lundi 31 octobre 2011

« Un Sourire »



que j'ai le plaisir de vous offrir :

"Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
II enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent
II ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel.
Personne n'est assez riche pour s'en passer.
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter.

Il créé le bonheur au foyer
II est le signe sensible de l'amitié.
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Rend du courage aux plus découragés.
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car c'est une chose qui n'a de valeur
Qu'à partir du moment où il se donne.

Et si quelquefois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire,
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre.
Car nul n 'a autant besoin d'un sourire,
Que celui qui ne peut en donner aux autres."

(Auteur Raoul Follereau)

dimanche 30 octobre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (6)



-6- Une étrange découverte en Hollande

C’est dans ce charmant contexte qu’un jeun hongrois, Stefan Valyi, fait par hasard une étonnante découverte à propos de ces Tsiganes dont on ne sait rien.

Étudiant en théologie, il rencontre là l’université de Leyden, en Hollande, plusieurs Indiens de Malabar qui apprennent la médecine.

Surpris et fasciné par leur ressemblance avec les Tsiganes qu’il a connus en Hongrie, il cherche à en comprendre la raison et note un millier de mots malabars et leur signification. Lorsqu’il rentre dans son pays, une comparaison lui permet de constater de fortes similitudes. Toutes les études des linguistes, historiens et ethnologues prouveront ensuite que les racines pendjabi de la langue ne font pas de doute.

Outre le langage, une étonnante ressemblance dans certaines coutumes témoigne aussi de l’ascendance indienne des Roma, de même que les structures sociales, le choix des professions ou les mêmes techniques de travail. Si l’on se base sur les similarités avec l’hindi ou le pendjabi, il y a maintenant consensus sur le fait que les Roma actuels sont originaires du nord-ouest de l’Inde. Pourtant, il n’existe pas de langue commune à tous, et la Commission Linguistique de l’Union Internationale romani tente actuellement de créer un dialecte standardisé.

Malgré cette découverte, on s’interroge toujours pour savoir à quel couche de la société indienne ils appartenaient.

Beaucoup ont tendance à penser qu’il s’agirait de la plus basse, celle des Intouchables, la dernière après les Brahmanes (prêtres), les Kshatriyas (souverains et combattants), les Vaishyas (artisans, paysans, commerçants), et les Shudras (valets et serviteurs), ce qui pourrait expliquer pourquoi il ont très tôt entrepris de quitter l’Inde.

jeudi 27 octobre 2011

Monsieur KLARSFELD nous attribue +M+ alors on lui écrit

17h36
Arno Klarsfeld réitère ses critiques contre les Roms

Arno Klarsfeld, président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), a réitéré ses critiques contre les Roms, "responsables" selon lui de leur dénuement, et à qui il conseille d'avoir moins d'enfants, dans une interview à La Voix du Nord parue jeudi. Les Roms "devraient s'abstenir d'avoir huit enfants. Pour que les enfants puissent s'intégrer, il faut que les parents puissent s'en occuper (...). Ils doivent savoir que leurs enfants vont être pris par les mafias, mis sur le trottoir. C'est inconscient", a déclaré M. Klarsfeld dans le quotidien nordiste. Plus généralement, les Roms "sont de longue date les Misérables avec un

grand +M+, chassé, pourchassés", ajoute-t-il. "Mais ils sont aussi victimes d'eux-mêmes, responsables de ne pas avoir su susciter une véritable élite qui ne soit pas cette ploutocratie qui vit de trafics et n'a pas intérêt à sortir son peuple de l'horreur", poursuit ce proche de Nicolas Sarkozy. "Pendant ce temps-là, la France ne peut pas revenir au temps de Dickens et

tolérer des bidonvilles", a-t-il ajouté en référence aux campements de Roms. M. Klarsfeld a visité jeudi midi le Centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) de Tourcoing (Nord) dans le cadre d'une tournée faisant suite à sa nomination à la tête de l'Ofii mi-septembre. Il remplace Dominique Paillé, un proche de Jean-Louis Borloo qui avait exprimé à plusieurs reprises des positions à contre-courant de celles du gouvernement et de l'UMP.

Ci-dessous notre courriel

A l’attention de Monsieur Arno KLARSFELD
Suite à votre interview à la « VOIX DU NORD » vous nous considérez comme des « unten munchen » avec des annotations chez les allemands Z, Z+, Z- etc., et vous aujourd’hui vous nous affublez de misérabilisme avec un +M+.
Monsieur KARSFELD en tant que Présidente de l’association NOTRE ROUTE (défense de la communauté Rrom) je ne peux lire ce genre de chose.
Pour juger quelqu’un il faut connaître sa vie et ses coutumes et apparemment vous ne connaissez pas nos coutumes qui sont d’avoir un minimum de 4 enfants.
Ce ne sont pas vos divagations sur nos populations qui régleront les problèmes. Nous pensons que la meilleure des solutions, en tant qu’Européens, serait de leur donner le droit au travail, au logement et à l’éducation.
Vous êtres Président de l’OFII, vos interventions devraient permettre d’éviter que soit expulser manu militari des Roms regroupés dans des camps ce qui éviterait également l’exacerbation du racisme.
Nous pensons Monsieur KARSFELD que vous aurez à cœur de modérer vos propos contre le peuple Rom. Nous méritons autant de respect de votre part que nos populations ont envers le peuple juif.
Veuillez croire, Monsieur, à notre plus profond respect.

lundi 24 octobre 2011

Nous vous donnons rendez-vous





Nous vous parlons très souvent du génocide de nos populations lors de la seconde guerre mondiale : génocide non reconnu.

Nous avons constitué un dossier, interpellé plusieurs personnalités, avons fait déposer propositions de lois en 2007 à l’Assemblée Nationale, en 2008 au Sénat et RIEN.

En février 2011 lors d’une conférence de presse nous avons créé le C A R G T (Comité d’Action pour la Reconnaissance du Génocide Tzigane) et avons mis une pétition en ligne sur le site « mes opinions.com ». Sur cette pétition aujourd’hui 24/10/2011 nous avons 669 signatures validées et une nouvelle proposition de loi a été présentée à l’Assemblée Nationale.

Pour nous rencontrer, faire le point sur cet « Holocauste oublié » et voir quelles actions entreprendre pour qu’enfin une loi pour cette reconnaissance soit votée nous vous invitons à nous rejoindre le :
LUNDI 7 NOVEMBRE 2011 à partir de 18 h 00 à Marseille sur le bateau LE MARSEILLOIS ancré face à la Mairie de Marseille

samedi 22 octobre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (5)



-5- Le début des tourments

De nombreuses municipalités et le gouvernement de plusieurs pays se mettent à interdire leur entrée aux Tsiganes. Des lois sont passées en Suisse, et ils sont expulsés de Milan. En Espagne, alors que quatre Gitans accompagnent Christophe Colomb dans sa troisième expédition vers le Nouveau Monde, les Tsiganes se voient imposer de trouver un travail, prendre un maître, et cesser de voyager avec leurs semblables. Le non respect de cette réglementation sera puni de cent coups de fouet et d’expulsion. Ce cruel climat n’empêche pas que commence à se faire sentir l’influence gitane sur les chants et danses du flamenco andalou.

Cherchant de nouveaux refuges, ils se déplacent en nombre vers la Grande-Bretagne, la Norvège et la Finlande, mais le long calvaire ne fait que débuter. Les accusant de sorcellerie, d’enlèvements d’enfants et de banditisme, le Reichstag d’Augsburg les déclare traîtres à la Chrétienté. La France les interdit de séjour sous peine de pendaison. La Suède les expulse pour espionnage. La Hollande ne veut plus d’eux. Felipe III d’Espagne les bannit, interdisant les vêtements, les noms et le langage gitans sous peine de mort.

Des lois sont passées au Danemark, en Ecosse, en Lithuanie, en Hongrie. Le Portugal entreprend de les déporter vers les colonies. En Angleterre, Edward VI décide qu’ils seront marqués d’un V sur la poitrine et mis aux travaux forcés pour deux ans. A Berne, un décret donne à tout un chacun le droit des les « tuer ou éliminer par bastonnade ». Le pape Pie V ordonne leur expulsion des domaines de l’Eglise catholique romaine. Karl VI décide leur extermination dans tout l’empire Austro-Hongrois.

A Prague, Joseph 1er édicte que tous les hommes seront pendus sans procès, les enfants et les femmes mutilés. En Bohême, on leur coupe l’oreille gauche, en Moravie la droite, en Espagne les deux. A Aix-la-Chapelle, où ils doivent être exécutés aussitôt capturés, ceux qui ne résistent pas auront « pas plus d’une demi-heure pour s’agenouiller, s’ils le souhaitent, pour prier le Dieu tout-puissant de leur pardonner leurs péchés et se préparer à mourir ». les choses ne vont pas forcément s’arranger par la suite. Aux 18è siècle, tandis que les musiciens Tsiganes ont été réquisitionnés pour accompagner les sergents recruteurs qui tentent d’enrôler des jeunes gens dans l’armée destinée à entretenir les guerres des Habsbourg, d’effrayants évènements se préparent en Espagne.

En 1743, l’évêque d’Oviedo, Président du Conseil, ordonne la rafle de tous les Tsiganes du royaume. C’est l’année du « grand encerclement ». Des mois durant, les hommes sont sommairement exécutés ou envoyés aux galères, et les femmes sont placées au service « d’honnêtes gens » ou en usine tout en étant « éduquées dans la doctrine chrétienne et la sainte peur de Dieu ».

mardi 18 octobre 2011

Expulsions de Rrom à MARSEILLE



Que l'on soit pro, anti, ou simplement indifférent, personne ne pourra empêcher la LIBERTÉ d'être considérée comme "LA FEMME NATURELLE DES FILS DU VENT" (Rrom)

V.Labbe

lundi 17 octobre 2011

Arrêtez la Traque des Rrom



Arrêtez la Traque des Rrom

Le slogan était bien en vue ce matin 17 octobre à 11 h 30 au pied de la Mairie de Marseille où se tenait le Conseil Municipal.

A l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme des Bouches-du-Rhône, différents associations dont NOTRE ROUTE, des familles Rrom étaient venus pour faire part de leur détresse.

Les forces de l’ordre s’étaient invitées à cette réunion nous empêchant même de dialoguer avec un ami élu : c’est ça la démocratie. D’ailleurs dans l’assemblée nous avons pu entendre que nous étions encore sous la police de VICHY.

Monsieur PELLICANI a dit que Monsieur le Maire de Marseille a dit que le problème des Rrom à Marseille n’était pas plus pointu que dans d’autres villes. Il a renvoyée « la balle » dans le camp de Monsieur le Préfet. Une solution comme une autre de se débarrasser de « la patate chaude ».

Le collectif a prévu avec les élus deux nouvelles manifestations, dont une devant le Conseil Général et une autre devant la Préfecture de Région.

Nous serons présents et vous ferons les comptes rendus dès que les manifestations auront été disloquées.

Pour aujourd’hui le problème des Rrom reste inchangé même si des élus ont fait le forcing auprès de Monsieur le Sénateur Maire de Marseille pour qu’une table ronde voie le jour.

samedi 15 octobre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (4)



-4- Création d’une légende

Mais les guerres entre Turcs et Byzantins rendent leur condition très inconfortable, et ils repartent chercher des terres plus paisibles, allant vers les Balkans du sud : Serbie, Moldavie, Bulgarie, Hongrie et les régions environnantes. De petits groupes s’établissent aussi en Europe occidentale.

Ces nouveaux arrivants provoquent d’abord de la curiosité, leur allure exotique amène des interrogations sur les raisons de leur vie nomade, et les chroniques de l’époque parlent souvent d’escamoteurs qui amusent les seigneurs, de danseurs vêtus de costumes bigarrés appréciés des aristocrates et suscitant la méfiance des bourgeois.

Voyageant en caravanes, ces gens à la peau foncée et au langage incompréhensible s’approchent des villes à pied ou à cheval, traînant des voitures bourrées de bagages, de femmes et d’enfants, et se présentent en paisibles et bons chrétiens, pèlerins repentants dignes d’estime qui viennent du tombeau du Christ. Pour l’homme du Moyen-âge qui ne quitte jamais son village, le cheminement constitue une forme de sacrifice, et il n’hésite pas à les considérer en authentiques repentis.

Les Tsiganes développent ces thèmes et, créant leur propre légende, s’emploient à convaincre les habitants des lieux où ils arrivent que leurs pérégrinations ont pour but de racheter les péchés de leurs pères, qui ne Égypte avaient rejeté la Sainte-Vierge et l’Enfant Jésus fuyant le roi Hérode. Parfois ils justifient leur nomadisme comme une punition pour avoir refusé le Christianisme, trahison qui doit se payer par une errance de sept années. On les observe donc avec une relative indulgence, et parfois même on les accueille cordialement, car ils apportent de nouvelles techniques de travail du fer et des métaux.

mercredi 12 octobre 2011

mardi 11 octobre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (3)



-3- Des Vallées de l’Indus aux contreforts du Caucase

Poussés par l’envahisseur, les Indiens de ces régions s’engagent sur une route sans fin. Franchissant la haute vallée de l’Indus et les Himalayas , ils suivent la Route de la Soie vers les rives sud de la Mer Caspienne, le long de la côte ouest jusqu’au pied du Caucase, et, traversant l’Arménie, atteignent l’Empire Byzantin, qui englobe la Grèce et la Turquie actuelles.

Cet itinéraire n’est pas une certitude, mais c’est le plus vraisemblable, car il a été analysé à partir de mots persans, arméniens et grecs utilisés dans la soixantaine de dialectes roma. On retrouve d’ailleurs une référence à la présence des Tsiganes dans ces contrées, la plus ancienne qu’on connaisse, dans une vie de Saint Georges écrite en 1068 en Grèce, au monastère d’Iberon, sur le Mont Athos, et qui relate des évènements survenues à Constantinople en 1050.

Cette année là, face à des animaux sauvages qui dévastent un parc impérial, l’empereur Constantin Monomachus appelle à l’aide un « peuple Samaritain, descendant de Simon le Magicien, qu’on appelait Adsincani et qui était réputé pour la divination et la sorcellerie », lequel élimine les prédateurs avec des morceaux de viande ensorcelés. Adsincani ressemble étrangement au mot byzantin Atzinganoi, qui se reflète dans plusieurs langues modernes : l’allemand Zigeuner, le français tsiganes, l’italien Zingari, le hongrois Cziganyok.

Après un assez long séjour en Perse –l’Iran actuel-, les Tsiganes poursuivent leur migration. Tandis que certains se dirigent vers le nord-ouest par l’Arménie et les contreforts du Caucase, d’autres vont vers le sud-ouest jusqu’en Egypte. On les retrouve aussi dans une contrée comparable au delta du Nil, peut-être l’Egypte Mineur, nommée « Petite Egypte », ce qui va entraîner plus tard les appellations d’Egyptiens de France, Egyptanos puis Gitanos en Espagne, Egypsies puis Gypsies en Angleterre.

Aux 14è et 15è siècles, il y a des Tsiganes en Trace, en Macédoine, en Grèce, en Yougoslavie et en Roumanie, mais ils semblent préférer les territoires Vénitiens de la Crète ou de Corfou, peut-être parce qu’ils sont relativement à l’abri des constantes incursions turques. A Corfou, la population augment même suffisamment pour constituer un fief indépendant qui, conféré au baron Michaël de Hugo, existera jusqu’au 19è siècle.

La nature improvisée de leurs voyages à travers l’Europe occidentale se modifie. Jusque là discrets et peu organisés, ils vont désormais se déplacer de façon préméditée et réfléchie, ne cherchant pas à se cacher et demandant subsides et lettres de créances en tant que pèlerins. Établissant une chaîne de solidarité, les différents groupes de Tsiganes s’emploient à communiquer entre eux et démontrent une relative unité d’action, racontant les mêmes récits et arborant des documents de soutien –lettres papales et autres – tous comparables.

Le schéma habituel est celui d’une communauté affirmant venir d’Egypte, ou de la Petite Egypte, et déclarant aux autorités locales être un groupement de Chrétiens en pénitence pour l’expiation de leurs fautes. Demandant des vivres, un peut d’argent et des lettres d’introduction, ils partent ensuite jusqu’à la prochaine ville, où se reproduit la même scène.

C’est ainsi qu’en 1418 plusieurs milliers d’entre eux arrivent à Strasbourg sous la direction d’un certain Comte Michaël, du côte de Rebertswiller et Berenthal, vers le fameux Rocher des Tsiganes, et s’installent rapidement un peu partout en Alsace. Pendant l’été 1419, des tribus apparaissent sur le territoire français à Châtillon-sur-Chalaronne, dans la Bresse, à Mâcon, à Sisteron, et en 1427, à la Chapelle Saint-Denis, aux portes de Paris.

On a vu entre-temps des Tsiganes parcourir les routes d’Italie avec l’espoir d’obtenir du Pape des lettres de protection, d’une portée universelle, dont ils pourraient se prévaloir dans tout le monde chrétien. D’autres sont signalés dans des villes allemandes, à Bruxelles, aux Pays-Bas et ils se répandent dans toute l’Espagne. Avec ces groupes placés sous le commandement de chefs portant de nobles noms et de brillants titres, les premiers orchestres tsiganes commencent à apparaître en Europe occidentale.

lundi 10 octobre 2011

Réponse de la Commission Européenne

Rappel de notre intervention ci-dessous


Courriel envoyé à Mme REDING Union Européenne le 03 septembre 2011



A l'attention de Madame Viviane REDING

Madame,

Nous vous avions interpellé en 2010 sur la situation faite aux Roms par le gouvernement français. Vous nous aviez répondu que vous n'étiez pas d'accord avec les mesures prises à l'encontre ce ces populations, citoyens européens.

Aujourd'hui, après multiples expulsions "cavalières" l'escalade vient de prendre une nouvelle dimension, à savoir la réquisition d'une rame de tramway pour évacuer un camp de Roms dans les Hauts de Seine.

Vous comprendrez Madame qu'il est inacceptable que se perpétue de tels agissement en 2011 qui nous renvoient aux heures noires connues notamment par les Juifs, les Tziganes, les homosexuels, etc.

Nous vous demandons, Madame, votre intervention afin que cesse une fois pour toute ces persécutions à l'encontre de nos populations, d'autant que l'on vient d'apprendre que le Royaume Uni a pris la décision d'expulser ses Roms.

Si cela continue on peut se demander à quoi peut servir l'Europe si elle est incapable de faire respecter le Droit des peuples qu'elle a fait entrer de plein pied dans le concert européen.

Espérant que notre courriel sera pris en compte et suivi d'effets,

Nous vous prions de croire, Madame, à l'assurance de notre parfaite considération.

--
Association NOTRE ROUTE
Mme LABBE Véronique
Présidente
Tél : 06 27 93 45 64 http://vlabbe.blogspot.com/


Réponse de la Commission Européenne reçue ce jour par mail :



samedi 8 octobre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (2)





- 2 L’exode après le millénaire

C’est au nord-ouest de l’Inde, dans la région du Pendjab irriguée par le fleuve Indus, que commence le long voyage Tsigane. Là, vers le 4ème siècle, quelques Indiens deviennent nomades, se consacrant à des activités artisanales telles que la confection des paniers, le nettoyage des rues, le travail des métaux.

Et déjà, parcourant chaque année un circuit de plusieurs petits villages, ils gagnent aussi leur vie en distrayant et en amusant les autres.

Les musiciens Indiens se font bientôt une renommée, évoquée dans une chronique persane rédigée par Hamza d’Ispahan, puis reprise et embellie par le poète Persan Firdawsi dans le Shah-Nameh, le Livre des Rois. On y conte comment Bahram Gour Shah de Perse, persuade le roi Indien Shangul de lui envoyer, pour jouer, dans les régions de son royaume et redonner à son peuple la joie de vivre, dix mille musiciens, des ancêtres des Tsiganes peut-être appelés Zott., Rom ou Dom. Rapportés par plusieurs historiens, magnifiés par le temps qui passe, ces textes établissent dès les racines la renommée artistique d’un peuple.

Bien des siècles après, jugeant peut-être péjorative l’appellation Tsigane qui, à l’égal de leur musique, sonne pourtant si joliment, les descendants de ces Indiens se choisiront le nom de Rom, qui signifie à la fois « homme » et « époux ». Ayant pour féminin Romani et pour pluriel Roma, le mot viendrait pour certains historiens de Rama, le légendaire héros Indien condamné à l’exil, les Roma fuyant leur pays étant devenus eux aussi des exilés, les fils de Rama.

Parce que le « r » est parfois roulé chez les Roma, les adeptes d’une certaine coquetterie écrivent « Rrom », et, sur les recommandations d’associations roma, le Conseil de l’Europe a même approuvé en 1917 l’utilisation de Rroma dans ses documents officiels.

Mais le Dr. Rishi, directeur de l’Institut Indien d’Etudes Roma et président d’honneur de l’Union Internationale Romani, n’est pas de cet avis, de même qu’il réfute l’assimilation avec les Dom : « ne reliez pas le nom des Roma à celui des Doms, une basse caste en Inde. Ne déformez pas leur nom en le prononçant et en l’écrivant Rrom et ne falsifiez pas ainsi leur histoire ». là encore, l’incertitude subsistera.

Quoi qu’il en soit, les grandes migrations de ceux qui deviendront les Roma commencent juste après le premier millénaire, en l’an 1001, lorsque le sultan afghan Mahmoud de Ghazni, quittant son royaume situé dans l’est de l’Iran actuel, envahit durant 25 ans les territoires indiens du Sindh et du Pendjab malgré une résistance acharnée des guerriers Radjput.

L’exode se poursuivra près de trois siècles, à la suite des attaques menées sur le nord-ouest de l’Inde par le sultan Mohmoud de Gorh, puis des conquêtes territoriales du redoutable Gengis Khan.

Les élections 2012 déphaseraient-elles ?




Monsieur le Président SARKOZY est-il déphasé à ce point pour que ses déclarations soient complètement à l’encontre de toute logique notamment en ce moment au sujet du génocide arménien pour lequel le sénat devrait enfin statuer puisque cette reconnaissance est applicable depuis 2001.

Monsieur le Président de la République ne se souvient-il pas du passé colonialiste de la France, de l’action du régime de Vichy à l’encontre des Juifs et des Tziganes et autres déportés comme des bêtes sur ordre de Pétain, Bousquet, Laval entres autres dans d’ignobles wagons à bestiaux. Est-ce que cette partie de l’histoire de cette France est tombée dans les oubliettes de sa mémoire pour s’attaquer à un pays étranger et tenter de vouloir devenir un donneur de leçon. Il pense peut-être que les familles de ceux qui ont péri dans les camps pourraient trébucher dans le piège de l’oubli.

Croire à cela est purement utopique car ne pas en parler, essayer de ne pas se souvenir ou tout au moins faire semblant, nous a conduit dans une impasse qui dure depuis 65 ans et a permis que soit instaurée une chape de plomb sur les atrocités commises contre nos populations.

Certaines municipalités ont essayé de sortir de ce silence en élevant des monuments à la mémoire de nos populations (ex : Arles –Saliers-) pour ces Tziganes dont le seul crime a été de naître « Gitans ».

Le temps s’est écoulé mais en Italie avec le sinistre Berlusconi, en France et d’autres pays de la C.E. redonnent du lustre à la chasse aux Rrom avec pour la France l’utilisation de rame de métro pour évacuer et séparer des familles.

Au passage il est à signaler que nous avions envoyer un mail à Monsieur PEPY, directeur de la SNCF pour lui signaler, lorsqu’il a présenté ses excuses à la communauté juive pour avoir transporté des juifs (et ces excuses étaient nécessaires) mais qu’il ne fallait pas oublier la communauté tzigane qui ne sont pas partis dans les camps à pied derrières les trains : toujours en attente de réponse de ce Monsieur, il est vrai que nous ne sommes que des Rrom à ses yeux et n’étant pas à même d’acheter des TGV.

Enfin nous le disons et le redisons le Génocide Tzigane doit être reconnu et nous mettons tout en œuvre dans la légalité pour que notre exigence devienne réalité.

vendredi 7 octobre 2011

Rappel de quelques dates tragiques pour les Rrom









1920: Dans la République du Weimar, on interdit aux Rrom d'utiliser les parcs ou les bains publics et leur inscription à la Police est obligatoire. En 1922, l'Allemagne commence un programme pour prendre les empreintes digitales et photographier tous les Rrom. Le professeur Hans F. Gunther blâme les Rrom d’amener du sang étranger en l'Europe.

1933-34: Hitler arrive au pouvoir en Allemagne. Les musiciens Rrom sont défendus par la Chambre Culturelle d'Etat, des stérilisations obligatoires de tous les Rrom commencent, le boxeur Johann Trollman (Sinti) voit sont titre de champion léger retiré et "la Semaine des Mendiants" signifie que des milliers de Rrom sont arrêtés. Les Rrom qui ne peuvent pas avérer leur citoyenneté allemande sont expulsés.

1935-38: En Allemagne, tout les Rrom sont soumis aux Lois de Nuremberg pour la protection du sang et de l’honneur allemand. Les Rrom en Allemagne perdent le droit de voter, le camp d'internement dans Marzahn est ouvert, Hitler publie le Décret Général du combat contre la menace des tsiganes et le Bureau de santé sur l'Hygiène raciale et l'Unité biologique de la population s'ouvre. En 1938, on déclare tous les Rrom d’Allemagne antisociables, ils sont arrêtés et envoyés aux travaux forcés pour construire les camps de concentration. En Russie, Staline interdit la langue et la culture Romani.

1940: La première action de génocide massif de l'Holocauste a lieu à Buchenwald, où 250 enfants Rrom servent de cobayes pour tester les cristaux à gaz Zyklon-B.

1941-44: En Allemagne, en juillet, Himmler ordonne « l'Einsatz commando » c’est à dire "tuer tous les Juifs, les Gitans et les malades mentaux." En 1944, 1400 Rrom de Auschwitz aptes au travail sont envoyés à Buchenwald. Les 2,900 Rrom restant essayent de se défendre en utilisant des pierres et des bâtons, mais ils sont battus et mis dans les chambres à gaz.

1945: Malgré la fin de la Deuxième Guerre mondiale, il est toujours illégal d'être un Rom dans la plupart de l'Europe de l'après-guerre.
1946 : Il ne faut pas oublier que la guerre finit depuis déjà une année avait oublié des détenus Tziganes qui n’ont été libéré que courant de l’année 1946 . Ils étaient 10 000 à avoir été oublié dans les camps.
1962: La cours de la République fédérale allemande déclare que les Rrom ont été persécutés dans l'Holocauste pour des raisons raciales. Pourtant les survivants Rrom ne partagent pas les millions de dollars de réparations données à d'autres survivants de l'Holocauste.
1962 : Procès NUREMBERG = aucun Tzigane n’a été appelé à témoigner

1966: « The Gypsy Council », le conseil Rrom, est fondé en Grande-Bretagne.

1969: La Bulgarie crée des écoles de ségrégation pour les enfants Rrom. Les pays des anciens états soviétiques suivent son exemple.

1970: Le conseil national d’éducation des Rrom est créé en Angleterre.

1971: Le premier Congrès Romani se tient à Londres, l'Angleterre, adopte "Gelem, Gelem" comme l'hymne national Romani, ainsi qu'un drapeau national, basé sur le drapeau de l'Inde. D'autres considérations
incluent un alphabet Romani, la protection de la langue et de la culture et de l’application des droits de l'homme.

1972: La République tchèque commence la stérilisation des femmes Rrom. Le gouvernement prétend l’arrêt du processus en 2007, mais les rapports de stérilisation sont toujours examinés et le gouvernement refuse de payer des réparations aux femmes affectées.

1977: Un sous-comité de L'ONU prend une résolution sur la protection des Rrom.

1979: L'Union Romani est reconnue par le Conseil économique et social de l'ONU.

1981: La Yougoslavie reconnait la nationalité Rrom.

1987: Aux États-Unis Le conseil du Mémorial de l'Holocauste nomme son premier membre Rrom, sept ans après que le Conseil ait été créé.

1989: L'Allemagne expulse les Rrom étrangers. 1990: Le Congrès du quart-monde Romani adopte un alphabet pour la langue Romani.

1991: Les Rrom gagnent des droits égaux en Macédoine.

1960-1999: Le people Rom fait face à la persécution et la mort par l'attaque tant par des civils que par les gouvernements à travers l'Europe. En 1997, des gangs Néonazis de rue battent et tuent impunément des Rrom en Serbie. Des altercations périodiques continuent, particulièrement en Europe de l'Est, où des enfants Rrom sont relégués aux derniers rangs dans les classes et à l'enseignement spécialisé, ils sont souvent battus et exclus par les étudiants et des professeurs.

1995 : un jeune enfant dont les parents fuyaient les massacres de Szebrenitza ( l’ex-Yougoslavie) a été tué à SOSPEL, près de Nice, alors qu’il dormait à l’arrière de la voiture de ses parents

1998-99 Dans le Conflit du Kosovo, les communautés Rrom sont visées par tous.

Février 2007 : proposition de loi tendant à la reconnaissance du génocide tzigane déposé à l’assemblée nationale sous le numéro 3714 à l’initiative de l’association NOTRE ROUTE par Monsieur Frédéric DUTOIT alors député de la république française.
Octobre 2007 : l’association Notre est reçu sur sa demande à l’Elysée sur sa demande ce qui permet de développer ses arguments sur le génocide des tziganes.
Décembre 2007 : une lettre émanant de Monsieur GUEANT suite a l’entrevue à l’Elysée ce Monsieur reconnaît que aucun de nos arguments ne peuvent être remis en cause.
Mai 2008 : Joseph GUERDNER membre des gens du voyage tombe sous sept (7) balles tirés par un policier qui a perdu son sang froid à Draguignan JUSTICE N’EST TOUJOURS PAS RENDU
Mai 2008 : la même proposition de loi toujours à l’initiative de l’association NOTRE ROUTE a été déposée par Monsieur Robert BRET, alors sénateur des Bouches-du-Rhône

2008-9: Une partie d’un quartier Rom près de Naples est brûlé par la foule. Les autorités italiennes détruisent un autre quartier déplaçant les Rrom dans des camps provisoires sans eau et électricité. Le Premier ministre donne tout pouvoir aux collectivités locales pour effectuer des expulsions et prendre les empreintes digitales des Rrom y compris des enfants. L’indignation générale s'ensuit, mais la Commission européenne ne demande pas au Premier ministre Berlusconi de finir les dispositions d'empreinte digitale. Les Rrom d'autres pays de l'Union européenne sont expulsés sans aucun appel individuel possible.

2009-11: Les Néonazis intimident et harcellent des communautés Rrom en Hongrie et en République tchèque. Les violences répétées, la discrimination dans l'emploi et le logement et les harcèlements continuent, le harcèlement des Rrom par les autorités à travers l'Europe de l'Est continue également, forçant beaucoup de Rrom à fuir en Europe occidentale.

2010-11: La police française tue un jeune Rrom à un point de contrôle dans la Vallée de la Loire, aboutissant aux émeutes. En réponse, le Président français Sarkozy ordonne le démantèlement et la destruction d'environ 300 camps Rrom, déclarant ces camps berceaux de crimes et ordonnant ainsi l’expulsion des Rrom pour la plupart en Europe de l'Est. Pendant ces rafles policières des Rrom qui sont des citoyens français sont également attrapés. Les expulsions ne tiennent pas compte de l'asile ou des appels. La Commissaire de l'Union européenne Viviane Reding déclare que les expulsions violent les dispositions de l'Union européenne sur la liberté de mouvement, mais finalement on autorise les expulsions de Sarkozy à continuer.

Février 2011 : Une conférence de presse, toujours à l’initiative de l’association NOTRE ROUTE, permet la création du C A R G T (Comité d’Action pour la Reconnaissance du Génocide Tzigane) avec à l’appui une pétition nationale en ligne en direction en direct de l’Assemblée Nationale sur mes opinions.com et la même proposition de loi a é té redéposée à l’Assemblée suite à notre conférence de presse.
Mai 2011 : A 15 ans Antoine RODRIGUEZ dit TOLCIO tombait sous les balles d’un voisin irascible sans raison valable et JUSTICE TOUJOURS PAS RENDUE

2011: Au Kosovo, des milliers de réfugiés Rrom dont les maisons ont été détruites pendant la Guerre, restent dans des camps de réfugiés sans installations d'hygiène appropriées, situées près ou sur des décharges qui répandent des substances nuisibles dans l'eau et dans les sols, tandis que l'on a donné à d'autres groupes de réfugiés des hébergements. Un camp peuplé par des Rrom dans Mitrovica est placé sur une ancienne mine de métaux lourds, menant au saturnisme dans la population.
A NOTER : la communauté Rrom (tzigane) que dans les camps de la mort environ 750 00 tziganes ont péri. Ce chiffre, au dire de Monsieur SAM BRAUN et Monsieur Simon WISSENTHAL approcheraient les 1 million .

Ceci est une liste concise pour aider les lecteurs à comprendre l’histoire du peuple Rom en Europe et aux Etats Unis.

jeudi 6 octobre 2011

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Monsieur le Président de la République française en visite en Arménie a invité et nous citons « la Turquie à revisiter son histoire et à reconnaître le génocide arménien de 1915 » brandissant implicitement la menace de faire voter une loi contre le négationnisme turc.

Nous sommes nous gitans, sans ambigüité pour la reconnaissance de tous et nous disons bien de tous les génocides sans exception.

Pour ce qui concerne le génocide tzigane perpétré dans les camps de la mort entre 1939/1946, Monsieur SARKOZY est un peu moins volubile. Alors que l'Etat français de l’époque était directement impliqué dans une action conduisant les Juifs, les Tziganes et autres dans les camps de la mort mais on constate qu’il est toujours plus facile d’être redondant chez les autres que chez soi.

Pourquoi Monsieur SARKOZY ne fait-il pas voter ou tout au moins ne fait-il pas appliquer en France la loi GAYSSOT sur le négationnisme ? Lorsqu’il souligne que la Turquie s’honorerait à revisiter son histoire le compliment peut lui être retourné tel un boomerang.

Que l’on nous explique comment un pays comme la France dont le gouvernement de Vichy a tant œuvré pour l’envoi des Tziganes dans les camps, peut-il menacé un pays lui interdisant l’entrée dans l’Union Européenne s’il ne reconnaît pas un génocide qu’il a perpétré, lorsque lui-même ne reconnaît un génocide que ses prédécesseurs ont largement contribué à aider à perpétrer ?

Si en France la diaspora Arménienne est forte d’environ 500 000 membres qui réclament justice, il y a par ailleurs aussi une autre communauté en France forte elle de plus de 300 000 membres Rrom qui réclame elle aussi JUSTICE, persuadée elle aussi que la France s’honorerait si elle revisitait son histoire et reconnaissait le génocide tzigane.

Par lettre Monsieur GUEANT, en décembre 2007, alors porte parole du Président de la République, après notre visite à l'Élysée, reconnaissait par un courrier que nous avons en mains le bien fondé des allégations que nous avions développés «reconnaissant que ces faits étaient incontestables ».

Monsieur le Président de la République Française, honorez-vous ! Reconnaissez officiellement le Samudaripen (meurtre total) afin de rendre un peu de l’honneur que Vichy a fait perdre à la communauté Rrom. Nos morts du fond de leur charnier réclament encore justice aujourd’hui et nous enfants ou petits-enfants crions avec eux.

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à notre plus profond respect.

Mme LABBE Véronique Présidente association NOTRE ROUTE

REUNION DU C A R G T le Lundi 07 NOVEMBRE 2011




Chers amis,

Une réunion du C A R G T est programmé pour le LUNDI 07 NOVEMBRE (dont détail joint).

Nous espérons vous compter parmi nous et vous remercions de bien vouloir nous confirmer par mail votre présence.

mercredi 5 octobre 2011

Poétesse Rrom


Bronisława WAJS dite Papusza (née àLublin, 17 août 1908 –décédée à Inowrocław , 8 février 1987 ) est une poétesse et chanteuse polonaise -Rrom .

Durant sa vie, la poétesse rom au retentissement européen, appelée Papusza (poupée en langue rom), publia plus de 30 recueils qui sont parus, par exemple, chez Julian Tuwim ou Jerzy Ficowsky. Pendant la guerre, sa poésie était un puits inépuisable de la morale rom, du courage et, aussi, de l'espoir en un avenir meilleur. C'est pourquoi elle demeure encore aujourd'hui populaire parmi les Rroms européens.

Née en 1910 dans une famille de nomades harpistes, Bronislawa Wajs, dite "Papusza", apprit à lire et écrire en cachette lors des haltes hivernales, puis, après avoir commencé à chanter très tôt, composa des ballades en puisant dans la grande tradition tzigane du récit improvisé. Elle fut aimée et célébrée pour son talent, jusqu’au jour où ses poèmes furent publiés dans une revue par un poète polonais.

Papusza avait abandonné la vie nomade bien avant la mise en application d’un programme de sédentarisation des Tziganes imposée par le gouvernement dans les années cinquante. Or, on se servit malgré elle de la publication de ses poèmes pour en faire un exemple d’assimilation réussie, justifiant le bien fondé de ce programme appelé "La Grande Halte".

La loi tzigane fut inflexible : rien de la culture Rrom ne devait être figée sur du papier. Papusza elle fut jugée pour avoir bravé l’interdit en écrivant ses poèmes et pour avoir trahi son peuple en collaborant avec des "Gadjé". Elle fut exclue, bannie à vie, elle mourut trente ans plus tard dans l’oubli total ; « Evitée par les membres de sa propre génération, elle fut inconnue de la suivante ».



EN GUISE D’AVERTISSEMENT
……
Seigneur, où dois-je aller ?
Que puis-je faire ?
Où trouverai-je
Les légendes et les chants ?
Je ne vais pas dans la forêt,
Je ne rencontre pas les fleuves.
O toi l’arbre, mon père,
Mon père noire !
Le temps des Gitans errants
Est depuis longtemps passé.
Mais je les vois, brillants,
Forts et clairs comme l’eau.
On l’entend
Vagabonder
Lorsqu’elle veut parler.
Mais la pauvre elle ne peut parler (….)
(….) l’eau ne regard pas en arrière.
Elle fuit, s’en va toujours plus loin,
Où les yeux ne la verront pas,
L’eau est vagabonde.

Bronislawa wajs dite la Papusza, poétesse, chanteuse Rrom

mardi 4 octobre 2011

Donner sa parole et la tenir… espèce en voie de disparition ?




Napoléon 1er a dit : « Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner. »

Donner sa parole, c’est promettre quelque chose que l’on va faire, importante ou pas ce n’est pas pertinent, mais le fait d’avoir fait ce geste vous oblige dans la normalité des choses à vous y tenir et à appliquer ce que vous avez dit.

C’est un comportement que l’on jugerait évident car il fait partie des principes mêmes de la vie, une des bases de l’éducation que nos parents nous inculquent depuis petits…

Tenir parole vous permet de nourrir une crédibilité, de vous faire une place dans une société, c’est une qualité que tout être humain devrait avoir car elle sert surtout à se faire respecter.

Mais si j’aborde ce sujet aujourd’hui, c’est surtout parce que j’ai remarqué que les gens dotés de cette qualité sont une espèce en voie de disparition, une denrée rare devenue presque une légende…

Je ne peux m’empêcher de penser à tous ceux qui ont contracté cette maladie, ce fléau de promesses non tenues et de paroles en l’air qui s’envolent avec le vent aussitôt dites.
Donneur :
Apprenez à dire non quand vous ne pouvez pas, sinon excusez-vous dans des délais raisonnables, cela vous évitera de passer pour le petit menteur de service... !
(extrait Jetset magazine)


Voilà notre sentiment aujourd’hui par rapport à une situation donnée.

dimanche 2 octobre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (1)








En rangeant mes CD, j’ai retrouvé un album (cité ci-dessus, collection Racines) avec un livret que nous souhaitons partagé avec vous.

Sommaire
- 1 Tsiganes : Le chant des Roma
- 2 L’exode après le millénaire
- 3 Des vallées de l’Indus aux contreforts du Caucase
- 4 Création d’une légende
- 5 Le début des tourments
- 6 Une étrange découverte en Hollande
- 7 L’inégalité des races
- 8 Le Grand Dévoreur
- 9 Le Tsigane devient Rom
- 10 Des traditions immuables
- 11 La musique, alliage unique
- 12 Bohémiennes au regard de feu
- 13 Romano Kheliben
- 14 La patte du hérisson


Ne voilà pas de braves messagers qui vont errants par pays étrangers …..

- 1 Tsiganes : le chant des Roma

Tsiganes, une des minorités les plus importantes et pourtant les moins visibles du monde, peuple étonnant, seule communauté présente partout sur la terre qui n’ait ni Etat, ni gouvernement, ni finances, ni armée.

Des steppes glacées de la Sibérie aux plaines brulantes de l’Andalousie, près des métropoles de tous continents ou dans les immensités désertiques, on trouve des Tsiganes. Dans chaque pays d’Europe et jusqu’aux Amériques, en Afrique ou en Australie, existent ces nomades affublés au fil des siècles des noms les plus divers tour à tout Zingarros, Romanichels ou Bohémiens, sans cesse en mouvement, exprimant par le maintien de coutumes millénaires l’impérieux besoin d’indépendance qu’aucun pouvoir n’a réussi à briser, ni par la persécution ni par l’intégration.

S’ils ne voyagent plus dans des roulottes, ils campent toujours à la lisière des sociétés, méprisés, ou encore mieux ignorés, de leurs voisins. La liberté qu’ils essayent de conquérir est pourtant simple : celle de voyager, d’aller et venir, avec son corollaire, celle de s’arrêter un instant. Mais existe-t-il encore des lieux d’asile pour le vagabond ?

Depuis toujours, ces errants traînent à leurs semelles, des stéréotypes restés vivaces parce qu’ils n’ont jamais modifié leurs traditions ni leurs structures. Aussi l’identité tsigane reste-t-elle mal comprise, et reste entier le mystère d’un peuple qui au cours des siècles s’est méfié des autre comme ils se méfiaient de lui, se maintenant à distance sociale et culturelle des non-Tsiganes, les gadjé.

Sur ses origines, les hypothèses sont nombreuses, et s’il se dit tant de choses, c’est que manquent les preuves concrètes. N’ayant pas d’histoire écrite, les Tsiganes ont oublié d’où ils viennent, retenant seulement que le périple est jalonné d’une longue souffrance, et que partout en Europe ils ont été mis hors-la-loi, réduits en esclavage, torturés et assassinés.



A suivre

Sympathy

Quand vous vous couchez dans votre lit le soir
Quand vous fermez le verrou de la porte
Pensez à ceux dehors, dans le froid et le noir
Parce qu'il n'y a pas assez d'amour dans ce monde

Et la Sympathie est ce dont nous avons besoin mes amis
Et la Sympathie est ce dont nous avons besoin
Et la Sympathie est ce dont nous avons besoin mes amis
Car il n'y a pas assez d'amour dans ce monde
Car il n'y a pas assez d'amour dans ce monde

Maintenant, la moitié du monde domine l'autre moitié
Et la moitié du monde a toute la nourriture
Et l'autre moitié affamée, accepte tranquillement son sort
Parce qu'il n'y a pas assez d'amour dans ce monde

Et la Sympathie est ce dont nous avons besoin mes amis
Et la Sympathie est ce dont nous avons besoin
Et la Sympathie est ce dont nous avons besoin mes amis
Car il n'y a pas assez d'amour dans ce monde
Car il n'y a pas assez d'amour dans ce monde.

samedi 1 octobre 2011

En attendant les beaux jours


Octobre vient de frapper à notre porte et chaque couleur se métamorphose

Comme si un pinceau invisible apportait à la verdure des touches de couleurs

Vert, jaune, orangé, marrons, brunâtre et au fil des heures

Le soleil décroit, la chaleur d’été s’enfuit chaque jour une peu plus

Les arbres se dénudent et le sol lui se couvre de ces feuilles mortes

Adieu les soirées prolongées entre amis car la fraîcheur

Du soir est maintenant arrivée Je me languis déjà de revoir

La nature se réveiller après les turpitudes de l’hiver

La seule bonne chose des mois à venir sera Noël, fête des enfants

Qui réunit toutes les familles et apporte la chaleur qui n’est plus dehors

Pour aider à passer ces quelques mois de froidures encore une chance

Qu’il y a la famille et les amis que l’on retrouve avec joie