mercredi 1 novembre 2017

Hommages à nos disparus



Ce matin nous avons fait une cérémonie au pied de la plaque au 3ème cimetière de Gardanne.

Étaient excusés :
M. MEI Roger Maire de Gardanne, Mme PALLOIX Marie-Françoise une élue du 4ème secteur de Marseille (6ème & 8ème arrondissement Marseille), M. DUTOIT Frédéric Président d’Honneur de l’association, M. FERRER Gérard Parrain de notre association, M. BOURGAT Michel membre du C.A.R.G.T., M. PORCEDO Guy et M. PONTET Anthony Adjoints sur la Commune de Gardanne.

Présents :
M. BENJAMIN Bruno Président Crif Marseille-Provence, M. JORDA Claude Conseiller Départemental, l’attaché parlementaire de M. LAMBERT François Michel Député, M. BARBE Jacques Vice-Président départemental Secteur Pays d’Aix F.N.A.C.A., M. CALEMME Gregory membre du C.A.R.G.T.
Mme BARBE Françoise, M. MENFI Joseph (adjoint au maire), M. BASTIDE Bernard (adjoint au maire), M. VIRZI Antoine élus sur la Commune de Gardanne

Nous remercions Monsieur BUSCA Daniel porte drapeau et toutes les personnes qui se sont joints à nous pour cette cérémonie. Nous saluons la présence de la communauté arménienne ainsi que de la communauté gitane d’Arles : musiciens du groupe GITANO del MUNDO.

Nous avons été touché par les interventions de Monsieur JORDA Claude et Monsieur BENJAMIN Bruno.



De gauche à droite Mme BARBE F. cons.munic. Gardanne, M. BENJAMIN B. Président Crif Marseille Provence, M. BASTIDE B. Adjt Gardanne, M. CALEMME G. C.A.R.G.T.) M. MENFI J. Adjt devoir de mémoire Gardanne, M. VIRZI A. cons.munic. Gardanne



M. JORDA C. Conseil. Départemental 




GIPSY Del MUNDO Arles
 

A gauche gerbe de l'association NOTRE ROUTE
A droite gerbe de M. JORDA Conseiller Départemental




Discours de l'association NOTRE ROUTE






Il faisait de la résistance et c’était un GITAN

1941 en France ce jeune gitan de 19 ans travaillait à la SNCF où il conduisait les trains de marchandise.

Mais un jour, alors qu’il rentrait chez lui, sur le Pont Neuf enjambant l’Yonne ils sont arrivés et l’ont arrêté. Il n’avait pas perçu le bruit de leurs bottes, il avait été dénoncé comme gitan.

Il a dû, contraint et forcé, monter dans un wagon à bestiaux, qu’il ne conduisait pas mais dans lequel il était passager en partance vers où ? il ne savait pas ou le savait trop.

Ce wagon était bondé et il avait très peu de place pour se mouvoir. Le train s’est alors ébranlé et c’est à l’arrivée, à l’entrée du camp de Sobibor, que Jean a vraiment compris.

Pourquoi lui et les autres avaient été enlevés à leurs familles, pour le seul crime : être nés gitan, juif ou autres.

Combien sont partis pour ne jamais revenir ? Combien n’ont pas compris pourquoi la guerre s’étant terminée en 1945, 10 000 gitans n’ont été retrouvés et libérés qu’en 1946.

Sommes-nous maître de notre ethnie ? Est-ce que nous décidons de notre couleur de peau ?

Jean entre autres, passera deux ans dans ces camps où il a trimé servant aussi d’interprète. Il aura la chance de s’enfuir (ce qui ne fut pas le cas pour tout le monde).

A son retour, sa vision de la vie sera totalement différente. Il se révoltait sur tout et pour tout. Il avait d’énormes difficultés à nous parler ce ces années d’horreur qui l’ont tellement marquées et refusait de parler de tous ceux qui nous avaient quitté.

Il nous disait par contre d’être vigilants afin de ne plus revivre ce qu’il avait subit avec ses millions de compagnons d’infortune.

C’est sûr Papa que nous sommes et restons vigilants et nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour que les 48,2% de gitans qui ont péri dans les camps voit enfin leur génocide reconnu  afin de faire cesser ce racisme envers les communautés gitanes mais aussi contre toutes les ethnies minoritaires.

Sur ton lit de mort tu nous as remercié pour le travail que nous avions entrepris concernant le génocide tzigane et nous t’avons promis d’aller jusqu’au bout d’où notre détermination, qui parfois dérange.


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