. À Plombières (3e), ils sont près de... cent sous le même toit. Télé, lits, meubles, chauffage (plus performant que dans certains HLM): ici le provisoire a été bâti pour durer. Et comment mettre tout le monde dehors ? "Ce qu’on fait, explique- t-on en mairie, c’est tourner régulièrement dans la ville.
Si un squat s’est créé depuis moins de 48h, on essaie de le faire disparaître. S’il est là depuis longtemps, on transmet au parquet mais la procédure peut être longue." Pendant ce temps, la police municipale continue à visiter les Roms, à les pousser à scolariser leurs enfants. Et à les mettre en garde contre les bricolages hasardeux avec un vieux poêle ou un câble électrique. Une explosion est si vite arrivée. Et à la Belle-de-Mai, pour ne citer que cet exemple, des bidonvilles sont installés au cœur du village.
Jean-Jacques FIORITO"


REACTION DE NOTRE ASSOCIATION SUITE A CES "BELLES LIGNES"

Ce sont de beaux articles qui d'un côté cherchent à faire pleurer dans les chaumières et de l'autre stigmatisent un peu plus une population en faisant des amalgames qui desservent ces populations.

Mais ce qu'oublient de dire les journalistes de la Provence, c'est que la Mairie de Marseille avait proposé un regroupement des Rrom sur l'ancienne caserne de la Guillermie dans le 15ème arrondissement, qui était une ancienne caserne de gendarmerie où auraient pu loger au moins 150 personnes.

Des crédits avaient été obtenus pour construire un mur de protection en cas d'éboulement de la falaise (ce qui aurait eu des conséquences graves) mais pas plus grave que si du fait de l'effondrement de la dite falaise les 4 ou 5 tours d'habitations construites sur la dite falaise auraient été entraînées dans l'effondrement.

Mais surtout, ce que ne disent pas les journalistes, volontairement ou involontairement, c'est que madame le maire du 15ème arrondissement, accompagnée d'élus de gauche, ont tout fait, manifestations y compris, afin que ce projet ne voit pas le jour.

Cela n'a pas été le cas pour la mise en oeuvre de la grande mosquée de Marseille, toujours dans le 15ème ! Loin de nous l'idée de critiquer la construction de ce lieu de culte. Mais dans la vie il ne peut y avoir deux poids deux mesures : d'un côté on refuse un toit pour des enfants et familles Rrom, ont refuse des lieux de culte à cette même minorité ethnique, lorsqu'il y a des rassemblements oeucuméniques c'est la police qui vient les chasser. De l'autre tout est fait pour la pratique du culte musulman.

La liberté en France doit être la même pour tous et la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état doit être appliquée de la même façon pour tous les cultes, sans exception ou alors les mêmes droits pour tous les cultes.

Tout comme doit s'appliquer de la même façon pour tous les ressortissants de la CEE la loi concernant la libre circulation des biens et des personnes.

Pour en revenir aux bidonvilles, la Guillermie n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, il est certain que si cet hébergement avait vu le jour on ne parlerait pas de bidonvilles et les enfants seraient à l'école et vivraient comme tout le monde. Tout comme le fait d'avoir fait éclater le "gang des poussettes" sur lequel, Médecins du monde entre autres, pouvaient intervenir.

Aujourd'hui à Marseille le "gang des poussettes" n'existe plus ! mais il s'est créé du fait de l'éclatement plusieurs "gangs de poussettes" (ainsi appelés parce qu'ils chinaient avec de vielles poussettes d'enfant), plus aucun contrôle médical et autre possible.

mardi 11 janvier 2011

Il en faudrait d'autres comme ce monsieur



Aujourd’hui 11 janvier 2011, l’association NOTRE ROUTE, sur sa sollicitation était reçue par Monsieur l’Adjoint au Maire de Marseille délégué à la Lutte contre l’Exclusion, Intégration Unité d’Hébergement d’Urgence Samu Social : Monsieur Michel BOURGAT. Cette demande avait été formulée par nos soins dans le cadre du plan grand froid sur les personnes concernées Rrom, SDF et autres.

Après une présentation sommaire de notre association, notre surprise a été grande de voir et d’écouter un Homme, médecin de profession, qui a très bien compris le sens de notre demande et dont les réponses ont laissées entrevoir de réelles solutions, non en ce qui concerne le parc locatif privé, mais en en ce qui concerne le parc public. Il nous a également convaincu de sa volonté de créer des aires de stationnement sur Marseille (trois) sans tenir compte de l’existante, ainsi qu’une ou deux aires de grand passage dans la perspective de Marseille 2013.

Nous sommes persuadés d’avoir eu à faire à un interlocuteur doté de grandes qualités humanistes d’autant qu’il nous a affirmé qu’il est et sera à notre écoute sur les problèmes auxquels sont confrontés nos populations.

Nous ne pouvons qu’être en phase, avec les raisonnements avancés de cet élu, qui a reconnu avec nous que toutes les tentatives de récupération politicienne ne peuvent être que néfastes à nos communautés.

Il serait souhaitable que beaucoup d’élus, de tous bords, aient une telle vision des choses et une telle volonté de réalisation, la population Rrom aurait peut-être alors rapidement des lendemains chantant.

Mais ne nous leurrons pas rien n’est encore gagné et rien ne le sera sans la lutte permanente de nos organisations, mais soyons sûrs que ce ne sera jamais la récupération politique qui règlera la situation des Rrom en France mais aussi en Europe et dans le monde.

dimanche 9 janvier 2011

LES GITANS





Ils sont passés par l'Asie,
Par l’Inde et par la Mésopotamie.
Ils ont traversé la France,
Puis l'Espagne au pas de danse,
Et même s'ils devinrent Sévillans,
Ils sont toujours des Gitans.

Ils sont passés par l'enfer
Quand la haine leur a mis des colliers de fer.
Par leurs chants, ils survécurent
A la pluie rouge des tortures,
Et même s'ils tombèrent dans les camps,
Ils sont debout, les Gitans.

Leur musique aujourd'hui est un livre d'histoire
Qui s'écrit dans un cri, un cri de désespoir,
Plein d'espoir.

Quand leurs guitares s'envolent,
Quand leurs pieds frappent le sol,
Je m'habille d'une robe rouge de gitane,
Et quand leurs voix s'élèvent,
Quand leurs danses me soulèvent,
Je deviens le soleil et la flamme.
Tout au long de leur chemin,
Ils ont mis leur grand drapeau de musiciens.

Les guitares comme des pinceaux
Laissent des couleurs Flamenco
Et comme ils chantent depuis 1000 ans
Ils sont partout les gitans

Leur danse aujourd’hui c’est le feu d’un regard,
La nudité d’un geste, un geste où le désespoir,
C’est l’espoir.

Quand leurs guitares s'envolent,
Quand leurs pieds frappent le sol,
Je m'habille d'une robe rouge de gitane,
Quand leurs voix frappent le cœur,
Quand leurs mains sont en pleurs,
Je voyage tout au fond de leur âme.

Et je pars aux Saintes-Maries d’ la Mer
Pour voir enfin Sara,
La Camargue, l’église et les prières.
La foule vient pour Sara.

Quand leurs guitares s'envolent,
Quand leurs pieds frappent le sol,
C’est pour elle, pour leur Sainte, leur Patronne.
Quand leurs voix chantent encore,
Et de plus en plus fort,
C’est pour elle, pour Sara, qu’ils se donnent.
Jusqu’au ciel.

Et tous les Gitans
L’accompagnent en chantant,
Jusqu’au ciel.

Paroles : Cristina Magdalena, Christophe Andréani

samedi 8 janvier 2011

Gérard FERRER y Alma Ritano LA BOHEME

La Hongrie a promis de régler le dossier des Roms au cours de sa présidence




Le sort de dix millions de Roms

Les Roms seraient environ dix millions en Europe, dont ils constituent la plus grande minorité sans État, et la plus discriminée, selon différents rapports de la Commission européenne et du Parlement européen.

Or, le gouvernement du conservateur Viktor Orban, qui a pris la présidence tournante de l’UE le 1 er janvier, veut faire de l’intégration des Roms au niveau européen l’une des priorités de sa présidence semestrielle.

Cette communauté compterait environ deux millions de personnes en Roumanie, 800 000 en Bulgarie et en Espagne. En France, 400 000 personnes sont recensées comme « gens du voyage et Roms ». En Italie, ils seraient environ 140 000. D’importantes communautés vivent aussi en Slovaquie et dans les Républiques de l’ex-Yougoslavie.

Venus d’Inde au XI e siècle

Les Roms sont à l’origine un peuple nomade, dont les ancêtres ont quitté le Nord-Ouest de l’Inde au XI e siècle et ont été capturés et vendus comme esclaves en Asie mineure, avant de se disperser à travers l’Europe et dans le reste du monde.

Sans territoire délimité, ils sont liés par une longue histoire et une langue commune, le romani, dérivé du sanscrit.

Souvent considérés avec méfiance et victimes de rumeurs comme tout groupe nomade, ils feront l’objet d’une sédentarisation forcée en Europe à partir du XIV e siècle. En Roumanie, ils seront réduits en esclavage jusqu’en 1856.

Cette population a reçu des noms différents, selon les pays d’accueil : en Espagne, on parle de « gitans », une déformation « d’Égyptiens » car les premiers Roms arrivés en Europe occidentale se disaient originaires de la « petite Égypte » (Grèce byzantine).

Ceux qui ont vécu dans les pays germanophones sont appelés « manouches » (de « manush », « être humain » en romani), mais on parle aussi de « Bohémiens » car les Roms sont parfois passés par la Bohême, ou de « Sinti » (de Sind, une région aujourd’hui pakistanaise, et autrefois indienne). Ils sont parfois baptisés « Tsiganes » (du grec athyinganis, « ceux qui ne touchent pas » car ils saluaient initialement les mains jointes).

À tous ces termes, cette minorité transnationale préférera à partir de 1971 l’appellation Rom («homme » en romani), adoptée par le Conseil mondial rom.

Les Roms, toujours considérés comme indésirables en Europe, où ils s’entassent dans des bidonvilles et subissent des expulsions à répétition, sont à plus de 90 % sédentaires.

Discrimination à l’embauche

Ils connaissent un fort taux de chômage, une grande pauvreté. Beaucoup d’enfants sont peu, voire pas du tout scolarisés, et ont une espérance de vie inférieure de dix à quinze ans à la plupart des populations européennes. Ils subissent une discrimination à l’embauche, pourtant sanctionnée par la législation européenne, selon un rapport de la Commission de Bruxelles en date du 2 juillet 2008.

Ils luttent pour la reconnaissance d’un « génocide oublié », le « Samudaripen » : 250 000 à 500 000 Tsiganes, considérés comme membres d’une « race inférieure », furent massacrés par les nazis et leurs collaborateurs pendant la Seconde Guerre mondiale. Environ 20 000 d’entre eux périrent dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

En Hongrie, les attaques violentes perpétrées contre les Roms en 2008 et 2009 ont fait six morts, dont un petit garçon de quatre ans.


Article de Alsace.fr

mercredi 5 janvier 2011

Du Nord au Sud, de tous bords le même constat





2010 vient de se terminer sur constat de stigmatisation outrancière de nos populations. Lors du premier trimestre sur demande de madame le maire de Lille madame Martine AUBRY (socialiste) un camp de Rrom sera évacué par la force dans sa commune, alors que selon les règles définies par la CEE dans le giron duquel ont été intégrées la Roumanie et la Bulgarie depuis 2007 et qui stipule que les membres de la CEE ont droit à la libre circulation des biens et des personnes dans cette Europe communautaire.

Le 28 juillet 2010 le Président SARKOSY définissait les règles de démantèlement de camps dit illicite dans lesquels se regroupent des familles Rrom et suite a cela le renvoi dans leurs pays des expulsée moyennant une somme d’argent et l’attribution de millions d’euros aux pays concernés aujourd’hui c’est grosso modo entre 200 et 250 millions d’euros qui ont été dépensé par le gouvernement Français sous la houlette de messieurs HORTEFEUX, BESSON et LELOUCH alors que cet argent aurait pu être utiliser pour proposer des solutions adaptées à la situation des Rrom en France d’autant que cet argent les Rrom renvoyés dans leurs pays n’en verront pas la couleur car leur pays de naissance l’utiliseront certainement a d’autres buts.

Cette situation a soulevé en France et en Europe un tollé de grande ampleur mais ce qui est un peu anachronique c’est que lors des manifestations de soutien aux Rrom notamment celle du 04 septembre des personnes se disant membres d’association de défense des Rrom ont défilé non pas avec le badge de leur association mais arborant fièrement le badge de partis politique qui ont tout fait pour récupérer le mécontentement des Rrom a de basses fins politiciennes et les photos que nous avons en notre possession prouvent nos dires.

Dans le dernier trimestre de 2010 alors que la pression semblait être retombée monsieur le maire socialiste de Lyon Monsieur COLLOMB faisait expulser un camp de Rrom dans le quartier de Vaisse.

Dans ce même temps les Préfets, les Maires, le Gouvernement, monsieur BARROSO madame REDING tous les groupes politiques a l’assemblée nationale ont été interpellés par nos soins et ceux qui vont sur notre blog ont pu voir et nos interventions et les réponses qui nous ont été faites.

Nous espérons qu’en 2011 des solutions adaptées seront apportées pour le bien être de nos populations et que l’on ne compte pas sur nous pour rester les bras croisés nous nous ferons un devoir d’intervenir a tous les niveaux dés que le besoin s’en fera sentir.

Cela ne nous empêche pas de souhaiter une bonne année a touts nos populations en gardant les yeux bien ouvert sur tous les mauvais coups qui pourraient nous être portés.

Et nous nous élèverons avec force chaque fois que des photos telles que celles qui suivent apparaitront et qui ne doivent plus avoir cours dans ce pays qui se dit civilisé ou dans tout autre.

lundi 3 janvier 2011

Histoire et Vie des Gens du Voyage (suite)




Reprenons nos activités et en l'occurence notre histoire


En France le 06 avril 1940, avant même la demande d’Armistice, le gouvernement du maréchal PETAIN, a ordonné aux préfets de procéder aux rassemblements et à l’internement des Tziganes dans les camps appelés officiellement « camps de concentration ».

Dans 56 camps en France, 30 000 Tziganes français seront internés. Ces camps serviront de centre de regroupement pour l’extermination systématique.

Outre la France, les victimes tziganes furent déportées d’Allemagne, d’Autriche, de Tchécoslovaquie, de Hollande, de Roumanie, de Russie, Bulgarie, Grèce, Italie, Espagne.

Dans les camps d’AUSCHWITZ BIRKENAU, les tziganes étaient tatoués de la lettre Z et devaient porter sur leurs vêtements le triangle noir des a-sociaux. C’est à partir de là que le pool de médecins SS cités auparavant ainsi que le sinistre docteur Joseph MENGELE effectueront sur eux leurs infâmes recherches. A CHELMNO 18 000 tziganes furent assassinés.

Les tziganes polonais du ghetto de Varsovie furent gazés à TREBLINKA. Les spécialistes des recherches sur l’holocauste, jugent à 100 000 le nombre des tziganes qui périrent dans le camp de SOBIBOR.

Aujourd’hui tous les historiens s’accordent à dire que la communauté tzigane a perdu plus de 500 000 des siens dans les camps de concentration.

Le pape Jean Paul II qui a demandé pardon au peuple juif au nom de l’église catholique n’a pas jugé utile d’associer notre communauté à ces manifestations de repentance, nous obligeant à émettre le vœu d’y être associé. C’est nous semble-t-il continuer à nous rejeter, nous considérer comme a-sociaux. La canonisation de Ceferino MALLA (EL PELE) n’y changera rien.

En Juillet 1990 le parlement européen nous a fait une petite place en nous reconnaissant ethnie européenne. Nous pensons que reconnaître le génocide dont nous avons été victimes aurait été un geste oh! Combien plus significatif, comme l’a fait le gouvernement hongrois. Ce dernier a pris la décision de commémorer chaque année, à compter du 16 avril 2001, le souvenir des tziganes victimes de l’holocauste. De plus aux termes d’un décret du ministre de l’éducation, une leçon sera consacrée dans les écoles secondaires concernant ce chapitre lugubre de l’histoire. Nous trouvons que c’est une bonne chose car il est important pour vivre le présent et tenter de prévoir l’avenir, de bien connaître le passé.

Les tziganes victimes des persécutions ont d’abord été enfermé dans les camps car les nazis voulaient une Europe aryenne : c’était donc la mort systématique qui les attendaient.

Les camps de la mort (vernichtungslaver) ou centre de mise à mort n’étaient pas des camps de concentrations, leur but n’était ni le travail forcé, ni l’emprisonnement mais la mort immédiate par gazage. Ces camps étaient très souvent situés sur des nœuds ferroviaires (sauf Chelmno) afin de faciliter le transport des tziganes et juifs d’Europe (en particulier Auschwitz /Birkenau). Ceux-ci emmenés par convois entiers des quatre coins des pays occupés qui acceptaient leur déportation, voyageaient dans des conditions lamentables (100 dans des wagons prévus pour 40), pas d’eau, peu d’air et ce durant des jours et des nuits.

Arrivés dans ces camps, dépouillés du peu qui leur restaient, les tziganes défilaient nus devant les médecins SS. Première sélection, la vie, la mort ? Les femmes avec des enfants et les vieillards étaient généralement voués aux chambres à gaz, les plus solides étaient conservés temporairement pour finir à leur tour gazée une fois devenue improductifs. Avant le passage aux « douches » tous avaient la tête rasée et leurs cheveux récupérés servaient à la confection de chaussettes, feutres, couvertures. Un kommando était chargé d’inspecter leurs bouches afin de marquer ceux qui avaient des dents en or. Après ces différentes visites les déportés allaient à la douche pour la désinfection (chambre à gaz) ou allaient dans la cabine du camion à gaz et les SS attendaient qu’il fasse son effet : une trentaine de minutes pour les chambres utilisant le zyklon B et un peu plus longtemps pour les autres gaz (gaz d’échappement ou monoxyde de carbone).







Dans le camp de Chelmo, dans les camions à gaz le sonder kommando constatait souvent qu’ils restaient des personnes vivantes, qu’à cela ne tienne, elles étaient brûlées vives.



N’oublions pas non plus qu’en Janvier 1940, 250 enfants appelés « petits lapins d’inde » ont servi de cobayes pour des expériences scientifiques et que le 1er août 1944, durant la première heure 4 000 gitans seront gazés et brûlés à Auschwitz Birkenau, ce qui restera dans nos mémoires comme la « nuit des gitans » (zigeunernacht).


RAPPEL :

Entre 500 000 et 750 000 tziganes sur les
1 700 000 qui vivaient en Europe à cette époque ont été exterminés pour rien dans les camps de la mort… ou parce que personne, aucun pays, aucune organisation n’avait élevé la voix pour les défendre.

samedi 1 janvier 2011

2011 est là TOUS NOS VOEUX




Tout le bureau et les membres de notre staff se joignent à moi pour vous présenter tous leurs meilleurs vœux pour 2011 ;

Nous espérons toutes et tous que cette nouvelle année voit l’amélioration de vie pour tous ceux qui en ont besoin : SANTE, BONHEUR, TRAVAIL, TOIT et UNE TERRE D’ACCUEIL etc.

Encore une fois notre association souhaite que la loi pour la reconnaissance du Samudaripen soit votée.

Mais nous rêvons également d’aires de stationnement, de passage. Et nous avons l’espoir que les regards vis à vis de nos populations soient plus cool.

Nous remercions toutes les personnes qui nous suivent régulièrement et nous soutiennent et les échanges que nous avons sont enrichissants.

Véronique LABBE
Présidente de l'association NOTRE ROUTE


vendredi 31 décembre 2010

355 articles en 2010 sur notre blog

Comme il est de rigueur en fin d'année : rappel de nos articles par mois

Nous tenons à remercier tous nos lecteurs et espérons en avoir encore plus l'année prochaine


JANVIER 28 billets
o
 Courriel envoyé à la Présidence de la République
 L'ONU vient de répondre
 Courriel envoyé au Parlement Européen
 Courriel envoyé à l'ONU
 Réponse de TF1 par la voix de son médiateur
 Réponse de France 3
 TF1 nous répond !
 Aires d'Accueil et de Passage : lois non respectée...
 Le Journal LA PROVENCE fait aussi de l'information...
 Le journal de 20h00 sur TF1 et ....
 Une dépêche de l'Agence France-Presse, mercredi 02...
 A nouveau à l'antenne demain 28/01 à 07h20
 TF1 omet volontairement de relater l'histoire
 Cela fait 65 ans que le camp d'AUSCHWITZ était lib...
 Sans réponse j'ai téléphoné à FRANCE 3
 France Bleu Provence Toulon : la présidente à l'an...
 Nouveau message envoyé à France 3 concernant PLUS...
 Réponse très floue
 Nos adhérents de la Millière aux voeux de leur mai...
 A NOUVEAU L'IMAGE DES GITANS DENATUREE ET EMPREINT...
 Le cirque ROMANES à PARIS prolonge ses représentat...
 VOEUX DE L'ASSOCIATION
 Histoire et vie des gens du voyage (suite)
 Une triste page d’histoire oubliée
 Suite de l'affaire BARSAC
 REVEILLON AVEC LE CIRQUE ROMANES
 TF1 met le cirque ROMANES à l'honneur
 VOEUX DE L'ASSOCIATION

FEVRIER 9 billets

 Gérard FERRER
 L'ARMEE DU CRIME
 Jusuf Saip: Mémoires d'un gitan qui nous a tous in...
 Disparition du chanteur flamenco Fernando Terremot...
 Histoire et vie des gens du voyage (suite)
 Bonne Saint Valentin à tous les amoureux
 Nous avons besoins de vous tous
 Histoire et vie des gens du voyage (suite)
 02 Février 2006 SALIERS : mémoire pour les 700 git...

MARS 21 billets

 Préparation de la journée internationale des Rrom ...
 LIBERTE : le film et un livre : La tragédie oublié...
 LIBERTE de Tony GATLIF : un clin d'œil à une éven...
 Il meurt brûlé : un enfant gitan de treize ans
 Un rêve évanoui (1ère partie)
 20 Mars : le printemps
 18-19 Mars des dates importantes
 Réponse de l'Elysée au courriel du 29/01/2010
 Les derniers tziganes en image
 Un très beau titre de Jean FERRAT
 Un de nos derniers poètes vient de disparaître
 Je ne suis pas parfaite, malheureusement je suis c...
 Partageons un moment émouvant
 Mail envoyé à DESINFOS.COM
 Un crime contre l'humanité au cœur de l'Europe - D...
 L'ineptie poussée au paroxysme : jusqu'où va les c...
 8 MARS 1910 – 8 MARS 2010 : Les droits des femmes ...
 Acrostiche sur les prénoms de mes petits enfants
 Les diseuses de bonnes aventures : Les commentaires ...
 Suite sur "Les diseuses de bonne aventure"
 LES DISEUSES DE BONNE AVENTURE

o AVRIL 19 billets

 1er MAI
 Une nuit aux URGENCES DEBORDEES
 Prière Sévillanne
 Histoire et vie des gens du voyage (suite)
 Hommage à son père
 Où en sont les Rrom des anciens pays de l'Est aujo...
 La croix de Camargue
 L'AMITIE
 Pour tous mes ami(e)s
 C'est le poème préféré de Nelson Mandela.
 La mémoire des gitans
 Racisme, marginalité : le triste sort des Roms
 Un drame s'est produit ce matin
 Ils préparent leur avenir
 En cette journée internationale des Rrom
 Journée internationale des Rrom le 08 avril
 Une légende roumaine en musique
 MADRE INDIA
 La France des camps : 1ère diffusion le jeudi 08 a...
o MAI 26 billets
 Le chant des partisans - Philippe Léotard
 Ochi Chorgna Philippe Léotard
 Histoire et vie des gens du voyage (suite)
 Bonne fête des mères
 Nous étions présents à Marseille pour la manifesta...
 Gérard FERRER Piensa Mi, La quiero a Morir etc
 Les Saintes Maries de la Mer et les gitans
 Sainte Marie Jacobé et Sainte Marie Salomé
 PRIERE A SARA
 Liberté d'expression ?
 Alexandre ROMANES
 Les gitans menacent de bloquer l'accès au centre v...
 Roma y Yardani 1
 Les Saintes-Maries-de-la-Mer 18/05/2010
 Intervention de l'association auprès de l'Elysée
 Le 29 mai cela fera un an : Hippolyte BALIARDO
 Fête de l'insurrection gitane
 Le pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer
 19 mars 1962 : c’est gagné !
 Roma y Yardani En el Teatro les montreurs d I...
 Les Princes du Bac Sauvage :Roma y Yardani
 A vos portes monnaie
 Informations utiles
 HOMMAGE à JOSE REYES par CANUT
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jeudi 30 décembre 2010

Fier d'être gitan, Il faisait de la résistance et était GITAN, Oiseaux de passage (Urs Karpatz)




Vous trouverez ci-dessous trois textes (entre autres) que j'ai lu lors des commémorations des crimes racistes devant toutes les autorités à Marseille


Fier d’être gitan

Lorsque que je vois ton regard, toi le non gitan, je ne lis qu’intolérance, haine, mépris pour ce peuple errant auquel j’appartiens et que tu appelles dédaigneusement « bohémien ».

Quel que soit ma destinée, quel que soit ces refrains irrespectueux, si mon voyage aujourd’hui s’arrête devant ta porte, sache que je serais toujours fier d’être gitan.

Entre le ciel bleu et l’herbe verte voguera toujours la roue de couleur rouge de la roulotte d’un circassien.

Vous qui utilisez barbelés, mille tranchées et multiples blocs de pierres empêchant nos familles gitanes de se reposer, offrant l’accès de vos terrains à des jeunes pour assouvir leur soif de fêtes damnées, que Dieu pardonne ces choses insensées, qu’il vous pardonne vos absurdes préjugés.

Quelle hypocrisie contre ce peuple en permanence mis l’index le désignant comme boucs émissaires de tous les maux de la terre.

Vous qui avez préféré, sur les pavés mouillés le claquement des bottes nazies aux bruits lointains de nos roulottes sur ces mêmes pavés.

Que Dieu te garde sans oublier nos différences tant de fois rappelées.

Ce que l’histoire oublie volontairement faute d’historiens bien intentionnés, c’est ce qu’on subit nos aînés avec force et courage, tombés comme beaucoup d’autres, sous les obus pour un bien être dans la liberté.

Où sont les monuments élevés à la gloire de nos gitans français disparus ?

Où sont les rappels honorifiques concernant ce peuple au nom de la fraternité ?

Est-ce qu’un gitan tombé sous le feu de l’ennemi pour la patrie n’a pas le sang de la même couleur que tout un chacun.

Lors du départ pour Drancy, les gitans n’étaient certainement pas en 1ère classe.

Mon peuple n’a pour se réfugier que sa seule foi pour faire avancer sa cause.

Est-ce que nous devrons payer encore longtemps le prix du silence pour que soit reconnu le sacrifice de nos anciens !

Peuple tzigane, si souvent décrié, vomit, mit à l’index, que ta bonté, ta gentillesse soit l’élément qui étouffera les cris de tes ennemis.

Si seule nos femmes que l’on dit belles ou la musique de nos peuples vous conviennent, nous croyons qu’il faut aller plus loin pour nous comprendre.



Il faisait de la résistance et était GITAN


1941 en France ce jeune gitan de 19 ans travaillait à la SNCF où il conduisait les trains de marchandise.

Mais un jour, alors qu’il rentrait chez lui, sur le Pont Neuf enjambant l’Yonne ils sont arrivés et l’ont arrêté. Il n’avait pas perçu le bruit de leurs bottes, il avait été dénoncé comme gitan.

Il a dû, contraint et forcé, monter dans un wagon à bestiaux, qu’il ne conduisait pas mais dans lequel il était passager en partance vers où ? il ne savait pas ou le savait trop.

Ce wagon était bondé et il avait très peu de place pour se mouvoir. Le train s’est alors ébranlé et c’est à l’arrivée, à l’entrée du camp de Sobibor, que Jean a vraiment compris.

Pourquoi lui et les autres avaient été enlevés à leurs familles, dont le seul crime : être nés gitan, juif ou autres.

Combien sont partis pour ne jamais revenir ? Combien n’ont pas compris pourquoi la guerre s’étant terminée en 1945, 10 000 gitans n’ont été retrouvés et libérés qu’en 1946.

Sommes-nous maître de notre race ? Est-ce que nous décidons de notre couleur de peau ?

Jean entre autres, passera deux ans dans ces camps où il a trimé servant aussi d’interprète. Il aura la chance de s’enfuir (ce qui ne fut pas le cas pour tout le monde).

A son retour, sa vision de la vie sera totalement différente. Il se révoltait sur tout et pour tout. Il avait d’énormes difficultés à nous parler ce ces années d’horreur qui l’ont tellement marquées et refusait de parler de tous ceux qui nous avaient quitté.

Il nous disait par contre d’être vigilants afin de ne plus revivre ce qu’il avait subit avec ses millions de compagnons d’infortune.

C’est sûr Papa que nous sommes et restons vigilants et nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour que les 42,8% de gitans qui ont péri dans les camps voit enfin leur génocide reconnu afin de faire cesser ce racisme envers les communautés gitanes mais aussi contre toutes les ethnies minoritaires.



Oiseaux de passage (Urs Karpatz)

Hier, ils étaient à Auschwitz (Birkenau)
C’était le rendez-vous de mes frères tziganes
En ce jour de novembre
Etaient au rendez-vous des milliers d’âmes tziganes.

Ils étaient comme des enfants
Ils étaient naïfs et confiants
Ils étaient comme des enfants
Leurs bourreaux l’ont écrit.

Ils ne savaient pas que ce campement là
Serait le dernier
Ils le comprirent enfin
Quand leurs frères un matin partirent en fumée.

Comme oiseaux de passage
Les martyrs là ont été oubliés.
Ils étaient des milliers
Mais toi, frère tzigane, tu ne te plains jamais ….

Il reste de grands arbres
Que nos pères ont planté.
Il reste de grands arbres : ce sont des peupliers

Nos pères s’en sont allés.
Sous l’archet de novembre
Ces arbres portent les plaintes des violons violés
Et les pluies de novembre
Roulent en grosses larmes sur les grands peupliers

Ils étaient comme des enfants
Ils n’avaient pas compris
Ils étaient naïfs et confiants
Leurs bourreaux l’ont écrit

mercredi 29 décembre 2010

O Lungo Drom –Le Long chemin-



Venus du Nord de l’Inde tout au long d’une migration très longue, ceux que l’on appelle aujourd’hui Rrom, sont présents dans toute l’Europe depuis au moins six (6) siècles, si ce n’est plus. Mais une constante est la notre depuis le début et que nous y sommes : méfiance, rejet et même, ce qui est plus grave PERSECUTIONS. Il n’y a, comme le dit si bien Alexandre ROMANES « pas beaucoup de gens qui se trouvent moins bien qu’un gitan ».

Nous sommes désignés sous diverses appellations selon l’époque et la provenance à laquelle on veut bien nous rattacher : Bohémiens, Egyptiens, Romanichels, Manouches, Gitans, Tziganes, Rrom. Cette pluralité d’appellation est déjà un signe de notre éparpillement et de notre diversité multi culturelle. Cette difficulté à nous identifier précisément n’a jamais été un obstacle pour nous désigner comme bouc émissaires responsables de la majorité des maux surgissant dans vos sociétés. La répression féroce exercée à notre encontre et toute aussi ancienne que variée allant de l’esclavage à l’extermination, en passant par toutes les sortes d’humiliation : incarcérations, bannissement, stérilisations eugéniques, l’arrachement des enfants à nos familles, l’assimilation forcée et nous en passons.

Quelques rappels de dates : en 1682, Louis XIV ordonne la condamnation aux galères de tous les hommes bohémiens sans procès et à perpétuité et ordonne également que leurs femmes voient leurs cranes rasés ainsi que la séparation d’avec leurs enfants, lesquels seront tous expédiés dans les hospices : que d’éclipses dans la grandeur du roi Soleil au cours de son règne.

Au siècle dit des lumière, les philosophes n’ont pas été d’avantage brillant sur la question des bohémiens, définis dans un article de l’ »Encyclopédie » comme une espèce déguisée, de manants et vagabonds sous des habits grossiers, mystificateurs et voleurs.

En 1802, plusieurs centaines de bohémiens au Pays Basque sont emprisonnés dans le but de déportation en Louisiane. Le projet ne voit pas le jour mais la mise à l’index continue. Des tentatives de sédentarisations forcées sont faites au XIXème siècle, qui toutes échouent. Autant essayer de sédentariser des caribous, des baleines etc.. Dans l’univers bourlingueur pourquoi ne bourlinguerions-nous pas demandait « Alexandre ROMANES lors d’un entretien téléphonique.

Au XXème siècle la science vient au secours des politiques de répression des gens du voyage, appellation administrative de nos populations afin de nous différencier des autochtones L’eugénisme et le souci de « protection de la race » préparent le terrain à leur internement dans les camps de concentration dès 1940, puis à leur déportation massive vers les camps d’extermination à partir de 1942. Il est à noter que c’est au moins 750 000 voire UN MILLION selon certains, le nombre de Rrom d’Europe morts sous le nazisme.

Aujourd’hui, si la méthode n’est pas comparable la résultante a les mêmes effets pervers (il faut se débarrasser de ces éternels indésirables par leurs expulsions massives) sans savoir si dans leur pays de naissance d’autres méthodes plus radicales ne s’opèreront pas. Et pour se masquer la face on attribut des millions d’euros aux gouvernements concernés sachant pertinemment que ce n’est pas de cet argent dont les Rrom ont besoin, qui soit dit en passant n’en verront jamais la couleur car fait unique les Rrom ne rêvent pas d’une patrie comme le souligne dans « l’Odyssée des Tziganes » Isabel FONSECA.

La nostalgie qui nous anime est insolite, c’est une nostalgie de nulle part et partout, un constant désir d’ailleurs et partout et de mouvement « O Lungo Drom –Le Long chemin-«

L’angélisme à notre sujet n’est pas de mise pas plus que la victimisation, nous sommes et voulons rester un peuple à part, sans confusion avec le monde « Gadjos » (non gitans) car notre volonté est de préserver nos us et coutumes ancestrales.

Ce qui implique pour nous des règles internes rigides. Certaines que ne peuvent respecter les gadjos même au sein d’un groupe comme cela se fait dans nos communautés et si cela gêne quelque un(e)s qui se veulent ou se disent Rrom, leur refus de ces notions démontre qu’ils (elles) n’ont aucune attache ancestrale avec nos populations. Le fait d’avoir perdu la possibilité d’exercer nos métiers traditionnels, compatibles avec notre mode de vie librement consenti nous a contraint à avoir recours à l’assistanat social, ce qui parfois pose problème.

Mais la stigmatisation totale de nos communautés et notre renvoi massif hors du territoire français ne sont et ne seront jamais une solution adaptée sauf peut-être si les sommes entre (200 et 250) millions d’euros dépensées pour ces expulsions étaient investies dans des projets plus judicieux nous concernant.

Et alors peut-être nous disons bien peut-être les Rrom et gadgés pourraient faire un bout de chemin ensembles et alors là la méconnaissance tombant, la notion de racisme serait alors plus qu’un mauvais souvenir, tout au moins en grande partie

mercredi 22 décembre 2010

TONIO (nouvelle de Jean-Pierre PROPHETE)






Quelques jours... ça ne faisait que quelques jours que Tonio s'affairait entre quatre murs sales, tachés de sang, dans ces abattoirs de Séville.
Un boulot pas très valorisant certes, mais qui avait au moins le mérite de le sortir du désespoir dans lequel il s'était enlisé de plus en plus profondément. Il réapprenait à vivre, à redresser modestement sa tête d'homme.

Ce qui l'avait surpris au premier abord, c'était l'odeur, particulière, qui vous pénètre par tous les pores, s'incruste dans les tissus et ne vous quitte plus, mélange de sang, d'urine, de graisse et de merde... et puis il y avait par dessus tout cette odeur de mort qui planait dans tous les coins. Celle-là il la connaissait depuis longtemps. Il avait réussi à se l'apprivoiser. Mais le pire, c'était surtout ce sol, ce sol traitre, glissant, comme savonné par un larbin zélé... une vraie patinoire.
Regarder où l'on met les pieds... – enfin les pieds... le pied plutôt, et surtout cette foutue prothèse qui lui servait de jambe droite et qui pouvait à tout moment lui jouer un sale tour.
Rester debout, rester digne, éviter de s'aplatir comme une serpillière usée... éviter les rires que ne manquerait pas de déclencher chez ce nino qui l'accompagnait, la vue de ce pathétique « payaso» essayant vainement de se redresser en agitant désespérément son pilon... la honte ! … Rester digne... toujours !


Des clameurs extérieures, suivies de crépitements de poêle à frire l'arrachèrent à sa morosité. Les arènes toutes proches étaient en ébullition.
Nino ! Tu es prêt ? Le premier toro ne va pas tarder à arriver, et à mon avis il va lui manquer une oreille ou peut être les deux...
Et peut être aussi la queue Tonio
Y el rabo tambien nino, porque no ?

Les crépitements redoublèrent.
Ça devait être bien pensa Tonio
C'était la première fois depuis qu'il avait pris ses nouvelles fonctions qu'avait lieu une corrida et c'était la première fois aussi que, par la force des choses, il n'y était pas.
Et maintenant, pour la première fois aussi, il allait voir arriver des toros morts sans les avoir vus combattre. Il pourrait les caresser, leur tâter les cornes, juger l'estocade... Piètre consolation peut être... mais retrouver cette odeur, retrouver ce contact...
Ce contact...
Il s'assit, les mains sur les tempes
C'était... il y a longtemps c'était... hier !



Séville l'avait vu naître en 1831, le 6 février exactement. Voir le jour à Séville, c'était déjà tomber dès le berceau dans le temple de la tauromachie. Comment ne pas être « aimanté » par les toros ? Il n'avait pas opposé de résistance particulière à ses penchants naturels... Tout jeune il voulait être torero, il serait torero... Il fut torero, lui, Tonio, devenu obscur manoeuvre dans ces abattoirs sans joie.
Certes l'apprentissage fut difficile. Il fallait être comme un roc, endurer bousculades et cornadas. N'avoir qu'une idée en tête. Toreer, toreer le plus possible, ce qui n'était pas évident, les ganaderos n'étant pas forcément enclins à l'indulgence envers ces « maletillas », ces va-nu-pieds, qui faisaient des kilomètres avec un quignon de pain et un baluchon de forture pour s'essayer face à des torillons la nuit tombée faute de participer à des tientas. Mais à force de volonté et d'expériences pas toujours heureuses, il avait su, faute de mentor, se forger tout seul un solide bagage et une réputation naissante, qui lui permirent d'intégrer bientôt la quadrilla du maestro Juan Lucas Blanco, avec qui il allait laisser pousser ses ailes qui lui permettront par la suite de se lancer dans une carrière de matador.

Il réalisa son rêve en prenant l'alternative le 30 octobre 1853 à Las Ventas, avec pour parrain le fameux Torero Cuchares. La carretera était alors Avenue vers des lendemains qui ne tardèrent pas à chanter.
Cette envie qu'il avait, cette faim de triompher, lui permirent d'aller de succès en succès.
La gloire le guettait, la gloire l'a saisi...
Existence fastueuse... la fête, les femmes, l'argent... cet argent toujours rêvé, mais devenu accessible puisque tombant comme pluie par temps d'orage... cet argent que l'on s'empresse de dépenser sans compter... vivre sans entrave, profiter, profiter pleinement de l'instant présent sans penser aux lendemains...

En 1857, il ne fit pas moins de quarante corridas.
Mais, la couronne de laurier a beau être agréable à porter, elle n'en est pas moins fragile et il en fit l'expérience en ce 1er juin de cette année, où, toreant à la Plazza de Puerto de Santa Maria, son compagnon de cartel, le Sévillan Manuel Dominguez, se fit grièvement blesser, après avoir été balloté comme une poupée de chiffons. Il en gardera toujours un souvenir cuisant, comme une blessure dans sa chair qui ne cicatriserait pas. Mais bon … on essaie de mettre les mauvais jours au plus profond de soi-même, avec le mouchoir par-dessus, si on ne veut pas sombrer... c'était... il y a …





Ensuite, il y a eu le défilé des grandes plazzas, Madrid, Séville... où il laissa son empreinte avec des succès retentissants.
Et puis, ce satané 7 juin 1869 ! Ça devait être un grand jour à Las Ventas, avec à l'affiche Lagartijo et Frascuelo, les coqueluches du moment. On avait mis les petits plats dans les grands, la foule se pressait dans une ambiance festive. Du vrai bonheur... sauf que les toros de Vicente Martinez laissaient de prime abord dubitatif quant à leur éventuelle collaboration... Pero, asi es... verremos !
Putain de journée en effet.... gravement blessé, on dut l'emmener précipitamment. Le sang pissait abondamment de sa jambe droite lacérée, et il fallut l'allonger vite fait sur le lit de l'infirmerie. Le chirurgien fit ce qu'il put pour rafistoler les chairs, mais resta sceptique... la blessure n'était pas belle à voir, elle avait absorbé des saletés... ça se présentait mal...
En effet, une infection ne tarda pas à se déclarer, et il fallut se résoudre, la mort dans l'âme, à recourir à l'extrême... trancher, au propre comme au figuré, dans le vif du sujet.
La scie, acérée pour la circonstance dut alors faire son office. Le maestro, à qui on avait fait ingurgiter une rasade d'alcool fort, serra les dents sur son cigare. Ne pas pleurer... rester digne... rester maestro quoi qu'il arrive, au delà de toutes les souffrances...
Mords Tonio, mords, mords à pleines dents... il n'y aura peut être pas de lendemain... mords ce cigare, mords !...

Cette indicible souffrance endurée les dents serrées sur le « puro », ce bruit qui te remplit la tête et te fait vibrer le corps entier lorsque la scie attaque les chairs, lorsque la scie attaque l'os, lorsque tu t'abandonnes aux mains d'on ne sait qui, tellement tu es désemparé, un rien parmi les riens, un rien qui préférait mourir, un rien qui s'évanouit... Et puis ce réveil dans la souffrance qui te fait réaliser que tu n'as plus qu'une jambe... Ne pas pleurer, rester digne surtout, rester digne jusqu'au bout, toujours, jusqu'au bout de la nuit... jusqu'au bout de ta nuit...

Un pharmacien, par on ne sait quel arrangement, avait pu récupérer ta jambe et l'avait exposée dans son officine. Geste de commerçant, geste d'aficionado ? Les deux ? En attendant, devenue objet de curiosité pour certains, objet de dévotion pour la majorité des autres, on venait bien sûr des alentours, mais aussi de loin et même un peu plus pour voir la « pierna derecha » de l'idole déchue, trempant dans son enveloppe de verre. On achetait une potion quelconque, pas chère, dont on savait pertinemment qu'elle ne servirait à rien, pour se donner une bonne excuse, une bonne conscience, et ne pas être taxés de voyeurs malsains, et on repartait à pas lents devant ce membre devenu inutile d'un demi-dieu crucifié.
Par une curieuse coïncidence, dont la vie à quelque fois le secret, la rue où se tenait la pharmacie se nommait « la Calle del Desangano », la rue de la Désillusion.
Avoir ses propres reliques de son vivant hombre, il faut le faire...


Le public, ton public reconnaissant, « les aficionados a los toros » amis ou inconnus, ont tenu à te rendre un hommage mérité. Tu t'en souviens maestro de cette marque de ferveur que tu gardes comme une perle rare incrustée à jamais dans le coeur... Le 31 octobre 1869 à Madrid, on t'a fait faire une « vuelta » mémorable dans ces arènes qui t'ont vu triompher... ces cris qui scandaient « torero, torero... » et ta cuadrilla qui ne cherchait même pas à cacher ses pleurs.
Un grand hommage pour un grand torero.
Ce devait être un point final, le point sur le i du mot fin d'une brillante carrière... mais non … ta fierté, ta hargne de rester toi, de rester torero, d'essayer encore et toujours, contre vents et marées, t'a fait oser remettre l'habit de lumière en faisant fi des conseils de tes proches, et te produire de nouveau dans des arènes... tu as osé le faire, hombre, et avec ta prothèse, plaza de Badajoz les 14 août 1871, et ensuite à Valencia, et puis à Séville, chez toi... tu as eu ce courage là Tonio...

Mais reconnais, que n'avoir qu'une jambe valide, il fallait la conserver, la cacher devant le toro, sous peine de prendre encore un mauvais coup et devenir comme un homme tronc coupé de ses racines.
Alors progressivement, le public t'a boudé. On ne venait plus voir l'idole d'hier, mais celui qui était devenu à son corps défendant « la pata a la John Silver » des plazas ibériques, diminué physiquement et moralement. Cette rage qui t'avait habité pendant des années, n'y était plus. Tu étais blasé, déçu, meurtri dans ta chair et dans ton orgueil. Tes admirateurs d'hier se sont peu à peu détournés de toi, jusqu'à t'abandonner à une coupable solitude.
« Asi es la vida »... Lorsqu'on tutoie le ciel, plus dure est la chute, n'est-ce pas, toi Icare aux ailes écarlates... On a tôt fait de te remiser dans la valise des souvenirs enfouis. La gloire est éphémère hombre...


Et maintenant... plus d'honneur, plus d'argent... l'oubli... c'est pour cela que tu es là aujourd'hui Tonio que tu essaie de rester vertical sur ce qui ne ressemble pas, même de loin, au sable des arènes...
Les clarines se sont tues, et les clameurs aussi... asi es !





- Oh Tonio, tu dors ? Le toro arrive !
Tonio sortit de ses pensées. Effectivement le toro arrivait... cette odeur qui t'a suivie hombre... tu la retrouves.... ce poil que tu carresses, tu le connais... laisses toi aller Maestro... laisses toi aller …. Quieto ! Quieto ! … Sents, touches... retrouves maintenant ce qui a été ta vraie vie, abandonnes toi...

Dis-moi, au fait Tonio, … ça ne fait que quelques jours que je te connais, je pense que nous nous entendons bien non ?
Bien sûr Nino... que pasa ?
Je ne connais pas encore ton vrai nom …
Qu'est-ce que ça peut te faire ? … c'est important ?
Oh, moi tu sais, je dis ça comme ça …
Alors c'est parfait !

Tonio prit son couteau, et se dirigea lentement vers la dépouille encore chaude du toro sans oreilles. Une larme soudain coula sur sa joue, en sinuant jusqu'à la commissure des lèvres.
Alors, il tourna son visage vers ce petit bout d'homme, et, réprimant un sanglot... Je m'appelais EL TATO nino... Je m'appelais … EL TATO....

dimanche 19 décembre 2010

Incroyable mais vrai !





NOTRE VIE DE LIBERTE ET PARTAGE AVEC LA FAMILLE









HEUREUX AVEC LA FAMILLE ET AMI(E)S MAIS PRISONNIERS AUSSI


Aujourd’hui nous étions avec des amis. Lui, grand guitariste, il joue d’ailleurs souvent avec les Gipsy Kings possède un superbe mas d’environ 200m².

Grand terrain, beau mas très bien meublé où il fait bon vivre. Vous croyez ? Non, cet après-midi il nous a dit « voilà nous sommes seuls ». Oui ses parents, qui habitent le mas d’à côté, étaient absents. Son frère marié avec deux enfants ainsi que sa sœur également mariée avec un enfant résident à environ deux kilomètres dans un autre mas féérique. Ils ne sont pas loin mais ils se sentent seuls.

Elevée lui et son épouse (fille d’un des Gipsy) en caravanes, en moyenne une dizaine, quand ils ouvraient la porte de la caravane pouvaient aussitôt échanger avec la tante en face ou autre.

Eh bien vous voulez savoir ce qu’il nous a dit ce jour : « j’échangerais volontiers ma maison pour reprendre ma vie d’avant en caravane, car nous n’étions jamais seul ».

Oui comme nous le comprenons mais la société en a décidé autrement : rentrez dans le rang, avoir un terrain avec une maison et toujours au même endroit. Et quand vous ne voulez pas être seul invitez vos amis ou familles sinon :

RESTEZ SEULS DANS VOTRE PRISON DORE.

samedi 18 décembre 2010

Patrick Sebastien Mi Niño




Mi Niño
2002 Auteur Interprète P. SEBASTIEN et Chico/Gipsy
Musique Chico et Gipsy




REFRAIN (bis)

Santa Maria Qu’Estan El Cielo
Mi Hermano
Esta Tu Lado
Di Le Camino Fuerta
Que Nunca T’Olvidare


Mi Niño
Que Saintes Maries de la Mer
Ecoute toujours ma prière
Que les flamands emportent jusqu’au ciel
Mi Niño
La Camargue t’a envolé
Un petit matin de Juillet
Que tous les oiseaux portent à ton soleil
Cette chanson gitane
C’est le feu c’est la flamme
L’amour de ceux d’en bas
Cette chanson gitane
Un cierge pour ton âme
Pour dire qu’on t’oublie pas

R E F R A I N (bis)


Mi Niño
Que Saintes Maries de la Mer
Prenne soin de tous les Niños
Qui sont partis trop tôt vers le soleil
Mi Niño
Au nom de tous ceux de ton sang
Au nom de Marie ton enfant
Que toutes les guitares emportent au ciel
Cette chanson gitane
C’est le feu c’est la flamme
L’amour de ceux d’en bas
Cette chanson gitane
Un cierge pour ton âme
Pour dire qu’on t’oublie pas

R E F R A I N (bis)
Laî Lo Laï ………y Palmas