dimanche 2 octobre 2011

Tsiganes – Le chant des Roma…..- (1)








En rangeant mes CD, j’ai retrouvé un album (cité ci-dessus, collection Racines) avec un livret que nous souhaitons partagé avec vous.

Sommaire
- 1 Tsiganes : Le chant des Roma
- 2 L’exode après le millénaire
- 3 Des vallées de l’Indus aux contreforts du Caucase
- 4 Création d’une légende
- 5 Le début des tourments
- 6 Une étrange découverte en Hollande
- 7 L’inégalité des races
- 8 Le Grand Dévoreur
- 9 Le Tsigane devient Rom
- 10 Des traditions immuables
- 11 La musique, alliage unique
- 12 Bohémiennes au regard de feu
- 13 Romano Kheliben
- 14 La patte du hérisson


Ne voilà pas de braves messagers qui vont errants par pays étrangers …..

- 1 Tsiganes : le chant des Roma

Tsiganes, une des minorités les plus importantes et pourtant les moins visibles du monde, peuple étonnant, seule communauté présente partout sur la terre qui n’ait ni Etat, ni gouvernement, ni finances, ni armée.

Des steppes glacées de la Sibérie aux plaines brulantes de l’Andalousie, près des métropoles de tous continents ou dans les immensités désertiques, on trouve des Tsiganes. Dans chaque pays d’Europe et jusqu’aux Amériques, en Afrique ou en Australie, existent ces nomades affublés au fil des siècles des noms les plus divers tour à tout Zingarros, Romanichels ou Bohémiens, sans cesse en mouvement, exprimant par le maintien de coutumes millénaires l’impérieux besoin d’indépendance qu’aucun pouvoir n’a réussi à briser, ni par la persécution ni par l’intégration.

S’ils ne voyagent plus dans des roulottes, ils campent toujours à la lisière des sociétés, méprisés, ou encore mieux ignorés, de leurs voisins. La liberté qu’ils essayent de conquérir est pourtant simple : celle de voyager, d’aller et venir, avec son corollaire, celle de s’arrêter un instant. Mais existe-t-il encore des lieux d’asile pour le vagabond ?

Depuis toujours, ces errants traînent à leurs semelles, des stéréotypes restés vivaces parce qu’ils n’ont jamais modifié leurs traditions ni leurs structures. Aussi l’identité tsigane reste-t-elle mal comprise, et reste entier le mystère d’un peuple qui au cours des siècles s’est méfié des autre comme ils se méfiaient de lui, se maintenant à distance sociale et culturelle des non-Tsiganes, les gadjé.

Sur ses origines, les hypothèses sont nombreuses, et s’il se dit tant de choses, c’est que manquent les preuves concrètes. N’ayant pas d’histoire écrite, les Tsiganes ont oublié d’où ils viennent, retenant seulement que le périple est jalonné d’une longue souffrance, et que partout en Europe ils ont été mis hors-la-loi, réduits en esclavage, torturés et assassinés.



A suivre
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