dimanche 12 septembre 2010

Dossier Joseph GUERDNER qui laisse trois orphelins




Assises du Var : un gendarme jugé après la mort d'un gardé à vue
Publié le dimanche 12 septembre 2010 à 17H24 Journal LA PROVENCE


Christophe Monchal, un adjudant de gendarmerie de Draguignan âgé de 43 ans, est jugé à partir de lundi par la cour d'assises du Var pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, par personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions. Un crime puni de vingt années de réclusion criminelle.

Le 23 mai 2008, il avait ouvert à sept reprises le feu sur Joseph Guerdner, un gardé à vue qui tentait de s'évader. Soupçonné d'être impliqué dans le vol d'un semi-remorque avec séquestration de son chauffeur, il avait été atteint par trois ou quatre projectiles dont l'un lui avait transpercé le thorax. En août 2009, les juges d'instruction de Draguignan avaient considéré que le gendarme avait agi dans le strict respect de la loi, l'exonérant de toute responsabilité pénale.

La cour d'appel a eu une lecture différente. Estimant qu'il n'existait pas d'"absolue nécessité de recourir à la violence", la chambre de l'instruction a renvoyé le gendarme devant les assises. La communauté des gens du voyage à laquelle appartenait la victime, âgée de 27 ans et père de trois enfants, avait vivement réagi, à l'époque des faits.


Chant émouvant que nous avons entendu lors des obsèques de Joseph

Adieu l’ami, adieu mon frère
Paroles et musique : Jean-Claude GIANADDA


Refrain :
Adieu l’ami, adieu mon frère,
Là où tu vas ne m’oublie pas !
Et souviens-toi de la lumière
Qui remplissait nos chants de joie.

Puisque la vie n’est qu’un : “ je t’aime ”,
Puisque la vie n’est qu’un combat,
Je garderai, comme un poème,
Ton grand regard posé sur moi.
Adieu l’ami, adieu mon frère,
Là où tu es, ne m’oublie pas !
Et souviens-toi de la lumière
Qui remplissait nos chants de joie.

1.- Si dans mes yeux, il y a des larmes,
C’est rien, tu sais, ça passera ;
Il est des douleurs qui désarment,
Des souvenirs qu’on n’oublie pas.

2.- J’peux pas y croire, tellement c’est bête,
Pas même fini de commencer !
Toutes ces rencontres et toutes ces fêtes
Et puis tous ces gens à aimer !

De nos projets, de nos voyages,
De nos secrets, il restera
Ce qui embellit un visage,
Cet essentiel qu’on ne voit pas !
Là-bas, où le soleil se lève,
Là-bas, où la vie n’est que joie,
Où les pleurs et les cris s’achèvent
Je sais, qu’on se retrouvera...
On se retrouvera.
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