samedi 1 août 2015

Triste souvenir pour Albert celui du 02 août 1944 au soir





 Ils partaient vers la mort en musique mais ils ne le savaient pas


Le 19/07/2015 lors de la commémoration des crimes racistes et antisémites commis sous l’autorité de l’état Français de l’époque, après le discours de la Présidente de Notre Route un ressortissant de la communauté de confession israélite « Albert » ayant écouté l’évocation de la nuit du 2 au 3 Août 1944 est venu nous accoster avec une grande tristesse dans le regard pour nous raconter une partie de cette journée du 2 août 1944. 

« Je vais vous narrer une bien triste anecdote. Depuis quelques jours nous allions le soir écouter de la musique, très belle musique soi dit en passant et nous apprenions que c’était des musiciens tziganes. »  Il y avait 2 guitares, 1 violon, une contrebasse  et surtout une chanteuse belle et dotée d’une voix exceptionnelle. »

«  Le soir du 2 Août 1944 nous avons vu partir ces musiciens qui marchaient vers on ne savait où, en jouant et chantant et puis les jours suivants nous n’avons plus rien entendu  et quelques temps après, 7 ou 8 jours peut-être, nous apprenions que la musique c’était fini car leur vie c’était arrêtée dans le sinistre camp de Auschwitz Birkenau  dans une chambre à gaz. »

« Votre évocation de cette journée m’a remémorée le sort de ces tziganes j’ai voulu vous faire partager ce témoignage. »

 Les membres de l’association garderont à jamais en mémoire ce personnage qui tentait de dissimuler ce numéro indélébile incrusté sur son avant-bras droit et il était en compagnie de son épouse.

Ne connaissant pas son nom de famille mais seulement son prénom nous lui disons : « un grand merci Albert à vous-même et à votre épouse nous ne vous oublierons pas. 
    


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