dimanche 13 novembre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (7)



-7- L’inégalité des races
A la fin du 18è et au début du 19è, un compositeur et chef d’orchestre Tsigane, Janos Bihari, popularise la « musique de danse hongroise », tandis que l’empereur Joseph II tente une intégration forcées : les enfants doivent être scolarisés et assister aux offices religieux, les vêtements, la langue et la musique tsigane sont interdits.

En Russie, le compte Orloff crée sous la direction d’Ivan Sokoloff une chorale dont les membres sont choisis parmi les serfs Tsiganes. Lorsqu’il les affranchit en 1807, cette formation devient le premier chœur professionnel du pays.

Les pays de l’Est, successivement, abolissent l’esclavage, ce qui entraîne une forte émigration vers l’Europe de l’Ouest et l’Amérique.

Aux Etats-Unis, les Tsiganes s’installent à New York, dans le New Jersey, en Pennylvanie et en Illinois.

Lorsque survient l’hiver, certains partent pour le sud où il fait plus chaud, et ils y restent. Aujourd’hui, un grand nombre de Tziganes résidant aux Etats-Unis sont installés en Caroline du Nord et du Sud, en Louisiane, en Géorgie ou en Floride. En Allemagne, les chasses aux Gitans (heidenjachten) deviennent un « sport » très populaire. En France, Napoléon Bonaparte interdit les Tsiganes de résidence. Femmes, enfants, vieillards sont envoyés à l’hospice, les hommes aux travaux forcés. Les jeunes gens ont le choix entre …… l’armée et la marine.

A la fin du 19ème siècle, Gobineau publie son Essai sur l’Inégalité des Races Humaines, livre selon lequel les hommes se divisent en races supérieures et inférieures, la race aryenne blanche, et particulièrement les nordiques, étant au sommet.

En Hollande, les travaux de Richard Liebich sur les Tsiganes évoquent des « vies indignes de la vie », expression que les nazis reprendront avec empressement. On crée à Munich l’Office Central de Lutte Contre Nuisance Gitane, qui ne disparaitra qu’en 1970. En Italie, Cesare Lombroso publie l’Uomo Deliquente, dont un long chapitre est consacré à la nature « génétiquement criminelle » des Gitans.
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