dimanche 29 avril 2018

JOURNÉE NATIONALE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET HEROS DE LA DEPORTATION DIMANCHE 29 AVRIL 2018

Ce matin, sur la Commune de Gardanne était organisé la commémoration de la JOURNÉE NATIONALE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET HEROS DE LA DEPORTATION.


Convié par la Municipalité nous étions présents avec d'autres associations

Vous trouverez ci-dessous notre intervention suivi de photos :







"Comment l’être humain a-t ’il était capable et peut-être  encore capable aujourd’hui de commettre de  telles atrocités ? 

Comment les Hommes ont-ils pu commettre et commettent encore aujourd’hui de tels actes de barbarie absolue ? 

Par idéologie pure, par fanatisme, les nazis ont inventé l’organisation de l’horreur. Froidement commandité par Hitler, le troisième Reich à partir de 1933 et jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale a créé des centre de déportation de grande taille. Les camps de concentration nazis sont des centres de détention créés pour interner, exploiter la force de travail et tuer des opposants politiques, des résidents d'un pays conquis, des groupes ethniques ou religieux spécifiques au premier rang desquels les Juifs, les tziganes, les démocrates, les communistes et bien d’autres. Abomination de la nature humaine ces camps se multiplient pour y enfermer les résistants et opposants de toute l'Europe occupée, mais aussi pour constituer un réservoir de main-d'œuvre servile. Le travail y était épuisant, la nourriture insuffisante, les mauvais traitements réguliers et la mortalité élevée. Tout visait à déshumaniser les victimes et à les conduire à une mort rapide, soins inexistants et extermination, tout menait à l’application de la solution finale. 

Alors, pour satisfaire cette œuvre de mort absolue, les nazis ont planifié la déportation de masse. Véritable système concentrationnaire la déportation devenait la nourriture des camps d’Auschwitz, Birkenau, Dachau, Ravensbrück Mauthausen  et tant d’autres. Les nazis utilisent les trains de l'ensemble du continent européen pour transporter et déporter les Juifs, les tziganes et tous les opposants. Méthodiquement ils s’attèlent à la tache sur une grande échelle. Tous les pays occupés par l’Allemagne nazi fournissent la matière à cette folie humaine. La « solution finale » qu’avait ordonné Hitler. 

Au fur et à mesure des annexions ou des conquêtes militaires, les camps se peuplent de détenus de 22 nationalités différentes, Tchèques en 1938, Polonais en 1939, Hollandais, Français, Belges et Luxembourgeois à partir de 1940, mais dont la majorité ne sont internés qu'à partir de 1943 et 1944, antifascistes italiens, républicains espagnols, Danois et Norvégiens, Russes… Ce mélange des nationalités accroît les rivalités internes et instaure une hiérarchie entre déportés, en fonction de leur origine, mais aussi de leur connaissance de la langue allemande. Jamais dans l’histoire de l’humanité, les hommes n’avaient été capables d’une barbarie de cette ampleur. 

Basée sur l’inégalité des « races » l’idéologie nazie a porté en elle la déportation et l’extermination de millions d’êtres humains qui ne demandaient qu’à vivre, espérer, chanter, aimer. 

Mais les arguments racistes ne sont pas seulement détestables : ils sont faux. Que nous soyons blancs, noirs, jaunes, blonds, bruns, laids ou beaux, nous sommes tous des homos sapiens, nous sommes tous des Hommes. Toutes les connaissances scientifiques convergent. Il n’y a jamais eu de preuves solides de l’existence d’un lien entre différences intellectuelles et différences techniques chez l’homme. Il n’y a sur terre aujourd’hui une seule et même race d’hominidé : l’Homme moderne dont nous faisons tous parti.
Nous sommes tous constitutifs de seule race au monde : LA RACE  HUMAINE. 

Alors, vouloir construire une société sur l’exclusion de l’autres ou, comme Hitler, sur l’extermination de l’autre, c’est nier sa propre part d’Humanité. Car la violence et la guerre sont toujours le refuge des faibles, le dialogue et la paix sont toujours la puissance des forts. 

Et n’oublions jamais qu’il faut toujours exclure de la mémoire la vengeance pour y construire la fraternité. Pour y porter cette part de nous qui fait la civilisation humaine.
Quand l’absurde côtoie l’horreur, quand la douleur supplante la raison, ne reste que la tristesse et la compassion. Celui qui assassine son prochain parce qu’il le considère comme impur commet un crime contre l’humanité. 

Aucune religion, aucune couleur de peau, aucune opinion, aucune croyance ne justifie la barbarie. Tout acte de rejet de l’autre participe au combat des forces de l’obscurantisme. Toute négation de l’existence d’autrui est une atteinte à la liberté de tous. Tout refus de la convergence des opinions contraires participe à la négation  du combat pour l’émancipation humaine. 

Le naïf n’est pas celui qui réunit pour construire, il est celui qui préjuge la pensée de son semblable. C’est le propre de l’humanité d’édifier un monde divers qui se rassemble pour vivre !  Considérer l’autre barbare parce qu’il est autre, c’est être comme lui barbare. Etre humain, c’est reconnaitre l’existence de l’autre. 

En ce jour de commémoration, faisons de notre devoir de mémoire un puissant levier d’humanité. Que notre hommage aux victimes de la déportation soit le prélude d’une société humaine ouverte à tous, faites de joie et de fraternité ! 

C’est bien la meilleure façon de construire pour nos enfants la voie du bonheur partagé ! "


































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