mardi 18 janvier 2011

Marseille et ses bidonvilles


Photo Journal LA PROVENCE

"Le retour des bidonvilles : 100 lieux indignes
Publié le mardi 18 janvier 2011 à 07H59 Journal LA PROVENCE
On les croyait disparus mais les bidonvilles se reforment sans que l'on ne s'en aperçoive vraiment. Mais cet habitat d'un autre âge effectue bien son retour à Marseille huit ans après la disparition du dernier, Campagne Fenouil, à l'entrée de l'Estaque. Où sont-ils situés ? En 2010, la Ville a recensé une centaine de taudis. La majeure partie sont des squats qui ont la forme d'un entrepôt désaffecté, un logement en immeuble, une maison de village ou une... villa cossue et délaissée du bord de mer.
La plupart sont installés à l'entrée des quartiers nord. Sur le Chemin du Littoral (15e), ils ont poussé les unes après les autres. Et la population des bidonvilles, une bonne dizaine à Marseille, est composée à une majorité écrasante de Roms qui viennent essentiellement de Roumanie.
aujourd'hui dans La Provence
On les croyait disparus mais ils se reforment sans que l’on ne s’en aperçoive vraiment. Allez trouver un bidonville sous une passerelle d ’ a u t o r o u t e .
Aujourd’hui, c’est vrai, le bidonville n’a rien à avoir avec celui de l’après-guerre. Il est plus discret, plus petit avec un maximum de 50 personnes contre un... millier pour un seul bidonville jadis. Mais cet habitat d’un autre âge effectue bien son retour
à Marseille huit ans après la disparition du dernier, Campagne Fenouil, à l’entrée de l’Estaque.
Où sont-ils situés ?
En 2010, la Ville a recensé une centaine de taudis. La plupart sont des squats qui ont la forme d’un entrepôt désaffecté, un logement en immeuble, une maison de village ou une... villa cossue et délaissée du bord de mer. Les squatteurs ont les yeux partout. Et hormis cet habitat "fermé", il y a les bidonvilles, des enfilades de cabanes montées de toutes pièces. La plupart sont installées à l’entrée des quartiers nord. Sur le Chemin du Littoral (15e), elles ont poussé les unes après les autres : "C’est moi qui ai construit la première il y a trois mois, explique Vladimir. Puis des membres de ma famille sont venus et ont construit à côté. Ici, on est trente de la même famille mais si un compatriote arrive, il pourra construire la sienne. Il sera le bienvenu." Un compatriote ? Un Rom évidemment. Car la population des bidonvilles, une bonne dizaine à Marseille, est composée à une majorité écrasante de Roms qui viennent essentiellement de Roumanie.
Départ en car de Bucarest.
Arrivé au centre-ville de Marseille qui en abriterait autour de 2 000. "Il y a un car par semaine. Il arrive à la Porte d’Aix. Bucarest-Marseille c’est 80 ¤." Et certains candidats à l’exil viennent s’entasser dans le bidonville du Chemin du Littoral.Ou celui de Felix-Pyat (3e)
collé au stade de football, qui forme une longue chenille de planches enchevêtrées. À un kilomètre, c’est le bidonville des Arnavants (14e) qui a surgi de terre au milieu des entreprises.
C’est le plus pauvre. Si tant est qu’il en existe des riches. "Personne ne vient nous voir ici, se lamente Carmela. Il n’y a pas d’assistante sociale, pas de docteur. Ma mère est malade et mon bébé souffre des yeux. Regardez, ils sont mouillés. On dirait qu’il pleure tout le temps. Il n’y a personne pour nous aider, on doit se débrouiller seul." Se débrouiller pour la santé, pour la nourriture, pour l’eau aussi, pour l’eau surtout. Avec toutes les conséquences que cela comporte. Une borne laissée malencontreusement ouverte a fait couler des torrents pendant plusieurs jours. "Il y en a eu pour 400000 ¤, explique un employé municipal. Et qui doit payer dans ces cas-là ?" Pas les Roms évidemment qui ramènent environ 15¤ par jour dans leur logement de misère. Fruit de la vente de ferraille ou de vêtements exhumés des poubelles. Reste à savoir quelle attitude les pouvoirs publics doivent adopter. On se souvient du dernier épisode de l’été. À Marseille, si on souhaite enrayer le phénomène, on se montre tolérant. À Plombières (3e), ils sont près de... cent sous le même toit. Télé, lits, meubles, chauffage (plus performant que dans certains HLM): ici le provisoire a été bâti pour durer. Et comment mettre tout le monde dehors ? "Ce qu’on fait, explique- t-on en mairie, c’est tourner régulièrement dans la ville.
Si un squat s’est créé depuis moins de 48h, on essaie de le faire disparaître. S’il est là depuis longtemps, on transmet au parquet mais la procédure peut être longue." Pendant ce temps, la police municipale continue à visiter les Roms, à les pousser à scolariser leurs enfants. Et à les mettre en garde contre les bricolages hasardeux avec un vieux poêle ou un câble électrique. Une explosion est si vite arrivée. Et à la Belle-de-Mai, pour ne citer que cet exemple, des bidonvilles sont installés au cœur du village.
Jean-Jacques FIORITO"


REACTION DE NOTRE ASSOCIATION SUITE A CES "BELLES LIGNES"

Ce sont de beaux articles qui d'un côté cherchent à faire pleurer dans les chaumières et de l'autre stigmatisent un peu plus une population en faisant des amalgames qui desservent ces populations.

Mais ce qu'oublient de dire les journalistes de la Provence, c'est que la Mairie de Marseille avait proposé un regroupement des Rrom sur l'ancienne caserne de la Guillermie dans le 15ème arrondissement, qui était une ancienne caserne de gendarmerie où auraient pu loger au moins 150 personnes.

Des crédits avaient été obtenus pour construire un mur de protection en cas d'éboulement de la falaise (ce qui aurait eu des conséquences graves) mais pas plus grave que si du fait de l'effondrement de la dite falaise les 4 ou 5 tours d'habitations construites sur la dite falaise auraient été entraînées dans l'effondrement.

Mais surtout, ce que ne disent pas les journalistes, volontairement ou involontairement, c'est que madame le maire du 15ème arrondissement, accompagnée d'élus de gauche, ont tout fait, manifestations y compris, afin que ce projet ne voit pas le jour.

Cela n'a pas été le cas pour la mise en oeuvre de la grande mosquée de Marseille, toujours dans le 15ème ! Loin de nous l'idée de critiquer la construction de ce lieu de culte. Mais dans la vie il ne peut y avoir deux poids deux mesures : d'un côté on refuse un toit pour des enfants et familles Rrom, ont refuse des lieux de culte à cette même minorité ethnique, lorsqu'il y a des rassemblements oeucuméniques c'est la police qui vient les chasser. De l'autre tout est fait pour la pratique du culte musulman.

La liberté en France doit être la même pour tous et la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état doit être appliquée de la même façon pour tous les cultes, sans exception ou alors les mêmes droits pour tous les cultes.

Tout comme doit s'appliquer de la même façon pour tous les ressortissants de la CEE la loi concernant la libre circulation des biens et des personnes.

Pour en revenir aux bidonvilles, la Guillermie n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, il est certain que si cet hébergement avait vu le jour on ne parlerait pas de bidonvilles et les enfants seraient à l'école et vivraient comme tout le monde. Tout comme le fait d'avoir fait éclater le "gang des poussettes" sur lequel, Médecins du monde entre autres, pouvaient intervenir.

Aujourd'hui à Marseille le "gang des poussettes" n'existe plus ! mais il s'est créé du fait de l'éclatement plusieurs "gangs de poussettes" (ainsi appelés parce qu'ils chinaient avec de vielles poussettes d'enfant), plus aucun contrôle médical et autre possible.
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