lundi 13 octobre 2014

Mail envoyé à Madame le Ministre de l'Education Nationale



Madame le Ministre,

Suite au dernier courrier que nous avons reçu du Chef de Cabinet du Président de la République en date du 29 septembre 2014 nous pouvons lire que le génocide tzigane a enfin été reconnu par l’Etat Français.

Nous nous permettons ce jour de venir vers vous Ministre de l’Education, afin que les enseignants incluent le génocide tzigane (samudaripen) dans les manuels scolaires  au même titre que la shoah.

L’association NOTRE ROUTE –Amaro Drom-, dont je suis la Présidente, se bat depuis maintenant 26 ans pour obtenir une certaine réparation sans contrepartie financière pour tous nos anciens déportés et morts dans les camps.

Nous tenons à vous préciser que nos communautés ont laissé 43,82% de nos populations recensées à l’époque.

Le génocide reconnu est également une reconnaissance du peuple gitan avec comme de bien entendu des devoirs mais également des droits qui nous sont souvent bafoués.

Nous espérons, Madame le Ministre, que vous aurez à cœur de faire connaître à nos enfants cette part d’histoire trop longtemps oublié.

Sachant votre souci du respect de l’histoire et notamment de tous les génocides ;

Veuillez croire Madame le Ministre à notre plus profond respect.

Il y a des coucous partout






Dans le contexte du courrier de la Présidence de la République adressé à l’association Notre Route –Amaro Drom- que vous avez pu voir sur le blog où il nous est signifié que la reconnaissance du génocide tzigane est effective.

En Février 2007 nous avons fait déposé par notre  ami Monsieur Frédéric DUTOIT, Député Maire à l’époque du 15ème arrondissement de Marseille une proposition de loi portant reconnaissance du génocide tzigane à l’Assemblée Nationale portant le n° 3714 et en Mai 2008 nous avons fait déposer la même proposition de loi par notre ami alors sénateur des B.d.R,  Monsieur Robert Bret au Sénat n° 337.
Pour faire avancer ce dossier une délégation de l’association Notre Route –Amaro Drom- emmenée par sa présidente Madame Labbe Véronique avait été reçue à l’Élysée en octobre 2007. Au cours de cette réunion nous avions relaté les souffrances du peuple tzigane et les 20 années (à l’époque) de luttes menées par l’association Notre Route -Amaro Drom- . Une lettre nous avait été adressée par la Présidence de la République portant le paraphe de Monsieur Claude Guéant (secrétaire général de l’Elysée).

Le cas des tziganes est donc devenu officiel.

Le nombre des tziganes ayant péri dans les camps pour lequel le décompte que nous faisons depuis plus de 20 ans oscille entre 750 000 et 1 million, la thèse de l’holocauste des tziganes ne pouvait plus être sujet à caution et cela est un aboutissement du combat permanent de notre association et tout le monde pouvait suivre régulièrement notre travail.

Mais il est vrai que cette guerre ignoble qui a fait tant et tant de morts la thèse d’un seul holocauste englobant les juifs, les tziganes, les homosexuels, les communistes, les résistants, les malades mentaux etc…  et ce sans exclusive aurait dû être le fil conducteur mais les choses étant, la plus grosse des inepties avait été de reconnaître la seule Shoa même si personne n’en conteste l’importance en nombre.  Il faut bien admettre que le génocide des tziganes en proportion n’a rien à envier aux autres, bien au contraire.

Alors aujourd’hui que reste-t-il à faire pour notre association ?

-          Faire inscrire dans les manuels scolaires l’ineptie de l’absence de référence au Samudaripen (Holocauste Tzigane) 

-    -      Demander au gouvernement que soient élevés des monuments à la mémoire des tziganes dans toutes les communes en France où avait été créés des camps d’internement,
-   -       Et dans toute les communes,  sans exceptions des plaques commémoratives portant référence à ce génocide. 

Voilà les amis ce qu’il nous reste à faire et nous avons commencé à le faire.

-     -     A la création de notre association (Février 1989) nous avons démarré le dossier sur la Reconnaissance du génocide tzigane
-      -     En 2000 nous avons obtenu, pour la 1ère fois,  de la Préfecture des B.d.R le droit de faire un dépôt de gerbe et un discours relatant les souffrances de notre peuple et que soit diffusé l’hymne de tous les gitans Gelem Gelem et depuis nous le faisons tous les ans et ce pour la commémoration des crimes racistes et antisémites commis sous l’autorité de l’Etat français le 16 juillet de chaque année.


- Le 03 Février 2006 avec les associations locales et nous-même, la Commune d’Arles avec Monsieur CARLEVENT a fait érigée une stèle aux abords du camp de Saliers où 687 tziganes avaient été internés.

- Le 24 Février 2011 nous avons créé le C.A.R.G.T. (Comité d’Action pour la Reconnaissance du Génocide Tzigane) et ce avec toutes tendances politiques pour faire avancer ce dossier.


Vous allez certainement lire des déclarations d’associations se targuant d’avoir « tout fait » pour la reconnaissance du génocide tzigane dans une grande tentative de récupération et nous y sommes habitués. Nous avons à plusieurs reprises fait appel à l’union de toutes les associations sur ce problème, mais en vain.

Nous sommes tranquilles car nous détenons toutes les copies de nos interventions ainsi que des réponses. Nous sommes clairs car nous faisons paraître sur notre blog, Facebook, Tweeter tout notre travail. A nos lecteurs et amis de juger.

P.S. Notre famille et surtout nos petits-enfants sont plus que contents de cette victoire car ils étaient en première ligne de subir les inconvénients de notre travail de recherche, rendez-vous, déplacements et autres




vendredi 10 octobre 2014

Le journal LA PROVENCE Censure mes commentaires



Hier j'avais mis un commentaire suite à l'article sur LA PROVENCE : censuré

Aujourd'hui je me suis contentée de faire un copier/coller du billet que j'ai fait sur ce blog, et je pense qu'il n'y a rien d'agressif ni d'incitation à la haine : CENSURE mon commentaire n'est pas passé

A contrario j'ai pu lire une personne qui dit que le père de Tolcio est en prison qu'il lui a donné un mauvais exemple et là cela ne dérange personne

Enervée j'ai envoyé un message au journal LA PROVENCE que vous pouvez lire ci-dessous : ils n'ont pas encore daigné me répondre :

"Je constate entre hier et aujourd'hui j'ai commenté le procès du tueur de Tolcio et j'ai été censurée. Je suis Présidente de l'association NOTRE ROUTE (défense de la communauté gitane) et en disant comme aujourd'hui que c'est encore une forme de rejet de nos communautés je n'incite pas à la haine. Pourquoi lorsqu'il s'agit de "gitans" sommes-nous toujours mis de côté? Ce que j'ai écrit dans mes commentaires est le ressenti de bons nombres d'entre nous. Pourquoi n'avons-nous pas droit aux écrits comme tous les autres alors que souvent vous laissez passer, lorsqu'il y a un fait divers impliquant un des nôtres des propos qui sont horribles."

Nous considérons que c'est peu



Son tueur n'a pris que 10 ans de prison avec les remises de peine il fera entre 6 et 7 ans alors que Tolcio pour lui sa vie s'est arrêtée à l'âge de 15 ans.

Est-ce que la vie d'une jeune gitan ne vaut pas plus que cela? C'est triste et affligeant.

Il est à noter que concernant nos communautés ce n'est pas la première "bavure" mais à chaque fois les dossiers sont bâclés. Le rejet se perpétue.

http://www.laprovence.com/actu/faits-divers-en-direct/3077504/cambrioleur-tue-a-marseille-jean-gabro-condamne-a-10-ans-de-prison.html

mercredi 8 octobre 2014

Le Procès de celui qui a tiré sur Tolcio débute aujourd'hui




Il avait 15 ans, il s’appelait  Antoine RODRIGUEZ et a été tiré "comme un lapin" pour le vol d'un  ordinateur portable.

Ce retraité n'était même pas concerné. Pourquoi n'a t-il pas appelé la Police? ou tiré en l'air pour écarter ces jeunes?

L'homme qui a utilisé son arme se retrouve devant la justice aujourd'hui.

La famille appelle au calme comme lorsque au moment des faits il y a eu la marche silencieuse


http://www.metronews.fr/marseille/proces-du-macon-le-quartier-du-verduron-toujours-sous-le-choc-de-la-mort-de-tolcio-tue-par-un-macon/mnjg!YZ9toj6SDUzi6/

mercredi 1 octobre 2014

NOS ANCIENS PEUVENT REPOSER EN PAIX



Nous pouvons commencer un deuil digne de ce nom pour le respect de nos anciens victimes du Samudaripen


Pour plus de compréhension lire le discours de la Présidence publié ci-dessous


Discours du Président de la République à l'occasion du 70ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv

Publié le 22 Juillet 2012

Rubrique : Nation, institutions et réforme de l'État
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,
Messieurs les ambassadeurs,
Monsieur le maire de Paris,
Monsieur le président du Conseil représentatif des institutions juives de France,
Monsieur le grand rabbin,
Mesdames et Messieurs les représentants des cultes,
Mesdames, Messieurs,

Nous sommes rassemblés ce matin pour rappeler l'horreur d'un crime, exprimer le chagrin de ceux qui ont vécu la tragédie, évoquer les heures noires de la collaboration, notre histoire, et donc la responsabilité de la France.

Nous sommes ici aussi pour transmettre la mémoire de la Shoah, dont les rafles étaient la première étape, pour mener le combat contre l'oubli, pour témoigner auprès des nouvelles générations de ce que la barbarie est capable de faire et de ce que l'humanité peut elle-même contenir de ressources pour la vaincre.

Il y a 70 ans, le 16 juillet 1942, au petit matin, 13.152 hommes, femmes et enfants étaient arrêtés à leur domicile. Les couples sans enfants et les célibataires furent internés à Drancy, là où s'élèvera à l'automne le musée créé par le Mémorial de la Shoah.

Les autres furent conduits au Vélodrome d'Hiver. Entassés pendant cinq jours, dans des conditions inhumaines, ils furent de là transférés vers les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande.

Une directive claire avait été donnée par l'administration de Vichy : « Les enfants ne doivent pas partir dans les mêmes convois que les parents ». C'est donc après des séparations déchirantes que les parents d'un côté, les enfants de l'autre, partirent vers Auschwitz-Birkenau où les déportés de Drancy les avaient précédés de quelques jours.

Ils y furent assassinés. Pour la seule raison qu'ils étaient juifs.

Ce crime s'est déroulé ici, dans notre capitale, dans nos rues, dans nos cours d'immeuble, dans nos cages d'escalier, sous nos préaux d'école.

Il allait ouvrir la voie à d'autres rafles, à Marseille et dans toute la France, c'est-à-dire des deux côtés de la ligne de démarcation. Il y eut aussi d'autres déportations, notamment celle de Tsiganes.

L'infamie du Vel d'Hiv s'inscrivait dans une entreprise qui n'a pas eu de précédent et qui ne peut être comparée à rien: la Shoah, la tentative d'anéantissement de tous les Juifs du continent européen.

76.000 Juifs de France furent déportés vers les camps d'extermination. Seuls 2.500 en sont revenus.

Ces femmes, ces hommes, ces enfants, ne pouvaient pas s'attendre au sort qui leur avait été réservé. Ils ne pouvaient pas même l'imaginer. Ils avaient confiance dans la France.

Ils croyaient que le pays de la grande Révolution, que la Ville Lumière, leur serviraient de refuge. Ils aimaient la République avec une passion inspirée par la gratitude. C'est en effet à Paris, en 1791, sous la Constituante, que, pour la première fois en Europe, les Juifs étaient devenus des citoyens à part entière. Plus tard, d'autres avaient trouvé en France une terre d'accueil, une chance de vie, une promesse de protection.

Ce sont cette promesse et cette confiance qui furent piétinées il y a soixante-dix ans.

Je tiens à rappeler les mots que le grand rabbin de France Jacob KAPLAN adressa au maréchal PETAIN en octobre 1940, après la promulgation de l'odieux statut des Juifs : « Victimes, écrivait-il, de mesures qui nous atteignent dans notre dignité d'hommes et dans notre honneur de Français, nous exprimons notre foi profonde en l'esprit de justice de la France éternelle. Nous savons que les liens qui nous unissent à la grande famille française sont trop forts pour pouvoir être rompus. »

Là se situe la trahison.

Par-delà le temps, au-delà du deuil, ma présence ce matin témoigne de la volonté de la France de veiller sur le souvenir de ses enfants disparus et d'honorer ces morts sans sépulture, ces êtres dont le seul tombeau est notre mémoire.

Tel est le sens de l'exigence posée par la République : que les noms de ces suppliciés ne tombent pas dans l'oubli.

Nous devons aux martyrs juifs du Vélodrome d'Hiverla vérité sur ce qui s'est passé il y a soixante-dix ans.

La vérité, c'est que la police française, sur la base des listes qu'elle avait elle-même établies, s'est chargée d'arrêter les milliers d'innocents pris au piège le 16 juillet 1942. C'est que la gendarmerie française les a escortés jusqu'aux camps d'internement.

La vérité, c'est que pas un soldat allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l'ensemble de l'opération.

La vérité, c'est que ce crime fut commis en France, par la France.

Le grand mérite du Président Jacques CHIRAC est d'avoir reconnu ici-même, le 16 juillet 1995, cette vérité.

« La France, dit-il,la France, patrie des Lumières et des droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable ».

Mais la vérité, c'est aussi que le crime du Vel d'Hiv fut commis contre la France, contre ses valeurs, contre ses principes, contre son idéal.

L'honneur fut sauvé par les Justes, et au-delà par tous ceux qui surent s'élever contre la barbarie, par ces héros anonymes qui, ici, cachèrent un voisin ; qui, là, en aidèrent un autre ; qui risquèrent leurs vies pour que soient épargnées celles des innocents. Par tous ces Français qui ont permis que survivent les trois quarts des Juifs de France.

L'honneur de la France était incarné par le général de Gaulle qui s'était dressé le 18 juin 1940 pour continuer le combat.

L'honneur de la France était défendu par la Résistance, cette armée des ombres qui ne se résigna pas à la honte et à la défaite.

La France était représentée sur les champs de bataille, avec notre drapeau, par les soldats de la France libre.

Elle était servie aussi par des institutions juives, comme l'œuvre de secours aux enfants, qui organisa clandestinement le sauvetage de plus de 5.000 enfants et qui accueillit les orphelins à la Libération.

La vérité ne divise pas. Elle rassemble. C'est dans cet esprit que cette journée de commémoration avait été instituée par François MITTERRAND, et que, sous le gouvernement de Lionel JOSPIN, fut créée la Fondation pour la mémoire de la Shoah. C'est sous ce même gouvernement, avec Jacques CHIRAC, que fut installée la commission d'indemnisation des victimes des spoliations antisémites, dont le but était de réparer ce qui pouvait encore l'être.

Il me revient désormais, dans la chaîne de notre histoire collective, de poursuivre ce travail commun de mémoire, de vérité et d'espoir.

Elle commence par la transmission.Beaucoup de dérives trouvent leur source dans l'ignorance. Nous ne pouvons pas nous résigner à ce que deux jeunes Français sur trois ne sachent pas ce que fut la rafle du Vel d'Hiv.

L'école républicaine, à laquelle j'exprime ici ma confiance, a une mission : instruire, éduquer, enseigner le passé, le faire connaître, le comprendre, dans toutes ses dimensions. La Shoah est inscrite au programme du CM2, de la 3ème et de la 1ère.

Il ne doit pas y avoir en France une seule école, un seul collège, un seul lycée, où elle ne puisse être enseignée. Il ne doit pas y avoir un seul établissement où cette histoire-là ne soit pleinement entendue, respectée et méditée. Il ne peut y avoir, il n'y aura pas, pour la République, de mémoire perdue.

J'y veillerai personnellement.

L'enjeu est de lutter sans relâche contre toutes les formes de falsification de l'Histoire. Non seulement contre l'outrage du négationnisme, mais aussi contre la tentation du relativisme. Transmettre l'histoire de la Shoah, c'est en effet enseigner sa terrible singularité. Ce crime reste, par sa nature, par sa dimension, par ses méthodes, par l'effrayante précision de sa mise en œuvre, un abîme unique dans l'histoire des hommes. Cette singularité-là doit être constamment rappelée.

Transmettre cette mémoire, c'est enfin en retenir toutes les leçons.C'est comprendre comment l'ignominie fut possible hier, pour qu'elle ne puisse plus jamais ressurgir demain.

La Shoah n'est pas née de rien ni venue de nulle part. Certes, elle fut mise en œuvre par l'alliance inédite et terrifiante de l'obstination dans le délire raciste et de la rationalité industrielle dans l'exécution. Mais elle a aussi été rendue possible par des siècles d'aveuglement, de bêtise, de mensonges et de haine.Elle a été précédée de multiples signes avant-coureurs, qui n'ont pas alerté les consciences.

Notre vigilance ne doit jamais être prise en défaut. Aucune Nation, aucune société, aucune personne n'est immunisée contre le Mal. N'oublions pas ce jugement de Primo LEVI à propos de ses persécuteurs : « Sauf exceptions, ils n'étaient pas des monstres ; ils avaient notre visage ». Restons en alerte, afin de savoir déceler le retour de la monstruosité sous ses airs les plus anodins.

Je sais les craintes exprimées par certains d'entre vous. Je veux y répondre.

Consciente de cette Histoire, la République pourchassera avec la plus grande détermination tous les actes antisémites ; mais encore tous les propos qui pourraient seulement amener les Juifs de France à se sentir inquiets dans leur propre pays.

Rien, en la matière, n'est indifférent. Tout sera combattu avec la dernière énergie. Taire l'antisémitisme, le dissimuler, l'expliquer, c'est déjà l'accepter.

La sécurité des Juifs de France n'est pas l'affaire des Juifs, c'est celle de tous les Français, et j'entends qu'elle soit garantie en toutes circonstances et en tous lieux.

Il y a quatre mois, à Toulouse, des enfants mouraient pour la même raison que ceux du Vel d'Hiv : parce qu'ils étaient juifs.

L'antisémitisme n'est pas une opinion, c'est une abjection. Pour cela, il doit d'abord être regardé en face. Il doit être nommé et reconnu pour ce qu'il est. Partout où il se déploie, il sera démasqué et puni.

Toutes les idéologies d'exclusion, toutes les formes d'intolérance, tous les fanatismes, toutes les xénophobies, qui tentent de développer la logique de la haine, trouveront la République sur leur chemin.

Chaque samedi matin, dans toutes les synagogues françaises, à la fin de l'office, retentit la prière des Juifs de France, celle qu'ils adressent pour le salut de la patrie qu'ils aiment et qu'ils veulent servir : « Que la France vive heureuse et prospère. Qu'elle soit forte et grande par l'union et la concorde. Qu'elle jouisse d'une paix durable et conserve son esprit de noblesse parmi les Nations ».

Cet esprit de noblesse, c'est la France tout entière qui doit en être digne.

Enseigner sans relâche la vérité historique ; veiller scrupuleusement sur le respect des valeurs de la République ; rappeler sans cesse l'exigence de tolérance religieuse, dans le cadre de nos lois laïques ; ne jamais céder sur les principes de liberté et de dignité de la personne ; toujours promouvoir la promesse de l'égalité et de l'émancipation. Voilà les mesures que nous devons collectivement nous assigner.

C'est en pensant aux vies qui n'ont pu s'accomplir, à ces enfants privés d'avenir, à ces destins fauchés prématurément que nous devons porter à un niveau plus élevé encore les exigences de nos propres existences. C'est en refusant les indifférences, les négligences, les complaisances, que nous nous rendrons plus forts ensemble.

C'est en étant lucides sur notre propre histoire que la France, grâce à l'esprit de concorde et d'union, portera le mieux ses valeurs, ici et partout dans le monde.

Vive la République !
Vive la France !

http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique-a-l-occasion-du-70eme-anniversaire-de-la-rafle-du-vel-d-hiv/